Sunday, December 28, 2008

Au Zénith, Dieudonné présente Faurisson


Voyez d’abord http://www.leblogtvnews.com/article-26191783.html. Le texte est succinct ; la vidéo est souvent coupée au bout de quelques secondes ; le journaliste ne cache pas son désarroi. Il existerait de meilleures vidéos, et complètes.

Dans Le Journal du dimanche, voyez, à la page 5, « Dieudonné dérape encore / L’humoriste a invité le négationniste Robert Faurisson en guest-star de son spectacle, au Zénith de Paris ». Le texte, entaché de quelques erreurs, est intéressant. Il est signé de Mathieu Deslandes et de Marie-Christine Tabet.

La salle était bondée. Des spectateurs étaient assis par terre. Je crois savoir que le nombre des spectateurs a dépassé le chiffre de 5 000.

Quelques erreurs appelant rectification

1. Les journalistes en question écrivent : « Depuis plus de trente ans, Robert Faurisson alimente la chronique judiciaire en niant l’existence de l’Holocauste. L’an dernier la justice l’a débouté : il avait attaqué pour diffamation Robert Badinter qui l’avait qualifié de ‘faussaire de l’histoire’ » .

En réalité, R. Badinter, allant encore plus loin, avait eu l’aplomb d’affirmer qu’en 1981, alors qu’il était avocat et qu’il allait être nommé ministre de la Justice, il m’avait « fait condamner pour être un faussaire de l’histoire ». Lors du procès que je lui ai intenté, il a essayé de prouver la vérité du fait allégué. Mais, selon les juges, il « a échoué en son offre de preuve » (p. 13 du jugement en date du 21 mai 2007). Selon eux, R. Badinter m’a bel et bien diffamé, mais... de bonne foi. Ils m’ont donc débouté et condamné à lui verser 5 000 €. Je n’ai pas interjeté appel et il m’a fallu débourser cette somme. Si je n’ai pas voulu d’un appel, c’est principalement parce que j’avais obtenu satisfaction sur le fond, mais c’est aussi pour d’autres raisons : je n’avais plus d’argent et mon fidèle avocat, Eric Delcroix, devant prendre sa retraite le 31 décembre 2007, je savais qu’il me serait difficile, sinon impossible, de lui trouver un successeur ; de fait, un an plus tard, toutes nos tentatives communes pour lui trouver un successeur ont abouti à des échecs. Le Diable a droit à un avocat mais non Faurisson.

2. Les journalistes affirment que Dieudonné aurait tenu à mon sujet le propos suivant : « Je ne suis pas d’accord avec toutes ses thèses. Il nie par exemple la traite des esclaves organisée depuis l’île de Gorée, au large de Dakar. Mais pour moi, c’est la liberté d’expression qui compte. »

Cette formulation, dont j’ignore si elle a été fidèlement rapportée, risque de prêter à confusion. Dieudonné est un esprit subtil et libre. Il y a quelques années, lors d’une conversation, je lui avais cité, parmi bien d’autres mythes, celui de la « Maison des esclaves de l’île de Gorée ». Par la suite, je lui avais envoyé copie d’un article du Monde, intitulé « Le mythe de la Maison des esclaves qui résiste à la réalité » (27 décembre 1996, « Gorée, de notre envoyé spécial, Emmanuel de Roux »). Dans cet article on lisait par exemple : « La Maison des esclaves de l’île de Gorée figure dans tous les guides. Pas un touriste ne manquera la visite de ce monument au sinistre passé. Il sera accueilli dans la cour de ce bâtiment ocre rouge par un cicerone inspiré, Joseph N’Diaye, un ancien sous-officier. Ce dernier raconte avec émotion l’histoire de cette ‘esclaverie’ construite par les Hollandais [sic] au XVIIe siècle [sic], pivot de la traite à Gorée qui vit défiler des centaines de milliers [sic] d’Africains, enchaînés vers le Nouveau Monde. – Les différentes cellules sont détaillées [par le guide] : celles des hommes, celles des femmes et celles des enfants et la porte pour le ‘voyage sans retour’ qui s’ouvre sur l’océan. Un escalier à double révolution conduit aux appartements des négriers. La Fondation France-Liberté, de Danièle Mitterrand, comme en atteste une plaque, a financé une partie de la rénovation de l’édifice. La Maison des esclaves est devenue un élément du patrimoine de l’humanité, surtout depuis que l’Unesco a classé l’ensemble de l’île dans cette rubrique. Le problème, c’est que tout est faux, ou presque, comme l’expliquent Abdoulaye Camara et le Père de Benoist, un jésuite, historien, chercheur à l’IFAN. La maison, parfaitement identifiée, n’a rien de hollandais. Elle a été construite par les Français, en 1783, pour Anna Colas, une signare – riche dame métisse – quand la traite tirait à sa fin. Les pièces du bas ont peut-être servi de logements à des esclaves domestiques mais sûrement pas à la traite. C’étaient essentiellement des entrepôts à marchandises. – L’esclaverie, car elle a existé, se situait non loin du port qui abrite aujourd’hui le Musée historique. Elle a disparu. Gorée n’a jamais été un centre très actif pour la traite (deux cents à cinq cents esclaves par an, si l’on en croit les chiffres du savant jésuite), par rapport aux comptoirs de la Côte des esclaves (l’actuel Bénin), du golfe de Guinée ou de l’Angola. La légende de la Maison aux esclaves doit tout à l’indéniable talent de Joseph N’Diaye qui a mis une douzaine d’années à forger un mythe qui, aujourd’hui, a force de loi. » NB : Les trois « [sic] » sont de moi.

En 1997, Jean-François Forges, historien antirévisionniste, dénoncera, à son tour, le mythe de la Maison des esclaves de l’île de Gorée. Il écrira : « C’est un mythe qui dit cependant une vérité fondamentale. Encore faudrait-il en informer les touristes » (Eduquer contre Auschwitz / Histoire et Mémoire, ESF éditeur, 1997, p. 67, n. 33).

Le dimanche 18 avril 1998, entre 9h et 10h, dans une émission de « France-Inter », on évoquera le caractère fallacieux de cette « Maison des esclaves », mais pour conclure que la charge symbolique en est telle qu’il serait indécent d’aller se soucier de la vérité historique.

« Tout y est faux », c’est ce que, pour sa part, l’historien antirévisionniste Eric Conan avait été contraint de reconnaître, en 1995, à propos de la prétendue chambre à gaz homicide d’Auschwitz-I (L’Express, 19-25 janvier 1995, p. 68). Ce camp et sa chambre à gaz emblématique sont également classés par l’Unesco au patrimoine de l’humanité. Ils reçoivent à peu près 500 000 pèlerins par an. Jusqu’à une date récente, l’un des plus importants pourvoyeurs financiers de ces pèlerinages n’était autre que l’escroc Madoff.

3. Le régisseur de ce spectacle m’a remis un trophée. Il portait l’uniforme des internés d’Auschwitz et l’étoile jaune. C’est ce qu’avait exigé son rôle dans un sketch du spectacle. Il n’y avait là nulle provocation. Si, comme à Dieudonné, je lui ai donné l’accolade, c’est que je le connaissais. Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi je repousserais un « juif » qui, comme certains autres juifs, croit devoir apprécier mes efforts. Dès la fin des années 1970, j’ai dit que les découvertes de l’école révisionniste constituaient après tout une bonne nouvelle pour la pauvre humanité : l’homme, pourtant capable de toutes les horreurs, n’avait tout de même pas conçu un programme d’extermination physique d’une fraction de ses frères humains et il n’avait pas, pour cela, inventé des armes de destruction massive, c’est-à-dire des abattoirs chimiques appelés « chambres à gaz » ou « camions à gaz ». Le révisionnisme est un humanisme. Il peut libérer les juifs à la fois d’un songe et d’un cauchemar : le songe, creux et calamiteux, du sionisme et le cauchemar, permanent, de la Shoah.

28 décembre 2008

Wednesday, December 24, 2008

Texte en droit de réponse au "Monde Diplomatique"

Pli recommandé, avec avis de réception, envoyé le 24 décembre 2008 par Robert FAURISSON, 10, Rue de Normandie, 03200 VICHY,

à Monsieur le Directeur responsable du Monde diplomatique,

1, Avenue Stephen-Pichon, 75013 PARIS

Monsieur le Directeur,

Dans votre livraison d’octobre 2008, p. 29, vous publiez un article de Lionel Richard sur un livre de Bernard Jouanneau intitulé La Justice et l’Histoire face au négationnisme. Au cœur d’un procès. Cet article appelle de ma part un texte en droit de réponse que vous trouverez ci-après et dont je vous demande la publication dans Le Monde diplomatique sous la forme et dans les délais prescrits par l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881. – Veuillez recevoir, je vous prie, mes salutations distinguées.

Signature :


TEXTE EN DROIT DE REPONSE

Dans votre livraison d’octobre 2008 (p. 29), Lionel Richard a rendu compte d’un livre (La Justice et l’Histoire face au négationnisme / Au cœur d’un procès) que Bernard Jouanneau a consacré au procès en diffamation qu’il m’a fallu intenter à Robert Badinter à la suite d’une déclaration de ce dernier. Le 11 novembre 2006, lors d’une émission télévisée sur la chaîne ARTE, Robert Badinter avait affirmé : « Le dernier procès que j’aurai plaidé dans ma vie avant de devenir ministre, c’est l’affaire [en 1981], c’est le procès contre Faurisson. J’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire ». Le compte rendu de votre journaliste passe entièrement sous silence le fait que, dans son jugement du 21 mai 2007, le tribunal a prononcé que Robert Badinter avait tenté de prouver son assertion par des documents et des témoignages, mais en vain. Le tribunal a jugé que « la vérité du fait diffamatoire » n’avait pas été prouvée et il a spécifié en propres termes : « Il convient de constater que le défendeur [Robert Badinter] a échoué en son offre de preuve » (p. 17 du jugement et p. 269 du livre). Il est, en revanche, exact que le même tribunal a aussi conclu que, si j’avais été effectivement diffamé, c’était « de bonne foi ». Il a donc simplement accordé à Robert Badinter « le bénéfice de la bonne foi » (p. 16 du jugement et p. 274 du livre). Si je n’ai pas interjeté appel, c’est que pour moi, le tribunal me rendait justice sur l’essentiel : la vérité était que R. Badinter ne m’avait jamais fait condamner pour être un faussaire de l’histoire. D’ailleurs, jamais de ma vie je n’ai été condamné pour être un faussaire de l’histoire ou pour avoir faussé ou falsifié quoi que ce fût. Affirmer ou laisser entendre le contraire, c’est me diffamer.

Signature :


24 décembre 2008

Tuesday, December 16, 2008

Un aspect inattendu de Guy de Girard de Charbonnières

En 1985, Guy de Girard de Charbonnières a publié un livre dont le titre est emprunté d’un mot de Winston Churchill sur la Seconde guerre mondiale: La plus évitable de toutes les guerres (Paris, Editions Albatros, 271 p.). Dans le Bulletin célinien n° 296 (avril 2008), Charles-Antoine Cardot a publié une remarquable étude sur le personnage de Charbonnières et il a été conduit à citer de larges et intéressants extraits de ce livre, dont le sous-titre est: Un témoin raconte. Personnellement, si j’avais à signaler un extrait de cet ouvrage aux céliniens, ce serait l’étrange chapitre XIV.

En dix pages, l’auteur y raconte un voyage qu’il a fait avec un ami, en voiture, à travers l’Allemagne, à l’été de 1939, c’est-à-dire juste avant l’éclatement du conflit. Rarement ai-je lu un témoignage empreint de plus de compréhension et de plus de sympathie pour le peuple allemand, y compris lorsque la foule allemande à Munich, loin de toute «hystérie collective» et «sans aucune démence», manifeste une «prodigieuse ferveur» à l’endroit de son Guide (p. 198). Charbonnières était certes en faveur d’une politique de fermeté à l’égard d’Adolf Hitler mais il jugeait insensée la perspective d’une guerre entre Allemands et Français: «En quoi étions-nous des ennemis? Je repartis [d’Allemagne] en me disant à la fois que la guerre était certaine et qu’elle était impossible» (p. 203). Au fond, à cette époque, Céline et son futur Torquemada n’étaient peut-être pas si loin de partager, sur l’essentiel, les mêmes convictions: tous deux, la mort dans l’âme, jugeaient la nouvelle guerre franco-allemande à la fois inéluctable et absurde. D’autres en ont jugé autrement.


NB. Pour en obtenir la parution dans Le Bulletin célinien n° 303 (décembre 2008), p. 8, j’ai dû signer ce bref article d’un nom de plume (Jessie Aitken), qui se trouve être le nom de ma mère.

C’est à l’héroïque Vincent Reynouard, et à nul autre, que je dois d’avoir lu La plus évitable de toutes les guerres. Non sans raison, il qualifie ce témoignage de «capital». Il en cite de larges extraits dans ses «Réponses à un ‘antinazi’» (Sans Concession, septembre-décembre 2008, p. 135-137).

Vers la fin de la guerre, Louis-Ferdinand Céline, avec sa femme et leur chat Bébert, a d’abord cru trouver refuge à Copenhague, mais, au Danemark comme partout ailleurs en Europe, allait se déclencher une chasse aux vaincus qui dure encore aujourd’hui, soixante-trois ans après la fin de la guerre (voyez, entre autres, la nouvelle affaire Demjanjuk). Pour leur courte honte, les autorités danoises ont arrêté Céline et, dix-huit mois durant, l’ont détenu en prison (cellule et hôpital) dans de terribles conditions. Mais, pour leur honneur, elles n’ont pas déféré à la demande d’extradition reçue des autorités françaises. Guy de Girard de Charbonnières du Rozet (1907-1990), ministre de France au Danemark, a déployé une considérable activité en vue d’obtenir cette extradition, mais il a fini par échouer dans son entreprise qui, en cas de succès, aurait peut-être abouti pour Céline à une sentence de mort. A l’époque, en France, les «Comités de libération (sic)» faisaient la loi au sein des «Cours de justice (sic)». Communistes et gaullistes y communiaient dans des mascarades judiciaires qui leur permettaient de prononcer à la chaîne, en particulier contre les écrivains, les condamnations les plus lourdes et les plus expéditives.

Friday, December 12, 2008

Dans nos écoles, le catéchisme obligatoire de la Shoah et du Shoah Business

Au sujet de «Comment enseigner la Shoah en CM2» (Le Monde, 7-8 décembre 2008, p. 23), un correspondant, auquel je signalais qu’avec «la mallette Simone Veil» on se proposait déjà d’initier à la Shoah les enfants de cinq ans, m’a écrit:

Je suis très inquiet pour mon petit garçon qui risque lui aussi d’être pris en otage. Je ne veux pas qu’il voie ce genre d’horreur.
Nous allons être obligés de le mettre en garde contre ces tentatives de manipulation, mais vous imaginez le risque de confusion et d’incompréhension dans l’esprit d’un enfant de cinq ans! Il y a de quoi le déboussoler pour la vie ...


A ce correspondant, j’ai répondu que je comprenais son inquiétude mais qu’à mon avis il était probablement trop tard pour contenir le flot de la propagande de la Shoah ou du Shoah Business, en particulier dans nos écoles.

Voilà beau temps que ces cours obligatoires de catéchisme auraient dû faire l’objet de dénonciations publiques ; avant de devenir officiels ils existaient de fait avec, par exemple, le Journal d’Anne Frank, le film Nuit et brouillard, les concours de la Résistance et de la Déportation, l’apposition de plaques mensongères sur la façade des écoles primaires, les radotages, dans les classes, de miraculés subventionnés, les cérémonies, les anniversaires, les rappels rituels, les klarsfelderies (père, mère et fils) et, précisément, la « mallette Simone Veil » pour les petits enfants.

La religion séculière de «l’Holocauste» est devenue universelle en un laps de temps record. Elle est née en 1945-1946, au lendemain de la dernière grande boucherie; elle a fait ses premiers pas avec la création d’un état religieux juif en terre de Palestine (1948) et elle a pris son envol avec le rapt, le procès-spectacle et l’exécution propitiatoire d’un innocent, Adolf Eichmann (1960-1961); puis, elle n’a cessé de grandir et de prospérer (années 1970); elle a d’abord paru atteindre le maximum de son développement (années 1980-1990) mais, en réalité, nous n’avions encore rien vu: par la suite (du 11 septembre 2001 à nos jours), elle est devenue la religion quasi officielle du monde occidental, si bien que maintenant la Shoah et le Shoah Business ont cours forcé dans notre société de consommation forcée.

L’Etat d’Israël disparaîtra, la société de consommation affrontera une crise, mais la religion de «l’Holocauste» et le Shoah Business ne seront sans doute pas remis en cause avant longtemps: ils constituent désormais un tabou.

On se gaussait lorsque, dans ces lointaines années 1970 et au début des années 1980, je dénonçais en propres termes la nocivité et la puissance de la «RELIGION» de «l’Holocauste». On me traitait d’antisémite, c’est-à-dire d’antijuif et j’étais, paraît-il, partie prenante d’un vaste complot visant les juifs.

Lors de mes plus récents procès, j’ai vu les avocats des pieuses associations qui me poursuivaient renoncer progressivement à toute tentative d’argumentation sur le fond historique; les procureurs et les juges ont suivi la même évolution, celle d’un retour à des pratiques obscurantistes supposées appartenir à une époque révolue depuis des siècles. J’ai alors imaginé ce beau monde rejugeant Galilée et lui tenant à peu près ce langage:

«Galilée, nous vous avons sondé le coeur et les reins; tout ce que vous prétendez être exact, et facile à prouver, vous est, en réalité, inspiré à la fois par Satan (l’esprit qui toujours nie) et par votre haine de notre Sainte Foi. Nous refusons de vous écouter sinon pour la forme; nous n’irons pas vérifier ce que vous prétendez voir dans votre lunette. Nous vous condamnons pour rejet de la Vérité révélée. Au reste, notez que la foule nous approuve de ses cris et que nos savants, du haut de leurs chaires, nous donnent pleine raison. S’il en est qui se taisent, c’est parce qu’ils nous approuvent. Nous le savons de science certaine puisque, aussi bien, de ceux-là aussi nous sondons les coeurs et les reins.»

