Thursday, December 24, 2009

Sur Pie XII, S. Klarsfeld se rapproche-t-il des révisionnistes ?


Première surprise : Serge Klarsfeld vient de prendre la défense de Pie XII. Seconde surprise : il le fait en utilisant au passage un argument de nature quelque peu révisionniste. Pour ma part, j’ai écrit en 2002 et répété en 2009 :

1) « Favorable aux Alliés et secourable aux juifs, le pape Pie XII était aussi révisionniste. C’est précisément son scepticisme de révisionniste, et non pas une quelconque ignorance des faits, qui explique son silence sur la prétendue extermination physique des juifs, sur les prétendues chambres à gaz nazies et sur les prétendues six millions de victimes juives de ce qu’on appelle aujourd’hui ‘l’Holocauste’ ou ‘la Shoah’ » (début de la préface de : Le Révisionnisme de Pie XII, 2002, nouvelle édition en 2009, 131 p., à commander à Akribeia, 45/3, Route de Vourles, 69230 Saint Genis Laval, 15€, port compris.) ;

2) « Son scepticisme en la matière s’apparentait, avec encore plus de netteté, à celui des hauts dirigeants alliés pendant la guerre. Ces derniers, dans leurs diatribes antinazies, flétrissaient assurément ‘l’extermination’ des juifs mais avec l’enflure rhétorique des discours de guerre, et seulement dans un sens général et traditionnel; c’est ainsi que par ‘extermination’, ils entendaient excès, mauvais traitements, exécutions massives, famine. En août 1943, ils avaient failli aller plus loin et parler de ‘chambres à gaz’ mais, à Londres, le Foreign Office et, à Washington, le State Department, inondés de propagande juive, décidaient d’un commun accord, le 29 août 1943, que les preuves étaient insuffisantes (insufficient evidence) pour parler de chambres à gaz d’exécution. Dans le même esprit, pendant et après la guerre, dans leurs discours comme dans leurs mémoires, Churchill, Eisenhower et De Gaulle se sont gardés de mentionner les prétendues chambres à gaz ou les prétendus camions à gaz des nazis » (autre extrait de ladite préface).

Il va sans dire que mon argumentation a été généralement accueillie par le silence ou la réprobation. Encore récemment, en 2009, quand j’ai voulu faire don de mon ouvrage à la bibliothèque principale de l’Institut catholique de Paris, on me l’a refusé et retourné avec une lettre d’accompagnement dénuée des remerciements d’usage et de toute formule de politesse. J’ai fait le récit de cet épisode dans ma « Lettre sur quelques effets du tabou holocaustique » (19 décembre 2009), où j’écrivais :

Il y a quelques jours je me suis rendu, 21, rue d’Assas, à l’Institut catholique de Paris. J’y ai constaté que mon opuscule intitulé Le Révisionnisme de Pie XII n’était pas mentionné au catalogue des deux bibliothèques. Pourtant j’avais autrefois déposé à la banque d’entrée de l’Institut un exemplaire de la première édition en spécifiant qu’il s’agissait d’un « don de l’auteur ». L’employé de faction, un Arabe, m’avait remercié. Le 30 novembre 2009 au soir, par précaution, j’ai demandé à voir une responsable de la bibliothèque principale. A cette dame (Marie-Christine Vaillant) j’ai montré un exemplaire de la seconde édition, revue et corrigée, et je lui ai dit que je souhaitais en faire don à l’Institut. Au vu du titre elle m’a déclaré qu’elle doutait fort qu’on accepte un tel ouvrage. Je lui ai confié que j’avais habité tout contre la chapelle des Carmes, partie intégrante de l’Institut, et qu’en 1945, à l’âge de 16 ans, je ne me serais pas douté qu’un jour, à l’âge de 80 ans, je viendrais demander à l’Institut catholique qu’on veuille bien accepter un petit ouvrage défendant le pape de l’époque, Pie XII, contre les calomniateurs de sa mémoire. Elle m’a dit que la décision dépendrait d’un groupe de personnes. Dès le 1er décembre, Odile Dupont, « directrice des bibliothèques », m’a retourné mon cadeau ; la lettre d’accompagnement ne mentionnait pas le titre de l’ouvrage retourné et ne comportait pas de formule de politesse. Elle se réduisait aux deux phrases suivantes : « Monsieur, Nous ne souhaitons pas intégrer votre ouvrage dans notre catalogue. – Je vous le retourne donc et vous en souhaite bonne réception. » Rien dans les archives ne signalera donc quel était l’ouvrage en question.

