Wednesday, December 30, 1992

François Mitterrand contre les révisionnistes


Faisant allusion aux révisionnistes, François Mitterrand, président de la République française, écrit :

Déjà certains sont à l’œuvre pour absoudre les assassins et déshonorer les victimes [1]

Rappelons que, lors d’une interview donnée le 14 juillet 1991, F. Mitterrand avait eu le front de déclarer qu’en France il n’y avait pas de tabou en matière d’histoire et que les historiens étaient libres d’écrire ce qu’ils voulaient. Un an auparavant – le 14 juillet 1990 – était parue sous sa signature au Journal officiel de la République française la loi « sur la liberté de la presse » (loi Fabius-Gayssot) créant le délit de révisionnisme (délit de « contestation de l'existence de crimes contre l’humanité »).

30 décembre 1992



[1] Sabina Zlatin, Mémoires de la « Dame d’Izieu », Paris, Gallimard, 1992, p. II. Avant-propos de François Mitterrand.

Saturday, December 26, 1992

Gazages homicides à Auschwitz d’après le procès des grands criminels de guerre à Nuremberg



(Esquisse)

Le 14 décembre 1945, le commandant William F. Walsh, procureur adjoint des États-Unis, déclare :

Je présente maintenant comme preuve le document L-22 (USA-294). C’est un rapport officiel du gouvernement des États-Unis, émanant du bureau exécutif du président des États-Unis, Service des réfugiés de guerre, concernant les camps de concentration allemands d’Auschwitz et de Birkenau, daté 1944. A la page 33 de ce compte rendu on montre que beaucoup de juifs furent tués par les gaz à Birkenau en deux ans, d’avril 1942 à avril 1944. On m’a affirmé que le chiffre figurant ici n’est pas une erreur: il est d’un million sept cent soixante-cinq mille [1].


[Commentaire : Ledit rapport est le fameux War refugee Board Report publié en novembre 1944 par l’Executive Office of the President. Il forme un ensemble de soixante pages dont la partie principale est due à Rudolf Vrba et Alfred Wetzler. Il est intéressant de noter que Walsh et le TMI n’en retiennent qu’une partie de la page 33 [2]. On y voit que, rien que pour la France, le total des « Jews gassed in Birkenau between April, 1942, and April, 1944 » est estimé à cent cinquante mille ! Confronté avec le chiffre de 75 721 juifs déportés de France durant tout la guerre, R. Vrba, témoin de l’accusation au premier procès Zündel de Toronto, en 1985, a déclaré que ce chiffre ne pouvait provenir que d’un nazi ; il provient de Serge Klarsfeld dans son Mémorial.]

Le 28 janvier 1946, Marie-Claude Vaillant-Couturier, journaliste communiste qui avait été déportée à Auschwitz et à Ravensbrück, émaille sa longue déposition de mots ou d’expressions comme « gazer » ou « la chambre à gaz » (au singulier) ou « le gaz » ou « les gaz » mais il en ressort qu’elle rapporte des propos sur le sujet. La seule précision qu’elle prenne vraiment à son compte est la suivante : à la libération, elle s’est rendue là où on lui avait dit que se trouvait la chambre à gaz de Ravensbrück ; elle a « visité la chambre à gaz qui était une baraque en planches hermétiquement fermée et, à l’intérieur, il y avait encore l’odeur désagréable des gaz [3]. »


[Commentaire : Edgar Faure et Olga Wormser-Migot ont montré le peu de crédit qu’il convenait d’accorder à cette journaliste communiste [4]. Le contre-interrogatoire mené par l’avocat allemand Dr Hans Marx permet de conclure dans le même sens mais, malheureusement, comme d’habitude, il n’y a pas de contre-interrogatoire sur la matérialité des faits de « gazage ». Au sujet de Marie-Claude Vaillant-Couturier, E. Faure écrit :

Dans le nombre figurait Marie-Claude Vaillant-Couturier, député communiste et ancienne déportée. Elle portait notamment le témoignage de certains de ces détails qui, se surimprimant à l’atrocité, semblent pires que l’atrocité elle-même, laquelle pourtant se suffit, mais parle moins vivement à notre sensibilité. Ainsi, les cris de ces enfants qui, la fourniture de gaz étant défaillante, furent précipités vifs dans le brasier ; ainsi, de façon plus générale, le recroquevillement des corps qui révélait la souffrance ultime des suppliciés [5].