Le combat révisionniste doit se poursuivre, implacablement mais sans illusions.

Saturday, November 22, 2008

Pour Patrick Jarreau, chroniqueur au «Monde»

Monsieur,

L’article que vous intitulez «Coups de canif dans le ‘politically correct’» (Le Monde, 22 novembre 2008, p. 2) m’a intéressé.

Depuis quelques années, je suis les activités de «Liberté pour l’histoire» et je recueille les déclarations sur le sujet de feu René Rémond, de Pierre Nora, de Françoise Chandernagor et de Grégoire Kauffmann. Ces personnes se donnent des airs d’aller parfois contre le vent dominant des idées ou des tendances, c’est-à-dire contre ce que vous appelez le «politically correct». Mais, en fin de compte, y compris par le récent «Appel de Blois», où l’on donne à croire qu’on est contre toutes les lois mémorielles, on cherche, en fait, à préserver le caractère unique de la loi Gayssot. Cette loi que William Bourdon, avocat du Monde, a justement qualifiée d’«atroce» est chère aux juifs. Dès le mois de mai 1986, elle a été réclamée par le grand rabbin Sirat et ses amis. C’est Laurent Fabius et non Jean-Claude Gayssot qui, non sans mal, en a obtenu l’institution le 13 juillet 1990. Comme vous le montrez fort bien, la voici devenue aujourd’hui la seule loi mémorielle assortie de sanctions. Extraordinaire privilège! Bien loin derrière elle, en position de rattrapage, apparaissent deux autres lois mémorielles (l’arménienne et la noire) qui – attention! – ne sont pas assorties de sanctions. En troisième position, enfin, figurent toutes les autres lois mémorielles possibles: elles passeront à la trappe ou laisseront place, tout au plus, à des «résolutions».

Les organisations juives devraient pousser un soupir de soulagement: la religion de «l’Holocauste» ainsi que l’industrie ou le business de la Shoah vont conserver leur privilège, leur exclusivité; les autres «mémoires» ne peuvent plus espérer de véritable estampille gouvernementale. Soupir de soulagement au CRIF: «A nous, et à nous seuls, le recours aux lois, aux juges et aux gendarmes!» On ne mélangera plus les serviettes et les torchons.

Votre titre m’étonne. Pour ma part, je ne vois pas ici de «coups de canif dans le ‘politically correct’». Nous sommes, au contraire, en plein dans le respect du politiquement correct. Ce sont les propositions de lois vendéennes, colonialistes ou autres qui auraient pu donner des coups de canifs, mais on n’en parlera plus. Ce sont les lois arméniennes ou noires qui auraient pu remettre en cause le très politiquement correct privilège des juifs, mais elles ne sont pas et ne seront pas assorties de sanctions, elles.

Vous stigmatisez «les nazis», «les troupes allemandes», «l’antisémitisme» et le «négationnisme», lequel, pour vous, ne serait qu’«une nouvelle stratégie de l’antisémitisme». Vous insistez sur la «tragédie» des juifs «qui pèse sur la conscience occidentale»; vous prenez soin de le faire sans évoquer, à la même époque, les trop REELLES tragédies des enfants allemands phosphorisés, des enfants japonais atomisés, des femmes violées ou tondues, des plus formidables déportations qu’ait jamais connues l’histoire des hommes, des abominables épurations qui se poursuivent encore aujourd’hui plus de soixante ans après la fin du conflit, de la guerre délibérément faite aux civils par Churchill et Roosevelt, du terrorisme et du communisme moscoutaire d’Uncle Joe, notre cher et fidèle allié. En somme, je vous vois donner là dans tous les godants de l’époque. Votre article lui-même me semble donc d’une irréprochable correction politique. Qu’en pensez-vous?

Recevez, je vous prie, mes salutations.

Robert FAURISSON

Thursday, November 20, 2008

Marcel Gauchet en matamore de la revue «Le Débat»

Marcel Gauchet est le rédacteur en chef de la revue bimestrielle Le Débat, fondée et dirigée par Pierre Nora. L’homme n’est pas antipathique mais il frappe par sa candeur d’universitaire et par sa propension à la suffisance.

Si j’en crois un article d’Elisabeth Lévy portant sur l’affaire Siné («Liberté ou délit d’expression?», Le Point, 31 juillet 2008, p. 66-67), Marcel Gauchet souhaite que la presse française jouisse de la même liberté que celle dont, aux Etats-Unis, bénéficie la presse en vertu du premier amendement à la constitution américaine. Devançant l’argument selon lequel ce serait ouvrir la porte aux révisionnistes, notre homme a, paraît-il, lancé: «Je me sens de taille à régler leur compte aux négationnistes et autres fauteurs de haine, par l’argumentation.»

Qu’attend notre matamore pour passer à l’acte? Il pourrait, en principe, le faire dans sa revue même. Voilà plus de trente ans, au moins, que les affirmationnistes attendent un sauveur qui soit enfin de taille à régler leur compte aux révisionnistes non par l’agression physique, le tribunal, la prison ou l’amende, mais «par l’argumentation». Jusqu’à présent les Vidal-Naquet et autres Klarsfeld y ont échoué. Le fiasco de Serge et Beate Klarsfeld a été éclatant: Jean-Claude Pressac, dont ils avaient, à grands frais, cautionné les recherches et les publications, a fini par les envoyer au diable, jugeant que, tout compte fait, la thèse holocaustique était tout juste bonne pour «les poubelles de l’histoire» (Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Gallimard, 2000, p. 652).

Mais Marcel Gauchet est un naïf. «Argumenter» en la matière est interdit par la loi Gayssot du 13 juillet 1990 et surtout par la jurisprudence de cette loi. Argumenter, c’est tenter de prouver ou de contester quelque chose par des arguments. Vouloir aujourd’hui prouver l’existence, par exemple, des «chambres à gaz nazies» reviendrait nécessairement, au moins en un premier temps, à paraître contester cette existence ou à faire naître l’idée que la réalité de ces monstrueux abattoirs chimiques n’aurait pas encore été prouvée. Depuis 2006, il est inscrit dans le code pénal (Dalloz, 103e édition, p. 2059) qu’ici la simple contestation est interdite «même si elle est présentée sous une forme déguisée ou dubitative ou par voie d’insinuation». Dans la pratique, des juges en ont conclu que toute approche du «problème» sentait le soufre. Aujourd’hui, répondre à un journaliste vous interrogeant sur les «chambres à gaz»: «Je souhaite que les historiens puissent s’exprimer librement sur le sujet», c’est encourir une lourde condamnation. La loi Gayssot, qui invoque le tribunal de Nuremberg en matière de «crimes contre l’humanité», nous renvoie en quelque sorte à l’article 19 du Statut de ce tribunal qui cyniquement prononçait: «Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique mais les tiendra pour acquis.» Depuis 1995/1996, plus aucun auteur holocaustique n’a essayé de prouver «l’Holocauste». Tous posent en principe que le crime et l’arme du crime ont existé. Si un Marcel Gauchet s’avisait soudain de vouloir développer son «argumentation», il subirait les foudres de Claude Lanzmann, de Pierre Nora (son patron!) et de toute la corporation, pour qui pareille entreprise reviendrait à «entrer dans le jeu cher aux négationnistes».

Marcel Gauchet vit dans les nuées. Il ne connaît ni la teneur ni la force des arguments révisionnistes et il ignore que ses propres amis mettraient vite le holà à sa tentative d’affronter les révisionnistes sur le terrain de l’argumentation.

Sunday, November 16, 2008

Loi Gayssot : Gaby Cohn-Bendit contre Pierre Nora

Le Choc du mois reprend des couleurs. Le directeur en est Jean-Marie Molitor et le rédacteur en chef, Bruno Larebière. Son adresse: 51, Boulevard Garibaldi, 75015 PARIS; tél.: 09 79 04 09 96.

Sa livraison n° 27 (novembre 2008) contient, parmi d’autres articles qui attestent de recherches sérieusement menées, une étude de Patrick Cousteau, intitulée «Halte aux ‘compétitions mémorielles’!»

Pierre Nora et Françoise Chandernagor s’y voient remis à leur place et leur hypocrisie y est dénoncée. Ces bons apôtres ont, dans leur «Appel de Blois», affecté de se présenter en défenseurs de la «liberté pour l’histoire». En réalité, ils sont en faveur de la loi Gayssot et veulent préserver celle-ci de «lois concurrentes». La Shoah bénéficierait ainsi d’un privilège qu’ils jugent mérité. Quant aux révisionnistes, ils seraient, à en croire la romancière Françoise Chandernagor, «des imbéciles».