Ce n’est donc pas sans satisfaction que j’entends aujourd’hui S. Klarsfeld nous déclarer que Pie XII « a joué un rôle déterminant contre Hitler » et ajouter qu’en bien des circonstances le général de Gaulle, lui, s’est tu sur le drame des juifs.

S. Klarsfeld répond au Point

Serge Klarsfeld : « Il n'y a aucune raison pour que Pie XII ne devienne pas saint » Propos recueillis par Ségolène Gros de Larquier (lepoint.fr)
Le feu vert de Benoît XVI à la béatification du pape Pie XII suscite de nombreuses protestations au sein des communautés juives. Une décision qui « ne choque absolument pas » l’historien Serge Klarsfeld, fondateur de l’association « Les fils et filles des déportés juifs de France ». 


lepoint.fr : Que pensez-vous de la prochaine béatification de Pie XII ? 
Serge Klarsfeld : C’est une affaire interne à l’Église ! Je pourrais presque dire que cette décision me laisse assez indifférent. Il n’y a aucune raison pour que Pie XII ne devienne pas saint ! En revanche, une chose me heurte davantage : la publication des lettres antisémites de Céline dans La Pléiade, chez Gallimard. Même si Louis-Ferdinand Céline est considéré comme un génie littéraire, je trouve cela choquant. Et puis, si l’on parle beaucoup de Pie XII, pourquoi ne regarde-t-on pas aussi le général de Gaulle ? Il est considéré comme un saint en France ! Eh bien, lors de l’été 1942, après la rafle du Vel’ d’hiv, le général de Gaulle n’a pas élevé la voix. Pourtant, par la suite, de nombreuses autres rafles ont suivi, menées uniquement par des uniformes français et organisées par l’administration préfectorale ! Le général de Gaulle n’a pas élevé la voix pour avertir par exemple : ‘Fonctionnaires, si vous arrêtez les juifs, vous serez arrêtés et traduits en justice !’ 


Quel est votre jugement sur la position de Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale ? 

Pie XII a joué un rôle déterminant contre Hitler, mais aussi dans la lutte contre le communisme en Europe de l’Est. Le Polonais Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II, est né [sic] de la volonté de Pie XII de lancer ce mouvement de résistance. Le rôle de Pie XII a aussi été diplomatique et idéologique : il a été le rédacteur de l’encyclique de 1937 condamnant le nazisme et publiée par son prédécesseur. 


Pourtant, on reproche à Pie XII son silence pendant la Shoah...
Tout cela est très difficile à apprécier. N’occultons pas que Pie XII a eu des gestes discrets et efficaces pour aider les juifs. Citons par exemple ce qui s’est passé à Rome. Un millier de juifs ont été arrêtés lors d’une rafle-surprise. Pie XII n’a pas protesté à voix haute, mais il a demandé aux établissements religieux d’ouvrir leurs portes. Résultat : des milliers de juifs ont pu être sauvés. Alors que si Pie XII avait élevé la voix, quelles auraient été les conséquences ? Est-ce que cela aurait changé les choses pour les juifs ? Probablement pas. Déjà, ses déclarations pour défendre les catholiques n’ont pas été entendues puisqu’en Pologne deux millions de catholiques ont été tués. Néanmoins, une prise de parole publique aurait sûrement amélioré la propre réputation de Pie XII aujourd’hui. 


Au sein du monde juif, certains sont plus virulents que vous...
Quelques-uns, comme moi, essaient de regarder quels étaient la réalité historique et le contexte de l’époque. En revanche, d’autres ne pensent pas une seconde aux milliers de catholiques tués, mais en priorité aux rabbins et aux juifs massacrés pendant la Shoah. Mais le pape, c’est avant tout le pape des catholiques. La priorité de Pie XII était de protéger les catholiques des régimes nazi et communiste. 


Alors que pensez-vous de cette polémique ? 

Cette controverse ne me surprend pas. Elle me paraît assez normale dans la mesure où les archives du Vatican n’ont pas été ouvertes malgré des promesses. Il s’est quand même passé plus de 60 ans depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les archives devraient être libres d’accès pour que l’on constate, par nous-mêmes, quels ont été les gestes et la réaction de Pie XII.

