Sunday, March 31, 1985

Deux anciens gazés d’Auschwitz : Henri Krasucki et Simone Veil


A mesure que se disloque le mythe des chambres à gaz hitlériennes, on découvre comment ce mythe s’est constitué et comment il s’est perpétué pendant plus d’une génération. 

Encore au début des années soixante, les responsables du CDJC (Centre de documentation juive contemporaine) de Paris pouvaient mentir sans trop de risques. C’est ainsi que sans vergogne ils créaient de toutes pièces des listes de juifs de France gazés à Auschwitz. Ils envoyaient ces listes aux responsables du musée d’Auschwitz, en Pologne, une institution communiste.

Munie de ces listes, Danuta Czech, conservateur du musée, établissait son fameux « Calendrier des événements survenus au camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau ». Tous les convois de déportés s’y trouvent mentionnés. La plupart du temps sont également précisés le lieu et la date de départ de chaque convoi, sa date d’arrivée à Auschwitz, le nombre des déportés, puis, parmi ces derniers, le nombre des personnes sélectionnées pour le travail et le nombre des gazés. A aucun moment on ne nous dit clairement de quelle façon le nombre des gazés a pu être établi. Il semble toutefois que la méthode employée ait consisté à tenir pour gazées toutes les personnes qui ne paraissaient pas avoir obtenu un numéro d’immatriculation à leur arrivée.

Aussi longtemps que personne ne songeait à regarder ces listes de près, tout allait bien pour le CDJC, à Paris, et pour l’institution communiste polonaise. Mais du jour où il est devenu possible, grâce à des documents allemands, de connaître l’identité de chaque déporté juif de France pour chaque convoi, la supercherie est apparue au grand jour.

En 1978, Serge Klarsfeld a publié ces listes établies par les Allemands en 1942-1944. Il les a reproduites dans son Mémorial de la déportation des juifs de France (édité et publié par Beate et Serge Klarsfeld). 

Il suffit de comparer le Calendrier de Danuta Czech et le Mémorial de Serge Klarsfeld. On y découvre des milliers de cas où des gens qui ont été comptabilisés comme gazés... n’ont jamais été gazés. Je m’en tiendrai à deux exemples, celui d’Henri Krasucki et celui de Simone Veil. H. Krasucki est le responsable actuel de la CGT et membre éminent du parti communiste français. S. Veil a présidé l’Assemblée des communautés européennes. Ils n’ont jamais été gazés et ils continuent en 1985 de se bien porter selon toute apparence. Et pourtant...

D. Czech, sur la foi des renseignements fournis par le CDJC, écrivait en 1961 que le 26 juin 1943 il était arrivé à Auschwitz un convoi de mille quatre-vingt-trois juifs en provenance de Drancy. Et elle ajoutait : « Am gleichen Tag wurden alle vergast [1]. » 

Or, dans le livre de Klarsfeld, fondé sur les documents allemands, ce convoi (no 55) comprenait Henri Krasucki, né le 24 septembre 1924 à Wolodin (Pologne) ! 

De la même façon, D. Czech écrivait en 1964 que, le 16 avril 1944, il était arrivé à Auschwitz un convoi de mille cinq cents juifs en provenance de Drancy. Et elle ajoutait : « Nach der Selektion lieferte man 165 Männer als Häftlinge ins Lager ein, sie bekamen die Nr. 184097-184261. Die Übrigen wurden vergast [2]. »

Or, dans le livre de Klarsfeld, ce convoi (n° 71) comprenait Simone Jacob, née le 13 juillet 1927 à Nice ; par son mariage avec Antoine Veil, Simone Jacob est par la suite devenue Simone Veil ! 

Il faut lire les pages 9 et 10 du livre de Klarsfeld pour voir avec quelle légèreté ou quel manque de scrupules le CDJC a fabriqué des convois imaginaires de gazés. La où il n’y avait qu’un convoi, le CDJC en a compté deux ; là où il n’y en avait pas du tout, on en a créé de toutes pièces ; ailleurs, le CDJC et D. Czech, constatant que deux convois partis de Drancy n’avaient laissé aucune trace d’immatriculation à Auschwitz, en avaient profité pour en faire deux convois entièrement gazés ; en réalité ces deux convois avaient été envoyés à Majdanek ! Ailleurs encore trois convois de prétendus gazés étaient en fait allés à Kaunas-Reval ! Ailleurs enfin (voy. p 12), 3.056 déportés comptabilisés comme gazés étaient allés à Cosel !