Pour ce faux-témoignage de Marie-Claude Vaillant-Couturier, voir TMI, VI, p. 225.] 

Pour le reste, voyez la déposition de R. Höss du 15 avril 1946 avec ses formidables extravagances dues, on le sait depuis longtemps, à ses interrogateurs britanniques et la déposition de Morgen des 7 et 8 août 1946 [6] qui, à sept reprises, situe le camp d’extermination d’Auschwitz à Monowitz : p. 535, 540 (deux fois : « Il se trouvait sur un vaste terrain industriel »), p. 541, 542, 546 (deux fois). Morgen dit qu’apprenant à l’étranger que les Américains le recherchaient, il est revenu en Allemagne se présenter à la VIIArmée et qu’il se déclara « prêt à collaborer à la recherche de ces crimes » [7]. Enfin, voyez le peu qui est rappelé dans le texte du jugement final : simple reprise d’un fragment de la déposition de R. Höss [8].

Au total : Rien de matériel mais seulement un récit mensonger de deux juifs slovaques, les bavardages haineux d’une communiste française, les élucubrations d’un Allemand désireux de collaborer avec ses geôliers américains et surtout la confession extravagante d’un Allemand torturé par ses geôliers juifs britanniques.

26 décembre 1992

Notes

[1] TMI, III, p. 571. 
[2] Cette partie de page constitue le doc. L-22 reproduit in TMI, XXVII, p. 433. 
[3] TMI, VI, p. 211-239 ; p. 233.
[4] E. Faure, Mémoires II, Paris, Plon, 1984, p. 36 ; O. Wormser-Migot, Le système concentrationnaire nazi (1933-1945), Paris, PUF, 1968, p. 541-544.
[5] E. Faure, ibid.
[6] TMI, XX, p. 521-553.
[7] TMI, VI, p. 550.
[8] TMI, I, p. 264-265.


Lettre en droit de réponse à Monsieur le directeur responsable de "Libération"


Monsieur le Directeur, 

Vous m’avez mis en cause dans votre livraison du 10 décembre 1992 (p. 37), dans un article intitulé : « NÉGATIONNISTE » (sic). En conséquence, je vous prie et, au besoin, je vous requiers de vouloir bien faire paraître dans les conditions prévues par la loi du 29 juillet 1881 (article 13) le texte ci-dessous en « droit de réponse » ; je vous signale que ce texte est paru dans Le Quotidien de Paris du 24 décembre 1992 (p. 4) ; il répondait à une mise en cause à peu près identique à la vôtre, vu que vos sources étaient les mêmes : une dépêche erronée de l’AFP. Le Figaro a également publié un droit de réponse. 

Dans votre livraison du 10 décembre [1992], vous dites avec raison que, pour avoir contesté l’existence des chambres à gaz nazies, j’ai été condamné en appel à une amende de trente mille francs. Vous ajoutez, ce qui est également exact, que le directeur du Choc du mois, qui avait publié mes propos, a été condamné à la même peine. Mais la dépêche de l’AFP dont vous vous faites l’écho a omis de mentionner qu’en plus de ces amendes nous avons, le directeur de ce magazine et moi-même, à payer trois cent treize mille francs à un ensemble de onze associations au titre des dommages-intérêts, des publications de l’arrêt, etc. J’ajoute que, contrairement au principe non bis in idem, deux autres procès sont en cours pour la même interview. Nos frais ont été jusqu’ici considérables. L’ensemble des peines et des frais dépassera vraisemblablement un million de francs. Dans le passé on a déjà saisi mon salaire. Je suppose que mon salaire (unique) sera saisi pour le restant de mes jours. Le silence des intellectuels de ce pays me paraît assourdissant. 

26 décembre 1992

 
[Libération refusa de publier cette lettre en droit de réponse.]

Les chambres à gaz dans le texte du jugement de Nuremberg


Le texte du jugement de Nuremberg s’étend sur cent-quatre-vingt-sept pages. Chaque page compte 45 lignes de 10 mots = 450 mots. Le jugement compte donc environ 84 000 mots. Environ 52 lignes x 10 mots = 520 mots sont consacrés aux chambres à gaz, soit environ 1/160e du jugement ou 0,6%, c'est-à-dire un peu plus d'un demi pour cent, dudit jugement. L’expression « chambre à gaz » ne figure que trois fois. On relève aussi une fois « installation d’extermination » (trad. d’extermination plant), une fois « lieux d’extermination » (trad. impropre d’exterminated) et une fois « la chambre de mort ».