On laissera à S. Klarsfeld ses réflexions sur Céline dont le péché capital n’a pas été l’antisémitisme mais le révisionnisme. Céline a très tôt soupçonné que l’existence des prétendues chambre à gaz hitlériennes pouvaient être une imposture. Le 8 novembre 1950, de son lieu d’exil au Danemark, venant de lire Le Mensonge d’Ulysse, de Paul Rassinier, il écrivait à Albert Paraz : « Rassinier est certainement un honnête homme […] Son livre, admirable, va faire [grand] bruit – quand même. Il tend à faire douter de la magique chambre à gaz ! ce n’est pas peu ! Tout un monde de haines va être forcé de glapir à l’Iconoclaste ! C’était tout la chambre à gaz ! Ça permettait TOUT ! Il faut que le diable trouve autre chose… Oh je suis bien tranquille ! ». Cette lettre et d’autres de même contenu ne figurent pas dans le volumineux recueil de « la Pléiade, chez Gallimard ». Henri Godard et Jean Paul Louis n’ont pas cru devoir les y reproduire. On fera grâce également à S. Klarsfeld de ses erreurs sur les archives du Vatican. Pour ce qui est du général de Gaulle, S. Klarsfeld omet de dire que ce dernier s’est associé, ès qualités, aux diverses déclarations des Alliés (y compris les Soviétiques) sur les crimes des Allemands (y compris celui de Katyn et autres charniers !), que ces crimes aient été vrais ou faux, qu’ils aient été perpétrés contre les juifs ou contre les non juifs. Pour leur part, les Alliés ont accumulé au détriment des populations civiles européennes ou extrême-orientales bien plus d’horreurs systématiques que les vaincus.

S. Klarsfeld reste un militant de la Shoah mais, depuis quelques années, le doute semble l’habiter. N’avait-il pas, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, annoncé que son protégé, le pharmacien Jean-Claude Pressac, allait enfin nous livrer une preuve de l’existence des chambres à gaz hitlériennes ? Las ! Le 15 juin 1995, J.-C. Pressac, signant par là sa capitulation, déclarait le dossier « pourri » et tout juste bon pour les « poubelles de l’histoire ». (Valérie Igounet, cinq ans plus tard, dans son Histoire du négationnisme en France, Seuil, 2000, p. 651). Dura veritas sed verrats !
24 décembre 2009

Saturday, December 19, 2009

Lettre sur quelques effets du tabou holocaustique


Merci de m’avoir transmis ce message de Claude C... Le nom de cette Michèle D…, qui m’aurait eu comme professeur de grec, m’évoque de lointains souvenirs. Le Lycée de jeunes filles des Célestins est devenu le Collège [mixte] des Célestins. La petite pâtisserie de la rue du Général-Galliéni a laissé place à une marchande de couleurs.

J’étais un professeur d’une grande sévérité. C’était dans les années 1957-1963. J’avais été nommé à Vichy sans l’avoir demandé. J’avais souhaité un poste dans l’Académie de Clermont et Vichy était le seul endroit où venait de se libérer un poste d’agrégé des lettres.

Il y a quelques mois, à Vichy, une dame d’une soixantaine d’années m’a interpellé à la sortie de la médiathèque, juste en face du collège. Elle m’a demandé si j’étais le professeur Faurisson. Je lui ai répondu oui. Elle s’est lancée dans un discours dithyrambique sur le prof que j’avais été. Un flot de paroles. Toutes sortes de confidences. Elle n’en finissait pas. Manifestement elle avait tout son temps alors que, pour ma part, j’étais pressé. Tout à coup, s’interrompant, elle m’a dit : « Mais, au fait, et vous... ? » Cédant à mon goût du langage direct et de l’expression ramassée, je lui ai simplement dit : « Depuis 34 ans je me retrouve, dans mon pays, traité en Palestinien. » Et là elle m’a fait ce que j’appelle « le coup du rideau ». Ses traits ont changé comme si je lui avais administré un uppercut. Elle a bredouillé : « Excusez-moi ! Mon mari m’attend. » Nous nous sommes serré la main. Elle a tourné les talons.

La médiathèque est dirigée par une dame juive. Dans le fichier « Auteurs » et dans le fichier « Matières » ne figurent que quelques œuvres littéraires de Faurisson. Pour ce qui est de mes œuvres historiques, celles-ci sont totalement absentes mais, en revanche, sous le nom de « Faurisson » on voit apparaître... des ouvrages de Pierre Vidal-Naquet et consorts où Faurisson est présenté sous les traits d’un faussaire. Il y a quelques années j’avais fait don à cette bibliothèque de quelques livres révisionnistes dont je n’étais pas l’auteur. Ils n’ont jamais été répertoriés. J’ignore ce qu’ils sont devenus.

Passons de Vichy à Paris. Il y a quelques jours je me suis rendu, 21, rue d’Assas, à l’Institut catholique de Paris. J’y ai constaté que mon opuscule intitulé Le Révisionnisme de Pie XII n’était pas mentionné au catalogue des deux bibliothèques. Pourtant j’avais autrefois déposé à la banque d’entrée de l’Institut un exemplaire de la première édition en spécifiant qu’il s’agissait d’un « don de l’auteur ». L’employé de faction, un Arabe, m’avait remercié. Le 30 novembre 2009 au soir, par précaution, j’ai demandé à voir une responsable de la bibliothèque principale. A cette dame (Marie-Christine Vaillant) j’ai montré un exemplaire de la seconde édition, revue et corrigée, et je lui ai dit que je souhaitais en faire don à l’Institut. Au vu du titre elle m’a déclaré qu’elle doutait fort qu’on accepte un tel ouvrage. Je lui ai confié que j’avais habité tout contre la chapelle des Carmes, partie intégrante de l’Institut, et qu’en 1945, à l’âge de 16 ans, je ne me serais pas douté qu’un jour, à l’âge de 80 ans, je viendrais demander à l’Institut catholique qu’on veuille bien accepter un petit ouvrage défendant le pape de l’époque, Pie XII, contre les calomniateurs de sa mémoire. Elle m’a dit que la décision dépendrait d’un groupe de personnes. Dès le 1er décembre, Odile Dupont, « directrice des bibliothèques », m’a retourné mon cadeau ; la lettre d’accompagnement ne mentionnait pas le titre de l’ouvrage retourné et ne comportait pas de formule de politesse. Elle se réduisait aux deux phrases suivantes : « Monsieur, Nous ne souhaitons pas intégrer votre ouvrage dans notre catalogue. – Je vous le retourne donc et vous en souhaite bonne réception. » Rien dans les archives ne signalera donc quel était l’ouvrage en question.

Revenons à Vichy. En face de l’immeuble situé au 22 de la Place d’Allier, où nous habitions au début des années 1960 et où j’ai eu mon « illumination révisionniste » à la lecture de la fameuse et piteuse lettre de Martin Broszat publiée le 19 août 1960 dans Die Zeit, se trouve la pittoresque maison d’Albert Londres, natif de Vichy et mort en 1932 dans l’incendie du Georges Philippar, paquebot de la Compagnie des Messageries Maritimes. En juillet 2009, j’ai eu le plaisir de visiter au Grand Casino de Vichy une exposition qui lui était consacrée. A la sortie, j’ai engagé la conversation avec les organisateurs, lesquels m’ont invité à m’inscrire pour 20 euros à leur association « Regarder ... Agir pour Vichy ». Ce que j’ai fait bien volontiers. Le 9 septembre, la présidente de ladite association, une commerçante du nom de Marie de Colombel, me retournait ma cotisation et m’annonçait en propres termes : « Monsieur, nous avons le regret de vous faire savoir que notre Conseil d’administration n’a pas entériné votre adhésion à notre association. – Nous vous prions d’agréer, Monsieur, nos meilleures salutations. »

Toujours à Vichy. J’ai eu pour habitude d’héberger mes visiteurs dans un hôtel deux étoiles tenu par un Marocain qui boit jusqu’à en tituber. Je le payais rubis sur l’ongle et il se confondait en remerciements. Mais il y a peu il a appris que j’étais révisionniste. Son comportement a changé. A l’occasion d’une conversation avec d’autres personnes, il a fait sonner haut et clair sa foi en « la Shoah » (tel est le mot qu’il a employé). La femme qui vient travailler chez lui et qui est peut-être son amie m’a révélé qu’elle avait été étudiante à « Lyon 2 » quelques années après mon expulsion en 1979. