Wednesday, May 8, 2002

Préface à "Le Révisionnisme de Pie XII"


Favorable aux Alliés et secourable aux juifs, le pape Pie XII était aussi révisionniste. C’est précisément son scepticisme de révisionniste, et non pas une quelconque ignorance des faits, qui explique son silence sur la prétendue extermination physique des juifs, sur les prétendues chambres à gaz nazies et sur les prétendues six millions de victimes juives de ce qu’on appelle aujourd’hui « l’Holocauste » ou « la Shoah ».
     Favorable aux Alliés, il est allé jusqu’à se faire, en 1940, l’intermédiaire entre, d’une part, des opposants allemands du régime de Hitler et, d’autre part, la France et la Grande-Bretagne. Mieux : en 1941, ayant à choisir entre Hitler et Staline, il a décidé, à la demande de Roosevelt, de choisir Staline. Pourtant « Uncle Joe » incarnait ce communisme que, quatre ans auparavant, une encyclique avait stigmatisé comme étant « intrinsèquement pervers ». Aussi l’armée allemande allait-elle voir ses propres soldats, souvent catholiques, et des aumôniers de la Wehrmacht se faire tuer à l’Est par des armes américaines fournies aux communistes avec la secrète bénédiction du Pape. Les Allemands rouvraient les églises fermées par les Soviétiques mais, plus tard, au procès de Nuremberg, ils se verront accuser – notamment par un procureur soviétique – de persécution religieuse. Au Vatican nul ne protestera contre la criminelle mascarade judiciaire de Nuremberg.
      Secourable aux juifs, Pie XII a toujours dénoncé le racisme et l’antisémitisme. Pendant la guerre, soit en personne, soit par l’entremise de ses représentants, il s’est porté à l’aide des juifs européens. Il l’a fait par les voies religieuse, diplomatique, matérielle, financière et médiatique (L’Osservatore Romano et Radio Vatican). Il a dénoncé, par des allocutions publiques et par l’imprimé, l’enfermement de nombreux juifs dans des camps ou des ghettos, leur « dépérissement progressif » (progressivo deperimento) ainsi que les « contraintes exterminatrices » (costrizioni sterminatrici) auxquelles ils étaient soumis. Pendant et après la guerre, hommage lui a été rendu de son action en faveur des juifs dans leur ensemble par de multiples personnalités ou instances juives et sionistes.
          Révisionniste et se rappelant la leçon des mensonges de la première guerre mondiale sur le compte de la barbarie teutonne (enfants aux mains coupées, usines à cadavres, etc.), c’est avec un scepticisme de bon aloi qu’il a accueilli la pléthore de récits cacophoniques sur les usines de mort nazies. Avant d’imputer ces crimes à un Adolf Hitler qu’il abhorrait, il voulait des confirmations et des précisions. On ne les lui a pas fournies et parfois même on lui a répondu que l’évidence n’avait pas besoin de preuves. Alors, avec raison, il a décidé de se taire sur ce qui n’était que rumeurs infondées.
         Son scepticisme en la matière s’apparentait, avec encore plus de netteté, à celui des hauts dirigeants alliés pendant la guerre. Ces derniers, dans leurs diatribes antinazies, flétrissaient assurément « l’extermination » des juifs mais avec l’enflure rhétorique des discours de guerre, et seulement dans un sens général et traditionnel ; c’est ainsi que par « extermination », ils entendaient excès, mauvais traitements, exécutions massives, famine. En août 1943, ils avaient failli aller plus loin et parler de « chambres à gaz » mais, à Londres, le Foreign Office et, à Washington, le State Department, inondés de propagande juive, décidaient d’un commun accord, le 29 août 1943, que les preuves étaient insuffisantes (insufficient evidence) pour parler de chambres à gaz d’exécution. Dans le même esprit, pendant et après la guerre, dans leurs discours comme dans leurs mémoires, Churchill, Eisenhower et De Gaulle se sont gardés de mentionner les prétendues chambres à gaz ou les prétendus camions à gaz des nazis.
        Aujourd’hui, une certaine propagande juive ou sioniste englobe dans une même réprobation Pie XII, Roosevelt, Churchill, Staline, le Comité international de la Croix-Rouge, les divers mouvements de Résistance, les pays neutres et quasiment l’univers entier. Tous se voient reprocher leur indifférence ou leur silence à l’égard du « petit peuple qui a tant souffert ». Leurs descendants ou successeurs doivent exprimer publiquement leur repentance (techouva), et payer.
         A vrai dire, Pie XII a des défenseurs et, parmi ceux-ci, des juifs. Pour eux, si le Pape s’est tu sur leur sort affreux, c’est qu’il ne « savait pas ». Les responsables alliés, ajoutent-ils, n’en savaient d’ailleurs pas plus, d’où leur propre silence, leur inaction, leur refus de bombarder Auschwitz. L’explication est pitoyable. Elle ne repose que sur une spéculation. Elle aggrave le cas de ceux qu’on cherche à défendre : elle en fait des sourds, des aveugles ou des ignorants.
      Si, pendant trois ou quatre ans, une extermination physique d’une telle ampleur avait été perpétrée avec des moyens aussi horribles que ces gigantesques abattoirs chimiques, en plein cœur de l’Europe (une Europe transparente quoi qu’on nous en dise) et si le résultat en avait été la disparition de six millions de personnes (l’équivalent de la population suisse), cela se serait su et les traces du crime abonderaient. En fait, pas une trace n’a été trouvée, pas un document n’a été découvert, et pour cause. Le procès-verbal de Wannsee atteste du contraire d’une politique d’extermination puisqu’il prévoit la « remise en liberté » (Freilassung) des juifs à la fin de la guerre et la création d’une entité juive hors de l’Europe. En revanche, à partir de 1945, ce prétendu massacre planifié a produit des millions de juifs européens se qualifiant de « témoins vivants du génocide », de « survivants » ou de « miraculés ». Pour qui veut bien réfléchir, tout ce monde-là constituait plutôt, à son corps défendant, un ensemble impressionnant de « preuves vivantes » du fait qu’il n’y avait eu, en réalité, ni « Holocauste » ni « Shoah ».
Pour les religionnaires de la « Shoah », la magique chambre à gaz est tout et elle permet tout (Céline en 1950). Ce mythe est l’épée et le bouclier d’Israël. Il autorise pouvoir exorbitant, privilèges, pressions, extorsions et chantage. « Auschwitz » est manié comme un « gourdin » moral (Martin Walser en 1998). La première victime en est l’Allemagne vaincue ; la deuxième est la chrétienté qu’on offense et la troisième, le monde arabo-musulman qu’on cherche constamment à humilier.
       Les successeurs de Pie XII ont tenté d’opposer quelque résistance au flot montant des exigences et des récriminations juives fondées sur le Grand Mensonge. Mais aussi bien Jean XXIII que Paul VI ont dû céder pas à pas. Quant à Jean Paul II, parvenu au pontificat en 1978, ses tentatives de résistance ont duré onze ans. En 1989, durant l’affaire des carmélites d’Auschwitz et de la croix d’Auschwitz, qui le verra capituler sur toute la ligne devant les exigences juives, il évoque, dans un message aux évêques polonais, l’extermination des juifs voués aux chambres à gaz. En 1990, il récidive devant un groupe de Polonais reçus en audience au Vatican. En 1992, il condamne le révisionnisme historique. En 1993, il reconnaît l’Etat d’Israël. En 1998, il dénonce en propres termes « la Shoah, ce plan effarant d’extermination d’un peuple, qui coûta la vie à des millions de frères et sœurs juifs ». En agissant ainsi, il a condamné Pie XII, dont, par le fait même, le procès en béatification est rendu impossible. Et cela à la grande satisfaction des juifs qui, on le sait, exigeaient l’interruption dudit procès.
         Pour ceux qui le souhaitent, le seul moyen de réhabiliter la mémoire de leur « pape outragé », est de parler le langage de la vérité vérifiable, de l’exactitude historique ou, tout simplement, des faits.
Par la même occasion, ils se trouveront défendre les victimes, qui se comptent aujourd’hui par milliards, de « la mystification du XXe siècle » (Arthur Robert Butz).
8 mai 2006

Preface to "Pope Pius XII’s Revisionism"



Favourable to the Allies and obligingly helpful to the Jews, Pius XII was also a revisionist. It is precisely his revisionist’s scepticism, and not any ignorance of the facts, that explains his silence on the alleged physical extermination of the Jews, on the alleged Nazi gas chambers and on the alleged six million Jewish victims of what today is called “the Holocaust” or “the Shoah”.

Favourable to the Allies, in 1940 he went so far as to act as intermediary between, on the one hand, German opponents of Hitler’s regime and, on the other hand, France and Britain. Better still: in 1941, having to choose between Hitler and Stalin, he decided, at the behest of Roosevelt, to choose Stalin. Yet “Uncle Joe” embodied the Communism which, four years previously, an encyclical had denounced as being “intrinsically wrong”. Thus the German army was to see its soldiers, many of whom were Roman Catholics, and their chaplains get themselves killed in the East by American weapons supplied to the communist regime with the Pope’s secret blessing. The Germans reopened the churches closed by the Soviets but, later on, at the Nuremberg trial, they would find themselves accused — notably by a Soviet prosecutor — of religious persecution. And no one in the Vatican would protest against that criminal legal masquerade.

Obligingly helpful to the Jews, Pius XII always spoke out against racism and anti-semitism. During the war, whether in person or through his representatives, he went to the aid of European Jews. He did so via religious, diplomatic, material and financial avenues, and through the media outlets at his direct disposal (L’Osservatore Romano and Radio Vatican). In his public talks he attacked the internment of large numbers of Jews in camps or ghettos, their “slow decline” (progressivo deperimento) as well as the “exterminating harassments” (costrizioni sterminatrici) to which they were being subjected. During and after the war, tribute was paid to him for his action in favour of the Jews as a whole by numerous Jewish or Zionist personalities and authorities.