Un certain nombre de camps de concentration possédaient des chambres à gaz pour l’exécution massive des prisonniers, dont les corps étaient ensuite brûlés dans des fours crématoires. Ces camps furent en fait utilisés à la « solution finale » du problème juif par l’extermination. Quant aux prisonniers non juifs, ils étaient presque tous astreints au travail, mais les conditions dans lesquelles celui-ci s’effectuait faisaient des mots travail et mort des synonymes. Les détenus malades ou incapables de travailler étaient, soit tués dans les chambres à gaz, soit envoyés dans des infirmeries spéciales où ils ne recevaient pas de soins médicaux ; ils y recevaient une nourriture encore pire que celle des prisonniers qui travaillaient et on les y laissait mourir [1].

[…] Comme moyen d’aboutir à la « solution finale », les Juifs furent réunis dans des camps où l’on décidait de leur vie, ou de leur mort selon leur condition physique. Tous ceux qui le pouvaient encore devaient travailler ; ceux qui étaient hors d’état de le faire étaient exterminés dans des chambres à gaz, après quoi l’on brûlait leurs cadavres. Certains camps de concentration, tels que Treblinka et Auschwitz, furent principalement choisis à cette fin. En ce qui concerne Auschwitz, le Tribunal a entendu le témoignage de Höss, qui en fut le commandant, du 1er mai 1940 au 1er décembre 1943. A son avis, dans ce seul camp et pendant cette période, deux millions cinq cent mille personnes furent exterminées et cinq cent mille autres périrent de maladie ou de faim. Höss a décrit la manière dont étaient choisis ceux qui allaient être exterminés :

« Nous avions à Auschwitz deux médecins SS de service, dont la mission était de procéder à l’examen physique des prisonniers, dès l’arrivée des convois. Les prisonniers devaient défiler devant [p. 265] l’un des médecins qui prenait sa décision immédiatement, à mesure qu’ils passaient. Ceux qui étaient capables de travailler étaient envoyés au camp. Les autres étaient immédiatement envoyés aux installations d’extermination (extermination plants). Dans tous les cas, les enfants en bas âge étaient tués, car leur âge les rendait inaptes au travail. Au système en vigueur à Treblinka nous avions même apporté l’amélioration suivante : à Treblinka, les victimes savaient presque toujours qu’elles allaient être exterminées, mais, à Auschwitz, nous essayâmes de les induire en erreur et de leur faire croire qu’elles allaient être soumises à l’épouillage. Bien entendu, elles comprenaient souvent nos véritables intentions et nous avons parfois eu des révoltes et éprouvé diverses difficultés. Très souvent, des femmes cachaient leurs enfants sous leurs vêtements, mais, évidemment, lorsque nous les trouvions, ils étaient expédiés vers les lieux d’extermination  (we would send the children in to be exterminated[2] ».

(Ce dernier paragraphe est à peu près le texte de TMI, XI, p. 428 lu au Tribunal par le colonel Amen.) 

Quant aux exterminations mêmes, il les décrivit en ces termes :

Il nous fallait de trois à quinze minutes pour tuer les victimes dans la chambre de mort (death chamber), le délai variant suivant les conditions atmosphériques. Nous savions qu’elles étaient mortes quand elles cessaient de crier. En général, nous attendions une demi-heure avant d’ouvrir les portes et d’enlever les cadavres, que nos commandos spéciaux dépouillaient alors de leurs bagues et de leurs dents en or.

(Ce paragraphe est à peu près le texte de TMI, XI, p. 427-428 lu par le colonel Amen. Le Tribunal omet : « I used Cyklon B, which was a crystallized Prussic Acid which we dropped into the death chamber from a small opening. [It took from 3 to 15 minutes...] »).

Commentaire

Une fois débarrassé de ses répétitions ou de ses scories, le texte nous apprend essentiellement qu’un certain nombre – indéfini – de camps de concentration, tels que Treblinka et Auschwitz, possédaient des chambres à gaz. En ce qui concerne Treblinka, le texte ne dit rien d’autre touchant aux chambres à gaz. En ce qui concerne Auschwitz, aucune preuve n’est fournie, ni aucune référence à un document présenté comme apportant une preuve. On ne fait état d’aucune expertise de l’arme du crime. On invoque un témoignage et un seul, celui du commandant Höss. Le Tribunal ne précise pas, pour sa part, combien de personnes sont mortes ou ont été gazées ou exterminées à Auschwitz pour toute la durée d’existence du camp. Il ne fournit là-dessus ni documents, ni estimations. Il donne ce qu’il appelle l’« avis » de Höss sur le nombre de ces victimes pendant la seule période du 1er mai 1940 au 1er décembre 1943 [3] : deux millions et demi ont été exterminés et cinq cent mille sont morts.

Sur le fonctionnement de ces abattoirs chimiques et sur le processus de mise à mort, puis sur les opérations suivant la mise à mort, le jugement fournit si peu de précisions que les questions ci-dessous énumérées restent sans réponse :

1. Quel gaz utilisait-on ? 
2. Comment l’introduisait-on dans l’abattoir ? 
3. Quelles étaient les quantités utilisées ? 
4. Y avait-il vraiment des portes (pluriel) et non pas une porte (singulier) ? 
5. Combien tuait-on de victimes par fournée ? 
6. Qui dirigeait l’opération ? 
7. Sur quels ordres, venus d’où ? 
8. Est-ce vraiment à l’oreille, à l’estime en quelque sorte, qu’on jugeait que les victimes étaient mortes ? 
9. Avant d’entrer, n’y avait-il vraiment ni aération, ni ventilation ? 
10. Les commandos spéciaux ne couraient-ils aucun risque soit à pénétrer dans un lieu plein de gaz mortel, soit à toucher des cadavres imprégnés de ce gaz ? 
11. Où, dans le camp, ces chambres à gaz étaient-elles situées ? 
12. Quel était leur nombre ? 
13. Combien y avait-il de fournées par jour ? 
14. De qui ces « commandos spéciaux » étaient-ils composés ?

26 décembre 1992
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Notes

[1] TMI, I, p. 247 (IMG, I, p. 263) ; id. in TMI, XXII, p. 508.
[2] TMI, I, p. 264-265, (IMG, I, p. 282-283) ; idem in TMI, XXII, I, p. 526-527.
[3] Le camp d’Auschwitz s’est ouvert le 20 mai 1940 et Liebehenschel a pris la succession de Höss le 11 novembre 1943. Le camp a fonctionné jusqu’au 18 janvier 1945.

Tuesday, December 22, 1992

Lettre à Henri Amouroux


Cher Monsieur, 

Vous voudrez bien, je vous prie, trouver ci-joint une documentation sur ma condamnation et celle du Choc du mois par la cour d’appel de Paris le 9 décembre 1992. 

Dans votre article du Figaro-Magazine (5 mai 1990, p. 81-82) intitulé « La modification de la loi sur la liberté de la presse. Mise en garde à Michel Rocard et à quelques autres... », vous disiez que la loi Fabius-Gayssot était pernicieuse. Vous écriviez : « M. Le Pen, qui me paraît visé [...]. » Vous n’aviez fait nulle mention des dispositions de cette loi qui visaient les révisionnistes. Au téléphone, je vous avais exprimé ma surprise et j’avais précisé que, de toute évidence, si certains étaient visés, ce ne pouvait être que les historiens révisionnistes. 

Les faits nous ont malheureusement donné raison. Jusqu’à présent, je n’ai pas connaissance d’un seul procès contre Le Pen sur le fondement de cette loi. En revanche, je connais plus de dix procès antirévisionnistes au nom de la loi Fabius-Gayssot. Et la LICRA demande aujourd’hui un « réaménagement » de cette loi pour que les juges nous interdisent, sous peine de « récidive », l’emploi, à la barre et pour notre défense, d’arguments révisionnistes ! 

Je vous renouvelle donc ma demande d’intervenir en faveur de la liberté de recherche et d’expression des historiens et des auteurs révisionnistes. 

Je profite de l’occasion pour vous signaler que, dans Le Figaro littéraire du 15 mars 1992 (p. 36), dans un article intitulé « Nuremberg vu du côté droit », vous montrez que vous ajoutez foi au témoignage de Hermann Gräbe (« Quelle déposition pathétique que celle d’Hermann Gräbe ! [...] »). Or, ce témoignage partout cité est celui d’un homme qui, par la suite, allait se révéler être un faux témoin professionnel. Recherché par la justice allemande, il s’enfuyait aux États-Unis où il est mort à San Francisco à l’âge de quatre-vingt-cinq ans. A l’époque du procès de Nuremberg, il était employé par les Américains à Francfort. Ses fameuses deux déclarations sous serment du 10 novembre 1945 sur les prétendus massacres de juifs à Rowno et à Dubno et sa déclaration complémentaire du 13 novembre 1945 auraient dû automatiquement entraîner sa comparution pour interrogatoire et contre-interrogatoire. Mais, comme dans le cas de Wilhelm Höttl (« Eichmann et les six millions » !), les Américains allaient éviter à leur collaborateur cette épreuve qui lui aurait été fatale. Permettez-moi de vous dire que les récits de massacres de Rowno et de Dubno puent le faux témoignage, de toute façon (voyez Der Spiegel du 29 décembre 1965, p. 26-28, sur ce qui a trahi Gräbe auprès de la justice allemande).

Je vous demande instamment de réagir à l’abominable répression qui s’abat sur les révisionnistes.

22 décembre 1992

  [Henri Amouroux a laissé cette demande sans réponse.]

Saturday, December 19, 1992

Lettre à René Rémond



Monsieur, 

Le 23 novembre 1978, lors de notre première rencontre, vous m’aviez déclaré d’emblée :

Pour les chambres à gaz, soit, je suis prêt à vous suivre ; mais pour le génocide, etc. (voyez ma lettre du 9 juin 1989). 

Le 11 décembre 1979, lors de notre seconde entrevue, vous m’aviez dit que je travaillais « bien » (en insistant sur le mot « bien »). 

Le 20 octobre 1992, à L’Heure de vérité, émission télévisée, vous avez, paraît-il, inscrit sur le livre d’or :

Tout homme a droit à la vérité et la vérité a des droits sur nous.

Vous voudrez bien, je vous prie, trouver ci-joint un « Appel en faveur du professeur Faurisson » (9 décembre 1992, une page) et un texte intitulé « Révisionnisme : condamnations prononcées par Mme Françoise Simon » (15 décembre 1992, trois pages).

Je vous demande, plus que jamais, de sortir de votre silence et de dénoncer vigoureusement les abominables condamnations judiciaires dont les révisionnistes sont victimes à Paris (dix procès ?), à Caen, à Fontainebleau, à Nice, à Lyon, à Amiens...

19 décembre 1992

[Le professeur René Rémond a laissé cet appel sans réponse.]

Wednesday, December 16, 1992

Nouvelle condamnation d’un révisionniste

16 décembre 1992
à l’AFP

Monsieur le directeur, 

Le 9 décembre, une dépêche de votre agence annonçait que j’étais condamné en appel à payer trente mille francs d’amende et que la publication Le Choc du mois était, elle aussi, condamnée à payer trente mille francs d’amende. Au total : soixante mille francs. La réalité était toute différente : le total des peines s’élevait à 

374 000 F.

Vous aurez à cœur, je l’espère du moins, de rapporter avec plus d’exactitude la condamnation, ce jour, de Pierre Guillaume et de Nationalisme et République pour un article paru sous le titre « Révisionnisme : déconstruire un délire», paru le 1er juin 1992. Le total des peines décidées par le tribunal d’Amiens s’élève à cent trois mille francs qui se décomposent comme suit : 

amende pour la publication:                            30 000 F
amende pour l’auteur :                                    30 000 F 
frais de publication forcée :                               8 000 F 
dommages-intérêts à une association juive :   35 000 F.


Cela sur le fondement de la loi Fabius-Gayssot « sur la liberté de la presse » publiée au JO le 14 juillet 1990. 

Le 14 décembre 1992, MCharles Korman, se faisant le porte-parole des avocats plaidant contre les révisionnistes, a demandé une révision de cette loi afin d’empêcher tout révisionniste d’exposer, pour sa défense, à la barre d’un tribunal, une argumentation révisionniste (sous peine de « récidive »).