Klarsfeld, qui est plus un justicier qu’un historien, mérite bien des reproches du même genre. Le titre de son ouvrage n’est pas très honnête. « Mémorial » donne à entendre qu’il s’agirait d’une liste de morts, alors qu’il s’agit de listes de déportés. J’ai montré par ailleurs [3] que Klarsfeld avait établi le nombre des morts d’une façon qui n’est pas plus scientifique que celle du CDJC ou de Danuta Czech.

Du Mémorial de Klarsfeld, dans ses éditions française et américaine, il ressort que les Allemands ont déporté pendant la guerre un quart des juifs de France (juifs français, étrangers et apatrides) : entre 75.721 et 76.500 sur un total de trois cent mille.

En 1984, Serge Klarsfeld a publié une monographie intitulée Les enfants d’Izieu, une tragédie juive. Pas une seule fois dans cet ouvrage il ne nous dit comment il est arrivé à la conclusion que ces quarante-trois enfants de moins de dix-sept ans ont été « gazés » ou « assassinés » à Auschwitz. 

Je le répète une fois de plus : il est inadmissible qu’à notre époque aucun accusateur de l’Allemagne n’ait entrepris une recherche de caractère scientifique pour déterminer exactement le nombre des juifs disparus. Grâce à l’abondance des documents que nous possédons et grâce aux ordinateurs, il devrait être facile pour les associations juives, françaises et internationales, de répondre à la question souvent posée :

« Que sont-ils devenus ? » 

Un quart des juifs de France ont été déportés et les trois quarts n’ont pas été déportés. Voilà déjà un fait difficile à concilier avec une prétendue politique d’extermination de la race juive par Hitler. Nous voulons savoir, à la fin des fins, combien parmi ce quart de déportés sont morts du fait des Allemands ou des alliés de l’Allemagne.

Note : 
Dans mon prochain livre je ne me contenterai pas de traiter de L’Album d’Auschwitz (le document le plus important avec la publication des photographies aériennes d’Auschwitz) et de Les Chambres à gaz, secret d’État (le livre le plus ascientifique et le plus abstrait qu’on ait publié sur la question)... je traiterai aussi de divers ouvrages dont la nouvelle édition en trois volumes de The Destruction of the European Jews, de Raul Hilberg et, s’il est paru d’ici là, du livre de Serge Klarsfeld et Jean-Claude Pressac sur les chambres à gaz. Mais je parlerai surtout de l’extraordinaire procès Zündel à Toronto (7 janvier-25 mars 1985) qui continue d’agiter tous les médias du Canada ; les associations juives attaquent la presse canadienne parce qu’elle a tenté de rendre compte assez impartialement des arguments révisionnistes. Les Canadiens ont été stupéfaits de la solidité de ces arguments et de la fragilité des témoignages ou des « expertises » exterminationnistes. Ils ont pu voir à quel point ces histoires de chambre à gaz et de génocide étaient fondées sur des convictions de nature religieuse. L’«  Holocauste » est une religion (ainsi qu’une industrie, un commerce, un instrument politique). Il est le mythe fondateur de l’État d’Israël. Il est « l’arme n° 1 de la propagande » de ce pays ainsi que l’a dit le professeur W. D. Rubinstein (Deakin University, Australie). Il menace ruine, d’où l’hystérie actuelle.

Note : l’Israélien Abba Eban est le narrateur d’un film pour la chaîne de télévision américaine PBS en neuf épisodes intitulé : « Heritage: Civilization and the Jews ». Il y parle longuement de l’« Holocaust » mais pas une seule fois il n’est question de « chambres à gaz » ni de « camions à gaz ». Il n’est pas le premier à considérer qu’il est « inutile » d’entrer dans ces détails. « He described how the Jews were holocausted but not what they were holocausted in. » (Prima Facie, publication révisionniste américaine, février 1985, p. 6.)

31 mars 1985


[1] Hefte von Auschwitz, n° 4, p. 110 : « Le jour même tous étaient gazés. »
[2] Hefte von Auschwitz, n° 7, p. 88 : « Après sélection, 165 hommes furent remis au camp comme détenus avec les numéros 184097-184261. Toutes les autres personnes furent gazées. »
[3] R. Faurisson, « Les Tricheries de l’Album d’Auschwitz » (reproduit dans le volume I des Ecrits révisionnistes (1974-1998) à la page 434.)