Revisionist in attitude and recalling the lesson of the lies of the First World War about Teutonic barbarity (children having their hands cut off, factories making products from human corpses etc.), it was with a worthy scepticism that he received the plethora of cacophonous stories of the Nazi death-works. Before imputing the alleged crimes to an Adolf Hitler whom he abhorred, he wanted to have confirmations and precise information. He was not supplied with these and was, at times, told that the obvious needed no proving. Then, rightly, he decided to keep quiet about things that were merely the stuff of unfounded rumours.

His scepticism in this regard was like that of the wartime Allied leaders, albeit more clear-cut. The latter, in their anti-Nazi diatribes, were assuredly scathing about “the extermination” of the Jews but with the rhetorical bluster of war speeches, and solely in a general and conventional sense; so it was that by “extermination” they meant excesses, maltreatment, mass executions, famine. In August 1943 they had almost gone further and spoken of “gas chambers” but the Foreign Office in London and the State Department in Washington, inundated with Jewish propaganda, decided by mutual agreement that there was “insufficient evidence” for them to talk about German execution gas chambers (August 29, 1943). In the same spirit, during and after the war, Churchill, Eisenhower and de Gaulle avoided mentioning the alleged gas chambers or gas vans in either their speeches or their memoirs.

Today, a certain Jewish or Zionist propaganda lays a blanket of blame on Pius XII, Roosevelt, Churchill, Stalin, the International Committee of the Red Cross, the various resistance movements, the countries that stayed neutral and just about the whole universe. All find themselves rebuked for their indifference or silence with respect to the “little nation that has suffered so much”. Their descendants or successors must publicly express penitence (techouva), and pay up.

If truth be told, Pius XII has some defenders and, amongst them, some Jews. For these people, if the Pope kept quiet about the awful fate of the Jews, it was “because he didn’t know”. Besides, the Allied officials, they add, knew no more of it either, hence their own silence, their inaction, their refusal to bomb Auschwitz. The explanation is pitiful. It rests on speculation alone. It aggravates the case of those whom it seeks to defend: it makes deaf, blind or ignorant men of them.

If, for three or four years running, a physical extermination of such dimensions had been perpetrated with such horrible means as those gigantic chemical slaughterhouses, in the very heart of Europe (a Europe that was largely transparent, whatever else we may be told), and if the result of it had been the demise of six million persons (the equivalent of the population of Switzerland), people would have been aware of it and traces of the crime would abound. In fact, not a trace has yet been found, not one document pertaining to it has been discovered, and for good reason. The “Wannsee” minutes attest to the contrary of an extermination policy for they provide for the “freeing” (Freilassung) of the Jews at the end of the war and the creation of a Jewish entity somewhere outside Europe. On the other hand, from 1945, this alleged planned massacre produced millions of European Jews dubbing themselves “living witnesses to the genocide”, “survivors” or “miraculous escapees”. For anyone willing to reflect on it, those people constitute, quite unwillingly, rather an impressive body of “living proof” of the fact that there was, in reality, neither “Holocaust” nor “Shoah”.

For the devotees of the “Shoah” religion, the magical gas chamber is everything, permitting everything (Céline’s words in 1950). This myth is the sword and shield of Israel. It authorises exorbitant power, privileges, pressures, extortion and blackmail. “Auschwitz” is wielded as a “moral cudgel” (Martin Walser in 1998). The first victim is defeated Germany; the second is an insulted Christendom and the third an Arabo-Moslem world slated for constant humiliation.

Over a span of three decades Pius XII’s successors tried to offer some resistance to the rising flood of Jewish demands and recriminations grounded in this Great Lie. But both John XXIII and Paul VI had to yield step by step. As for John Paul II, who acceded to the papacy in 1978, his attempts at resistance lasted eleven years. In 1989, during the affair of the Carmelite nuns and their cross at Auschwitz, in the course of which he was to lay down his arms, he evoked, in a message to the Polish Episcopal conference, the “extermination of the Jews” in “the gas chambers”. In 1990 he repeated the gesture with a like remark before a group of Poles at an audience in the Vatican. In 1992 he condemned historical revisionism. In 1993 he recognised the State of Israel. In 1998, he spoke out, in so many words, against “the Shoah, that cruel plan to exterminate a people — a plan to which millions of our Jewish brothers and sisters fell victim”. In so behaving, he condemned Pius XII, for whom a process of beatification was thus rendered impossible. And all to the great satisfaction of the Jews who, as is well known, were demanding that a halt be put to that process.

For those who wish to do so, the only way to rehabilitate the memory of the “maligned Pope” is to speak the language of verifiable truth, historical exactitude or, quite simply, the facts.

At the same time they will happen to be defending the victims, who today number in the billions, of the “hoax of the twentieth century” (Arthur Robert Butz).
May 8, 2002