P. Cousteau nous confirme que Jean-Gabriel Cohn-Bendit, lui, est resté «fidèle à ses convictions». Il écrit:
Aux journées historiques de Blois, [...] seul Gabriel Cohn-Bendit, qui n’avait pas été invité à participer au débat, est bruyamment intervenu depuis le public, pour remettre les choses à l’endroit: «Si on en est arrivé là, c’est parce que, dans les années 1980, nous avons introduit le droit pénal dans le débat historique! Au lieu de punir les révisionnistes, il fallait s’opposer à eux sur leur terrain intellectuel! Au lieu de lois, il fallait asséner des arguments.» Le tonitruant frère de «Dany-le-rouge», fidèle à son engagement libertaire, continue de prôner une liberté d’expression totale, même pour les révisionnistes. «On ne comprend bien que ce qui s’exprime librement!» Et de conclure que, pour sortir de la spirale infernale des compétitions mémorielles, il est désormais indispensable «d’abolir la loi Gayssot».
On aura noté les deux phrases consécutives: «il fallait s’opposer à eux sur LEUR TERRAIN INTELLECTUEL!» et «Au lieu de lois, il fallait asséner des ARGUMENTS».

Il est exact qu’on n’a guère cherché noise aux révisionnistes sur le «terrain intellectuel» et qu’on ne leur a pas vraiment opposé ce qui peut s’appeler des «arguments», c’est-à-dire des «preuves à l’appui ou à l’encontre d’une proposition». Pierre Vidal-Naquet, Serge Klarsfeld et quelques autres s’y sont bien essayés pendant un temps mais leur entreprise a échoué dans de telles proportions que les Claude Lanzmann et autres cinéastes à la Spielberg ont décrété qu’il ne fallait plus ainsi entrer «dans le jeu des révisionnistes»; selon eux, il convenait désormais de laisser parler «la Mémoire» et non «l’histoire». Il fallait de l’émotion, de l’évocation, de l’imagination, des images, des films, du théâtre, des témoignages, des romans historiques, des récits, du story telling, des cérémonies, des pèlerinages «et même du kitch» (sic). Ils ont été entendus et suivis. Quant aux révisionnistes de «l’Holocauste», baptisés «négationnistes», on les a traités de «gangsters de l’histoire» et on les a traînés en justice.

L’inconvénient de cette politique de la Mémoire (qui plus est, une Mémoire à majuscule et à sens unique) réside dans le fait que, pour reprendre le mot d’Alain Finkielkraut, les juifs peuvent apparaître à certains comme «les chouchous de la mémoire» et, à ce titre, susciter animosité ou jalousie (Le Monde, 9 mars 2008).

Thursday, November 13, 2008

Une nouvelle perquisition à mon domicile

Aujourd’hui, jeudi 13 novembre, à 6h15 du matin, deux officiers de police judiciaire (OPJ), venus la veille de Paris et accompagnés de trois policiers en uniforme, ont fait irruption à mon domicile non sans provoquer un fracas délibéré. Agée de 77 ans, ma femme, qui est cardiaque, en a éprouvé une commotion dont je crains maintenant les suites. Pendant une heure et demie elle a été confinée dans une pièce, sous bonne garde, avec l’un de ses frères et l’épouse de ce dernier qui, cette nuit-là, se trouvaient à notre domicile.

Ce comportement de malotrus est d’autant moins admissible que les deux OPJ savaient le mauvais état de santé de ma femme. Ils avaient déjà perquisitionné mon domicile le 24 janvier de cette année. Ce jour-là, placé en garde à vue dès mon arrivée au commissariat de Vichy et averti qu’après mon audition les policiers se porteraient avec moi à mon domicile pour une perquisition, j’avais signalé aux deux OPJ que, ma femme étant cardiaque, je lui avais caché que j’étais convoqué au commissariat. Je leur avais précisé qu’à une heure donnée elle quitterait notre domicile et je leur demandais d’attendre cette heure-là pour y faire leur apparition. Or ils n’avaient tenu aucun compte de mon avertissement et, par leur arrivée intempestive à la maison, ils avaient déjà provoqué chez ma femme un sérieux malaise cardiaque.

Ce 13 novembre, je les ai vertement tancés. Je leur ai dit leur fait. Ils se sont calmés.

Les policiers en uniforme sont repartis à 7h30. Les OPJ, une jeune femme et un homme jeune, ont opéré de 6h20 à 10h30.

J’ai refusé de répondre à leurs questions. A toutes les questions de la police, j’ai pris le pli, depuis près de trente ans, de répondre : “Pas de réponse”, et cela même si la question est bénigne. Je refuse de collaborer avec la police et la justice françaises dans la répression du révisionnisme historique.

Une fois de plus, mes deux OPJ ont fait chou blanc. Une fois encore, ils n’ont trouvé ni l’ordinateur, ni les documents recherchés.

Ils étaient porteurs de cinq (!) commissions rogatoires. Les plus importantes concernaient ma participation à la conférence de Téhéran (11-12 décembre 2006). Jacques Chirac est à l’origine de ces plaintes-là ainsi qu’une organisation « anti-raciste » essentiellement juive.

Je sollicite l’indulgence de mes correspondants si, à l’avenir, je suis amené, pendant un certain temps, à laisser leurs messages ou leurs lettres sans réponse. J’entre à nouveau dans une période de turbulence. Je ne trouve toujours pas d’avocat pour succéder à Eric Delcroix, qui a pris sa retraite. Soit dit en passant, je prie mes correspondants de ne pas venir me recommander tels ou tels avocats, réputés courageux mais qui ne sont que des lâches habitués à plastronner. (Un modèle du genre : Jacques Vergès. Je suis peiné de voir combien peu ont percé à jour la comédie qu’il nous joue. Sa ficelle, de la grosseur d’une corde : la surenchère dans l’antiracisme. « Barbie raciste ? Vous plaisantez ! Il n’y a pas eu plus racistes que les colonialistes français ou encore les Australiens, exterminateurs de la race tasmanienne »).

En France comme ailleurs, les juifs exigent, en ce moment, une répression accrue du révisionnisme. A mesure que l’Etat d’Israël multipliera les provocations à l’endroit des Palestiniens, il se mettra dans un péril croissant, jusqu’à entraîner, ne lui en déplaise, la disparition du régime sioniste. Pour l’heure, ce régime doit à tout prix sauvegarder l’arme numéro un de sa propagande : le mensonge de la religion de « l’Holocauste » avec ses prétendues chambres à gaz homicides.

Attendons-nous tous à être traités en Palestiniens. Pour ma part, je ne plierai pas. Certains me reprochent parfois d’oublier, dans mon combat, que le premier devoir d’un homme serait de préserver la sécurité de sa femme et de ses enfants. Mais peut-être n’est-ce là que le second devoir d’un homme. Peut-être le premier devoir d’un homme est-il d’être un homme.

Je ne perds pas de vue que mon sort reste enviable si je le compare à celui de bien d’autres révisionnistes tels, par exemple, en Allemagne, Ernst Zündel et Germar Rudolf ou, en Autriche, Wolfgang Fröhlich et Gerd Honsik, ou encore Fredrick Töben à Londres. Je songe aussi à l’héroïque Français Vincent Reynouard, à sa femme et à leurs sept enfants.

13 novembre 2008

New police raid at my house

Today, Thursday, November 13, at 6:15 AM, two investigators from the Police Judiciaire in Paris, having arrived in Vichy yesterday evening, burst into my house accompanied by three uniformed policemen, not without deliberately making a great deal of noise. This caused a severe nervous shock to my wife, who, at 77, suffers from a heart condition; I now fear the possible consequences. For the next hour and a half the armed policemen kept her, her brother and his wife (the couple had happened to be spending the night at our house) confined in a room, forbidding them to leave it.

The police’s loutish behaviour was all the more inadmissible as the two investigators (officiers de police judiciaire – OPJ’s) knew of my wife’s poor state of health. They had already visited us last January 24. That morning, upon reporting at Vichy police station to answer a summons, I was immediately placed in custody. When told that, after a questioning session, the policemen would be taking me back to my house and carrying out a search, I’d informed the OPJ’s that, as my wife had a weak heart, I had kept the matter of my summons a secret. I told them that at a certain time soon my wife would be leaving the house, and requested that they wait till then to show up for their search. However, they paid no heed to my warning and, with their untimely arrival, they had already given my wife a cardiac trauma.

This November 13 I hauled them over the coals. I told them what was what. And they calmed down.

The three men in uniform went away at 7:30 AM. The OPJ’s, a young woman and a youngish man, performed their search from 6:20 to 10:30.

I refused to answer their questions. For nearly thirty years I’ve been in the habit of responding to all questions from the police with the words: “No answer”, even if the questions are harmless ones. I refuse to collaborate with the French police and justice system in their repression of historical revisionism.

Once again, my two OPJ’s drew a blank. Once again, they found neither the computer nor the documents sought.

They came bearing five (!) warrants, the most important of these concerning my participation at the Tehran conference of December 11-12, 2006. The charges originated with then President Jacques Chirac and an essentially Jewish “anti-racist” organisation.

I ask indulgence of my correspondents beforehand should they find that, for a certain period, I leave their messages or letters unanswered. I am once more entering a time of turbulence. I have still not found a lawyer to replace Eric Delcroix, who has retired. By the way, I shall also ask my contacts not to come forth with recommendations of this or that reputedly courageous lawyer: there are in fact only cowards and inveterate swaggerers. (A model of the type: Jacques Vergès. It pains me to note how few people have seen through the act he puts on. His pet artifice, clumsy as can be, is anti-racist one-upmanship. “Barbie a racist? You must be joking! No one was ever more racist than the French colonialists or the Australians, exterminators of the Tasmanian race.”)

In France as elsewhere at this moment, the Jews are demanding a greater crackdown on revisionism. As long as the State of Israel persists with its repeated provocations of the Palestinians, it will be putting itself in growing danger and, eventually, bringing about, whether it likes it or not, the Zionist regime’s disappearance. For the time being, that regime must at all costs safeguard its number one propaganda weapon: the lie that is the religion of “the Holocaust” with its alleged homicidal gas chambers.

We may expect to be treated like Palestinians. For my part, I will not give in. People sometimes find fault with me for forgetting, in my struggle, that a man’s first duty is to preserve the safety of his wife and children. But that, perhaps, is only a man’s second duty. Perhaps the first duty of a man is to be a man.

I do not lose sight of the fact than my lot remains enviable when compared with that of a good many other revisionists such as, for example, Ernst Zündel and Germar Rudolf in Germany, or Wolfgang Fröhlich and Gerd Honsik in Austria, or Fredrick Töben in London. I also think of the heroic Frenchman Vincent Reynouard, his wife and their seven children.

Sunday, November 9, 2008

Encore un serpent de mer à Auschwitz !

La dernière livraison de Bild nous annonce qu’on vient de découvrir de nouveaux documents sur Auschwitz et qu’en particulier l’un de ces documents prouverait l’existence d’une chambre à gaz homicide dans ce camp. A Berlin, Hans-Dieter Kreikamp, responsable des Archives fédérales, a cru enfin trouver dans cette «découverte» le moyen de faire taire les révisionnistes.

En réalité, ce type de documents n’a rigoureusement rien de nouveau et le plan de la «chambre à gaz» en question (Gaskammer, en toutes lettres) est celui d’une simple «installation d’épouillage» (Entlausungsanlage, également en toutes lettres).

D’ailleurs, un passage de l’article de Bild prouve l’embarras de nos farceurs. Le voici en allemand, suivi de sa traduction en français: «Dass in der 11,66 mal 11,20 Meter großen „Gaskammer“ nicht Kleidungsstücke mit dem bei der SS üblichen Blausäure-Mittel entlaust, sondern Menschen vergast werden sollten, muss als sehr wahrscheinlich angenommen werden.» Soit, en français: «On doit tenir pour très vraisemblable que dans cette «chambre à gaz» de 11,66m par 11, 20m on n’a pas épouillé des pièces vestimentaires avec l’habituel moyen cyanhydrique des SS mais qu’on a dû y gazer des êtres humains.»

Le lecteur aura noté: «On doit tenir pour très vraisemblable […] qu’on a dû y gazer des êtres humains».

Ce passage a été escamoté dans les articles de la presse française ou anglaise qui me sont jusqu’ici parvenus et où l’on prétend citer Bild.

Je me permets de rappeler que j’ai été le premier au monde à publier les plans des crématoires d’Auschwitz censés contenir des chambres à gaz homicides, lesquelles étaient, en fait, soit des dépositoires, soit un abri anti-aérien, soit d’autres pièces inoffensives. J’ai découvert ces plans en 1976 dans les archives du camp et j’en ai commencé la publication dans le magazine espagnol Interviu (février 1979), où l’on me voit tenir un plan de crématoire tout à fait comparable à celui que publie Bild. Par la suite, je n’ai cessé de revenir, pendant près de trente ans, sur les conclusions à tirer de ces plans ainsi que de bien d’autres éléments tels que l’examen des lieux du crime, supposé, à Auschwitz, la bibliographie scientifique concernant les méthodes d’épouillage, de désinfection ou de désinfestation au moyen du Zyklon B et la procédure d’exécution au gaz cyanhydrique suivie dans les pénitenciers américains. (Inventé après la première guerre mondiale et encore en usage aujourd’hui sous un autre nom, celui de Cyanosil, le Zyklon B est un produit à base d’acide cyanhydrique.) Par la suite, à peu près tous les chercheurs révisionnistes (Fred Leuchter, Germar Rudolf, Carlo Mattogno et tant d’autres) ont abondamment fait usage de ces plans ou d’autres plans encore, que Bild découvre aujourd’hui comme on découvre la lune ou le monstre du Loch Ness. Les antirévisionnistes ont bien dû, eux aussi, à leur tour, publier ces plans et tenter, mais en vain, d’en contester l’évidente signification. Tel a été, en particulier, le cas du pharmacien Jean-Claude Pressac. Je rappelle que ce dernier, après avoir déployé les formidables moyens mis à sa disposition par le couple Klarsfeld pour soutenir la thèse de «l’Holocauste» en général et des prétendues chambres à gaz homicides d’Auschwitz en particulier, a fini par écrire que, tout bien considéré, cette thèse était à jeter «aux poubelles de l’histoire» (Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Gallimard, 2000, p. 652).

En fin de compte, le journaliste de Bild n’a fait que recycler une rumeur.

Reste à savoir si les autorités juives vont lui faire grief de sa lourdeur ou le féliciter de sa bonne volonté à servir leur propagande.

Another hackneyed Auschwitz “revelation”!

The latest issue of the German mass-circulation daily Bild announces the recent discovery of new documents on Auschwitz, writing, in particular, that one of them seems to prove the existence of a homicidal gas chamber in that camp. In Berlin, Hans-Dieter Kreikamp, head of the Federal Archives, thinks that in this “discovery” he has found the way to silence the revisionists.

In reality, there is strictly nothing new about this type of document, and the building plans of the “gas chamber” in question (
Gaskammer, fully spelled out) are those of a simple “delousing facility” (Entlausungsanlage, fully spelled out as well).

Besides, a passage in the
Bild article demonstrates the unease of our fraudsters. Here it is in German, followed by an English translation: “Dass in der 11,66 mal 11,20 Meter großen „Gaskammer“ nicht Kleidungsstücke mit dem bei der SS üblichen Blausäure-Mittel entlaust, sondern Menschen vergast werden sollten, muss als sehr wahrscheinlich angenommen werden.” “It must be considered very likely that in this 11.66 by 11.20-meter ‘gas chamber’ it was not garments that were deloused in the SS’s usual way with hydrogen cyanide, but that it was human beings who must have been gassed.”

The reader will have noted: “
It must be considered very likely […] that it was human beings who must have been gassed.”

This passage was left out of the articles in the French or English-language press which have, so far, come to my attention and which claim to quote
Bild.

I shall permit here myself to remind readers that I was the first in the world to publish the building plans for the Auschwitz crematoria supposed to have housed homicidal gas chambers; the spaces in question were actually either morgues, an air-raid shelter, or some other innocuous rooms. I discovered those drawings in 1976 in the camp archives and began publishing them with an article in the Spanish magazine
Interviu (February 1979), a piece carrying a photo of me holding a sheet with crematorium plans altogether comparable to the ones now shown in Bild.

In the nearly thirty years since then, I have never ceased going over the conclusions to be drawn from those plans and from a number of other elements, like the inspection of the purported crime scenes at Auschwitz, or, on the one hand, the scientific bibliography regarding delousing, disinfection or anti-infestation methods using Zyklon B and, on the other hand, the procedure for executing a condemned prisoner with hydrogen cyanide gas as followed in certain American penitentiaries. (Invented shortly after the first world war and still in use today under another name, “Cyanosil”, Zyklon B is a hydrogen cyanide-based substance).

From then onwards, nearly all the revisionist researchers (Fred Leuchter, Germar Rudolf, Carlo Mattogno and many others) have made extensive use of those plans or of others still, which Bild discovers today, just as someone might discover the moon or the Loch Ness monster. Indeed the anti-revisionists have also, at their end, had to publish these plans and then attempt, though in vain, to challenge the obvious significance thereof. Such was precisely the case with the French pharmacist Jean-Claude Pressac. I’ll recall that he, after having deployed the formidable means put at his disposal by the Klarsfeld couple to uphold “the Holocaust” argument in general and that of the alleged homicidal Auschwitz gas chambers in particular, wound up writing that, all things considered, those arguments were fit only “for the rubbish bins of history” (Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Gallimard, 2000, p. 652).

In the end, the
Bild reporter has done nothing but recycle an old rumor.

It remains to be seen whether the Jewish authorities find fault with his clumsiness or, instead, congratulate him for being so willing to help with their propaganda.

Friday, October 24, 2008

Avocat de R. Badinter, Bernard Jouanneau accumule les flops


La malchance décidément le poursuit. Maître Bernard Jouanneau a un jour déclaré: «La Shoah m’est un jour tombée dessus en 1972, lorsque Robert Badinter m’a fait entrer à la LICRA. Dès lors, j’ai fait du combat contre Faurisson l’engagement de toute ma vie » (Fanny Bijaoui, « Bernard Jouanneau en première ligne contre le négationnisme », Tribune juive, avril 2008, p. 91). B. Jouanneau s’est toujours fait l’ardent défenseur de la loi anti-révisionniste Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990. Prenant récemment connaissance de l’«Appel de Blois » lancé par Pierre Nora, directeur de l’association bidon « Liberté pour l’histoire » (Le Monde, 11 octobre 2008, p. 21), il s’est alarmé. Il a cru que P. Nora considérait «les lois mémorielles – y compris la loi Gayssot de 1990 – comme des dispositions législatives indignes d’un régime démocratique ». Il se trompe du tout au tout. P. Nora veut que l’on conserve la loi Gayssot et il lance un appel pour qu’on la préserve de toute concurrence ! C’est ce que révèle une lecture attentive de son texte, un texte de maître filou destiné à faire croire que son auteur, P. Nora, est contre toutes les lois mémorielles alors qu’en réalité il ne condamne que ce qu’il appelle « la dérive des lois mémorielles [...] dont l’application peut entraîner des conséquences graves pour le métier d’historien et la liberté intellectuelle en général ». Pour P. Nora, la Mémoire juive est la seule qu’on ne pourra pas « contester », toute «contestation» de cette Mémoire entraînant pour son auteur de lourdes peines de prison, d’amende, de dommages-intérêts sans compter les frais de publications judiciaires forcées.

Dans l’article qu’on lira ci-dessous, B. Jouanneau commet une seconde méprise. Il écrit : « Robert Badinter [avait été] poursuivi pour diffamation par Robert Faurisson, pour avoir traité ce dernier de ‘faussaire de l’histoire’». En réalité, R. Badinter était allé beaucoup plus loin : il avait osé prétendre, sur la chaîne de télévision ARTE, qu’il m’avait « fait condamner [en justice, en 1981] pour être un faussaire de l’histoire ». Il commettait là un froid mensonge et j’avais donc porté plainte contre lui pour diffamation ; B. Jouanneau allait être son défenseur. Le 21 mai 2007, le tribunal de la XVIIe chambre prononçait que R. Badinter, incapable de fournir la preuve de son assertion, m’avait effectivement diffamé mais... de bonne foi (sic). B. Jouanneau a fait un double aveu à F. Bijaoui, journaliste de Tribune juive (article susmentionné) : il a d’abord reconnu que le procès de 1981 s’était achevé sur « une défaite » pour son client aussi bien que pour lui-même et que Faurisson n’y avait nullement été condamné pour être un faussaire de l’histoire ; puis il a admis que, dans le procès de 2007, les juges ont estimé que la preuve de la vérité n’avait « pas été apportée [par R. Badinter]. » Un double bide judiciaire pour l’avocat et son client.

Ajoutons enfin, pour en terminer ici avec l’infortuné et maladroit avocat de la Shoah, de la Mémoire juive et de R. Badinter, que son livre, avec un avant-propos de son ami et client, a été un fiasco. La Justice et l’Histoire face au négationnisme / Au cœur d’un procès, Fayard, 2008 [janvier], 407 pages, a été mis en vente le 23 janvier 2008. A ce jour il n’a connu aucune recension. Il faut dire que l’ouvrage est d’une nullité pathétique. Si j’en trouve le temps, j’en rendrai compte parce qu’il est hautement significatif des procédés d’esbroufe auxquels ont recours B. Jouanneau, R. Badinter et leurs amis quand il leur faut affronter les révisionnistes dans un prétoire.


Sur un site arménien, le pitoyable article (fond et forme) de B. Jouanneau (24 octobre 2008) <http://www.armenews.com/article.php3?id_article=45945>

S.O.S pour la dignité

La mobilisation des historiens contre les lois mémorielles vient de donner lieu à un nouvel appel (appel de BLOIS d’octobre 2008) qui fait suite à celui de décembre 2005 lancé par Pierre Nora, Historien et membre de l’Académie française et président de l’association « Liberté pour l’Histoire ». LE MONDE s’en est fait l’écho le 11 octobre dernier ; sans qu’à ma connaissance personne n’ait réagi.

Ce nouvel appel s’adresse aux Historiens pour « mettre un coup d’arrêt à la dérive des lois mémorielles « et aux responsables politiques auxquels il demande de « ne pas instituer par la loi et pour le Passé des vérités d’Etat dont l’application judiciaire peut entraîner des conséquences graves pour le métier d’Historien et la liberté intellectuelle en général »

Alors que nous attendons toujours un acte de courage de la part du sénat, après le vote par l’Assemblée Nationale de la loi incriminant la négation du génocide arménien, on peut s’attendre à ce que cet appel nourrisse la résistance de la Haute Assemblée à s’engager dans cette voix [sic].

Mais ce n’est pas encore assez. Ainsi faudrait-il revenir sur la loi du 29 juillet 2001 qui a reconnu l’existence du génocide arménien ; parce qu’il ne s’agirait, somme toute « que de crimes dans lesquels la France n’a aucune part ». Comme si la loi Gayssot avait eu vocation à compenser la part que la France aurait prise dans la mise en œuvre de la Solution Finale !

L’illustre académicien qui veut bien concéder que la notion de crime contre l’humanité est un progrès de la conscience universelle, n’en persiste pas moins à considérer les lois mémorielles -y compris la loi Gayssot de 1990 -comme des dispositions législatives indignes d’un régime démocratique.

Contrairement à ce que j’entends dire ça et là l’abrogation de la loi Gayssot sur la nécessité et l’opportunité de laquelle tous les historiens n’ont pas le même point de vue , figure bien au programme de l’association Liberté pour l’Histoire. Le serait-elle qu’on serait en droit de se demander pourquoi.

Qui n’a pas compris, que ce n’est pas la compassion envers les victimes et les survivants qui justifie le recours à la loi en cette matière...que c’est la Dignité de la personne humaine qui rend ces lois justes et nécessaires ...que la Dignité de la personne humaine est un principe constitutionnel de valeur équivalente à la Liberté d’Expression... qu’il n’y a pas de défense professionnelle et catégorielle qui tienne face à cette exigence qui vaut pour tous les génocides ?

Cela ne signifie pas que les recherches et les travaux des historiens soient interdits ou compromis dès lors qu’ils portent sur les génocides ou sur les crimes contre l’humanité.

Pour avoir, comme avocat depuis 1972 et comme président de MEMOIRE 2000 depuis 1992 pris part à tous les combats menés sur tous les fronts ,au nom du respect de la Dignité de la personne humaine pour faire admettre et reconnaître que la négation des génocides ; qu’il s’agisse des juifs ,des arméniens ,des cambodgiens, des tutsis, des yougoslaves musulmans ou des populations du Darfour, n’en étaient finalement que l’accomplissement et l’achèvement rendant ces crimes presque parfaits, je tiens à rassurer les historiens ; aussi bien ceux qui ont souscrit à l’appel de Blois que ceux qui sont venus en justice soutenir la défense du sénateur Robert Badinter, poursuivi pour diffamation par Robert Faurisson, pour avoir traité ce dernier de «faussaire de l’histoire»

De tous les professeurs que j’ai rencontrés, je n’en vois qu’un qui ait eu à se plaindre de moi et de se voir traîner en justice et il s’appelle Robert Faurisson.

Vous n’avez rien à craindre du parlement ni des juges (je les pratique depuis plus de quarante ans). Ils savent bien faire la différence entre les historiens qui pratiquent la révision en permanence et les négationnistes qui falsifient l’Histoire.

Mais si la dignité a fait des progrès dans notre droit, la liberté d’expression aussi : Le recours à l’article 1382 et à la responsabilité civile nous est aujourd’hui fermé. Bernard Lewis ne serait plus condamné, comme il le fut en 1994. Je ne sache pas que cette condamnation obtenue par le CDCA ait entravé depuis ses recherches ; mais nous n’avons plus été entendus lorsqu’au nom du principe de Dignité de la personne humaine nous avons tenté, ces temps derniers et malgré la reconnaissance législative de 2001, contre le QUID de faire admettre que la négation du génocide arménien y portait atteinte ; ni lorsque nous en sommes pris au consulat de Turquie. Les attaques sournoises de la chambre de commerce d’Ankara qui, sous prétexte de promotion en faveur du tourisme en Turquie, ont permis la diffusion de 700 000 DVD de propagande anti-arménienne, n’ont pas encore trouvé leur juge.

Ça ne peut plus durer .Une telle discrimination dans la protection de la Dignité de la personne humaine est intenable .Que les historiens poursuivent leurs recherches sur le génocide arménien. Il n’est pas question de le leur interdire ni même de les menacer de procès ; mais les négationnistes, d’ou qu’ils viennent et même s’ils se cachent à l’université ne doivent pas y trouver refuge ; mais pour éviter l’arbitraire, seule la loi peut les en priver.

C’est l’honneur de la France d’avoir été le pays des droits de l’homme dans lequel on a compris que l’Homme était fait aussi de sa mémoire et de ses origines ; sans qu’il soit besoin ; comme croit pouvoir le faire l’illustre académicien, de remonter à « la Saint-Barthelemy, aux cathares, aux albigeois ou aux croisades » pour le comprendre.

Il n’y a pas raison pour que ce privilège ne profite qu’aux uns et pas aux autres.

La seule manière de sortir dignement et légalement de cette impasse qui ne relève pas d’un problème professionnel ; mais d’une question existentielle ,est d’éviter la concurrence des victimes et de considérer que c’est l’Humanité qui est victime du négationnisme, comme elle est victime des crimes de ce nom ; quelle que soit la date et le lieu ou le génocide s’est accompli ; dès lors qu’il aura été reconnu par les historiens et/ou par la conscience universelle à travers les instances internationales. Le parlement ne peut pas interdire à l’Humanité d’entrer dans l’hémicycle.

A mon tour je lance un appel pour la Dignité.

24 octobre 2008

Wednesday, October 8, 2008

Pierre Nora jette le masque

Feu René Rémond avait fondé l’association «Liberté pour l’Histoire» (LPH). Il prétendait défendre le droit pour chacun, et non pas seulement pour les historiens professionnels, de traiter de l’histoire en toute liberté, sans encourir les foudres d’une loi qui nous dicterait d’avance où sont le vrai et le faux en matière historique. Mais, lorsque des révisionnistes sont tombés sous le coup de lourdes condamnations prononcées sur le fondement de la loi Fabius-Gayssot (adoptée le 13 juillet 1990), il a, en substance, déclaré que ces «négationnistes» n’étaient pas… des historiens, et qu’il les condamnait.

Pierre Nora, son successeur, a d’abord entretenu l’équivoque. Soucieux de défendre un collègue universitaire poursuivi en justice pour avoir publié une histoire de l’esclavage qui déplaisait à une association noire, il a dénoncé la nocivité des «lois mémorielles», dont la première était la loi Fabius-Gayssot. Certains se sont alors imaginé qu’il demandait, en conséquence, l’abrogation de cette loi spécifiquement dirigée contre les révisionnistes. J’ai eu l’occasion de mettre certains révisionnistes en garde contre cette illusion et j’ai pu leur révéler qu’au sein de son association P. Nora était allé jusqu’à dire que, dans la défense de «la loi Gayssot», il fallait se montrer résolu; il déclarait: «Gardons-nous d’adopter une attitude défensive; nous devons être offensifs sur le plan intellectuel» ou encore: «Il importe de convaincre individuellement les historiens gênés par la loi Gayssot». Pour lui, il convient que la loi Fabius-Gayssot reste la seule loi de son espèce car un seul «génocide» mérite la protection de la loi, celui des juifs. La cause des Vendéens, des Noirs, des Arméniens, des victimes du communisme (autrefois et aujourd’hui), des Rwandais ou d’autres encore ne doit pas bénéficier, à son tour, d’une loi spécifique interdisant toute contestation. Les juifs devront conserver l’exclusivité de leur privilège (comme des nobles? comme des commerçants soucieux d’interdire la concurrence?).

Demain, 9 octobre, paraîtra aux éditions du CNRS un livre portant le titre fallacieux de Liberté pour l’Histoire. Il a pour auteurs P. Nora, «historien, membre de l’Académie française», et Françoise Chandernagor, «romancière, membre de l’Académie française». C’est ce qu’annonce, en page 8, Le Figaro (de M. Dassault). Dans un article intitulé «Gare à une criminalisation générale du passé», P. Nora jette le masque: il est en faveur d’une criminalisation particulière du passé, celui des juifs, et il réprouve toute criminalisation générale qui s’étendrait au passé d’autres groupes humains. En clair, pour lui, il est et il restera criminel de contester l’histoire de «l’extermination» (sic) des juifs telle que l’ont écrite les juges de Nuremberg en 1945-1946, mais il ne devra pas être criminel de contester l’histoire de toute autre «extermination». Selon ses propres mots, «la loi Gayssot avait été conçue dans les circonstances très précises du négationnisme faurissonien, non pas contre les historiens, mais contre les militants de la contre-vérité historique.» Autrement dit, pas de liberté pour les ennemis de la liberté (ou pour ceux que, d’autorité et sans le prouver le moins du monde, l’on décrète menteurs).

Quant à la romancière F. Chandernagor, en un premier temps, elle a su dénoncer la loi Fabius-Gayssot à l’égal de toute autre «loi mémorielle», mais, en un second temps, elle a cru devoir approuver P. Nora. On le regrettera pour elle.

Tuesday, October 7, 2008

Les Journaux d’Anne Frank (France 2)

Après le film, il y aura un débat où l’on aura l’aplomb de prétendre qu’une expertise et une édition "savante" des "Journaux d’Anne Frank" attestent enfin de l’authenticité du Journal d’Anne Frank. Il n’en est rien. Les responsables du Journal d’Anne Frank sont Otto-Heinrich Frank et Isa Cauvern (une Néerlandaise qui écrivait des récits pour une station de radio néerlandaise; elle s’est suicidée l’année de publication du livre, c’est-à-dire en 1947). Le père Frank se croyait une plume mais sa connaissance de la langue néerlandaise était médiocre.

Avant de devenir un escroc littéraire, il a été à Francfort, avec l’un de ses frères, un banquier véreux. Il a eu affaire avec la justice allemande pour cette raison avant l’arrivée de Hitler au pouvoir. Pendant la guerre, il a, à Amsterdam, fait de juteuses affaires grâce à un homme de paille non juif; pour cette raison il a eu des ennuis avec la justice néerlandaise après la guerre mais "l’affaire s'est arrangée".

Anne et Margot Frank ont été à Auschwitz. Pendant longtemps, on nous a dit qu’Anne y avait été gazée. Devant l’arrivée des Soviétiques, elles ont été transférées à Bergen-Belsen où elles sont toutes deux mortes du typhus. Il est attesté par une proche se trouvant dans ce camp que jamais Anne, une brave fille pas mal balourde, n’a parlé d’un quelconque journal qu’elle aurait tenu à Amsterdam.

L’édition "savante" est de pure esbroufe et elle ne contient aucune expertise d’écriture attestant de ce que les spécimens d’écriture qu’on nous y montre sont... d’Anne Frank. On a totalement escamoté ma question sur les deux spécimens d’écriture: une écriture d’adulte du 12 juin 1942 précède une écriture enfantine du 10 octobre 1942.

On a grossièrement caricaturé mes arguments parce qu’on ne leur a pas trouvé de réplique. Et pour cause! Ils reposent sur des observations matérielles imparables.

On s’est gardé de reproduire la remarquable concession que m’a faite le père Frank, pris, devant sa (seconde) femme interloquée, au piège de ses mensonges: "Monsieur Faurisson, vous avez théoriquement et scientifiquement raison. Je vous approuve à 100%... Ce que vous me signalez était, en effet impossible. Mais, dans la pratique, c’est pourtant bien ainsi que les choses se sont passées". Pour ma réponse à cette tentative de fuite, voyez ma réponse immédiate (Serge Thion, Vérité historique ou vérité politique?, La Vieille Taupe, 1980, p. 236).

Le père Frank, un miraculé d’Auschwitz, a eu certes la douleur de perdre pendant la guerre sa première femme et ses deux filles mais il n’en était pas moins un escroc (un charmeur) dont les mensonges embarrassent même ceux qui cherchent ou ont cherché à défendre cette histoire à dormir debout qu’est le prétendu "Journal d’Anne Frank".

Monday, October 6, 2008

Soirée spéciale sur Anne Frank


Demain soir, France 2 consacrera une « soirée spéciale » à Anne Frank avec un documentaire, réalisé par Jon Jones ; un débat suivra au cours duquel on ne manquera sans doute pas de prétendre qu’une expertise et une édition « savante » des Journaux d’Anne Frank sont enfin venues attester, en 1986, de l’authenticité du Journal d’Anne Frank. Il n’en est rien.
En réalité, les auteurs de la version originale en néerlandais du Journal d’Anne Frank sont bel et bien Otto-Heinrich Frank, le père d’Anne, et sa collaboratrice, Isa Cauvern, qui, avec son mari, Albert Cauvern, écrivait des récits pour une station de radio néerlandaise ; Isa s’est suicidée l’année de publication du livre, c’est-à-dire en 1947. Le père Frank se croyait une plume mais sa connaissance de la langue néerlandaise était médiocre.
Pour sa part, avant de devenir un escroc littéraire, il a été, à Francfort, avec l’un de ses frères, un banquier véreux. Il a eu affaire avec la justice allemande pour cette raison avant même l’arrivée de Hitler au pouvoir. Pendant la guerre, il a, à Amsterdam, fait de juteuses affaires grâce à un homme de paille non juif ; pour cette raison il a eu des ennuis avec la justice néerlandaise après la guerre mais « l’affaire s’est arrangée ».
Anne et Margot Frank ont été à Auschwitz. Pendant longtemps, on nous a dit qu’Anne y avait été gazée. Devant l’arrivée des Soviétiques, les deux soeurs ont été transférées à Bergen-Belsen où elles sont mortes du typhus. Il est attesté par une proche se trouvant dans ce camp que jamais Anne, une brave fille pas mal balourde, n’a jamais parlé d’un quelconque journal qu’elle aurait tenu à Amsterdam.
L’édition « savante » est de pure esbroufe et elle ne contient aucune expertise d’écriture attestant de ce que les spécimens d’écriture qu’on nous y montre sont d’Anne Frank. On a totalement escamoté ma question sur les deux spécimens d’écriture : une écriture d’adulte du 12 juin 1942 précède une écriture enfantine du 10 octobre 1942. On a grossièrement caricaturé mes arguments parce qu’on ne leur a pas trouvé de réplique. Et pour cause ! Ils reposent sur des observations matérielles imparables.
Enfin on s’est gardé de reproduire l’extraordinaire concession que m’a faite le père Frank, pris, devant sa (seconde) femme interloquée, au piège de ses mensonges : « Monsieur Faurisson, vous avez théoriquement et scientifiquement raison. Je vous approuve à 100%... Ce que vous me signalez était, en effet, impossible. Mais, dans la pratique, c’est pourtant bien ainsi que les choses se sont passées ». Pour ma réponse à cette tentative de fuite, voyez ma réponse immédiate (Serge Thion, Vérité historique ou vérité politique ?, La Vieille Taupe, 1980, p. 236).
Le père Frank, un miraculé d’Auschwitz, a eu certes la douleur de perdre pendant la guerre sa première femme et ses deux filles mais il n’en était pas moins un escroc (un charmeur) dont les mensonges embarrassent même ceux qui cherchent ou ont cherché à défendre cette histoire à dormir debout qu’est le prétendu Journal d’Anne Frank.
Pour rappel et à titre d’exemple
Pour ce qui est des invraisemblances ou des impossibilités physiques dont fourmille le prétendu journal de la jeune Anne, on voudra bien trouver, reproduits ci-dessous, les points 5 et 6 de mon étude de 1978, laquelle comprenait 103 points.

5) Prenons l’exemple des bruits. Les clandestins, nous dit-on, ne doivent pas faire le moindre bruit. C’est au point que, s’ils toussent, ils prennent vite de la codéine. Les « ennemis » pourraient les entendre. Les murs sont tellement «minces» (25 mars 43). Ces « ennemis » sont très nombreux : Lewin, qui connaît l’immeuble « comme sa poche » (1er octobre 42), les hommes du magasin, les clients, les livreurs, le facteur, « la femme de ménage », «le gardien de nuit» Slagter, les plombiers, le « service d’hygiène », le comptable, la police, qui multiplie les perquisitions, les voisins proches ou éloignés, le propriétaire, etc. Il est donc invraisemblable et même inconcevable que Mme Van Daan ait pour habitude de passer « l’aspirateur » chaque jour à 12h 30 (5 août 43). Les aspirateurs de l’époque étaient, de plus, particulièrement bruyants. Je demande : « Comment cela est-il concevable ? » Ma question n’est pas de pure forme. Elle n’est pas oratoire. Elle n’a pas pour but de manifester un étonnement. Ma question est une question. Il faut y répondre. Cette question pourrait être suivie de quarante autres questions concernant les bruits. Il faut expliquer, par exemple, l’usage d’un « réveille-matin » (4 août 43). Il faut expliquer de bruyants « travaux de menuiserie » : suppression de marches de bois, transformation d’une porte en armoire tournante (21 août 42), fabrication d’un lustre en bois (7 décembre 42). Peter fend du bois au grenier devant la fenêtre ouverte (23 février 44). Il est question de fabriquer avec le bois du grenier « des étagères et autres charmantes bricoles » (11 juillet 42). Il est même question de construire au grenier... « un cagibi » pour y travailler (13 juillet 43). Il y a le bruit presque constant de la « radio », des «portes claquées», des « éclats de rire interminables » (6 décembre 43), les «disputes», les « cris », les «hurlements», un « fracas de jugement dernier » (9 novembre 42), « Un “vacarme” s’ensuivit [...]. J’étais pliée en deux de rire » (10 mai 44). L’épisode rapporté le 2 septembre 1942 est inconciliable avec la nécessité d’être silencieux et discret. On y voit les clandestins à table. Ils « bavardent » et «rient». Tout à coup un « sifflement perçant » se fait entendre. Et on entend la voix de Peter qui « crie », par le tuyau du poêle, qu’il ne descendra certainement pas. M. Van Daan se lève, sa serviette tombe et, le visage en feu, il « crie » : «C’en est assez !» Il monte au grenier et là, « coups et frappements de pieds ». L’épisode rapporté le 10 décembre 1942 est du même genre. On y voit Mme Van Daan soignée par le dentiste Dussel. Celui-ci lui touche, de son crochet, une dent malade. Mme Van Daan lance alors « des sons invraisemblables ». Elle essaye d’arracher le petit crochet. Le dentiste regarde la scène, les mains sur les hanches. Les autres spectateurs sont tous pris de « fou rire ». Anne, au lieu de manifester la moindre angoisse devant ces cris ou ce fou rire, déclare : « Ça, c’était vache, car je suis sûre que j’aurais crié encore bien plus fort qu’elle. »

6) Les remarques que je fais ici à propos des bruits, je pourrais les répéter à propos de « toutes » les réalités de la vie matérielle et morale. Le « Journal » présente même cette particularité que pas un domaine de la vie qui y est vécue n’échappe à la règle d’invraisemblance, d’incohérence, d’absurdité. Dès leur arrivée dans leur cachette, les Frank, pour cacher leur présence, « installent des rideaux ». Or, installer des rideaux à des fenêtres qui n’en possédaient pas jusqu’alors, n’est-ce pas le meilleur moyen de signaler son arrivée ? N’est-ce pas le cas, en particulier, si ces rideaux sont faits de pièces « bigarrées » (11 juillet 42) ? Pour ne pas trahir leur présence, les Frank brûlent leurs «ordures». Mais, ce faisant, ils signalent leur présence par la « fumée » qui s’échappera du toit d’une demeure qui est censée être inhabitée ! Ils font du feu pour la première fois le 30 octobre 1942 [cette date étant mentionnée dans la lettre du 29] , alors qu’ils sont arrivés dans les lieux le 6 juillet. On se demande ce qu’ils ont pu faire des ordures de 116 jours d’été. Je rappelle, d’autre part, que les apports de nourriture sont énormes. En régime normal, les clandestins et leurs hôtes consomment chaque jour huit petits déjeuners, huit à douze déjeuners et huit dîners. En neuf passages du livre, on fait allusion à une nourriture mauvaise, médiocre ou insuffisante. Ailleurs, la nourriture est abondante et «délicieuse». Les Van Daan « dévorent » et Dussel «absorbe des quantités énormes» de nourriture (9 août 43). On fabrique sur place des saucisses et des saucissons, des conserves de fraises et des confitures en bocaux. Eau-de-vie ou alcool, cognac, vins et cigarettes ne semblent pas non plus manquer. Le café est si peu rare qu’on ne comprend pas que l’auteur, énumérant (23 juillet 43) ce que chacun voudra faire le jour où il pourra quitter la cachette, dise que le vœu le plus cher de Mme Frank sera d’avoir une tasse de café. Voici, d’autre part, en février 1944 – le terrible hiver 1943-1944 – l’inventaire des réserves disponibles pour les seuls clandestins, à l’exclusion de tout cohabitant ami ou « ennemi » : 30 kg de blé, à peu près 30 kg de haricots et dix livres de pois, cinquante boîtes de légumes, dix boîtes de poisson, quarante boîtes de lait, 10 kg de lait en poudre, trois bouteilles d’huile, quatre bocaux de beurre salé, quatre idem de viande, deux bouteilles de fraises, deux bouteilles de framboises à la groseille, vingt bouteilles de tomates, dix livres de flocons d’avoine, huit livres de riz. Il entre, à d’autres moments, des sacs de légumes pesant chacun « vingt-cinq kilos », ou encore un sac de « dix-neuf livres » de petits pois frais (8 juillet 44). Les livraisons sont faites par le « gentil marchand de légumes ». Et cela « toujours à l’heure du déjeuner » (11 avril 44). C’est invraisemblable. Comment, dans une ville par ailleurs décrite comme affamée, un marchand de légumes peut-il, en plein jour, quitter sa boutique avec de pareils chargements pour aller les déposer dans un immeuble situé dans un quartier animé ? Comment ce marchand pouvait-il éviter, dans son propre quartier (il était «du coin»), la rencontre de ses clients normaux pour qui, en ces temps de disette, il devait normalement être un personnage qu’on recherche et qu’on sollicite ? Il y a bien d’autres mystères à propos des autres marchandises et de la manière dont elles parviennent dans la cachette. Pour les fêtes et les anniversaires des clandestins, les cadeaux abondent : œillets, pivoines, narcisses, jacinthes, pots de fleurs, gâteaux, livres, sucreries, briquet, bijoux, nécessaire à raser, jeu de roulette, etc. Je signalerais à ce propos une véritable prouesse réalisée par Elli. Celle-ci trouve le moyen d’offrir des raisins le 23 juillet 1943. Je dis bien : des raisins, à Amsterdam, un 23 juillet. On nous en indique même le prix : cinq florins le kg.

6 octobre 2008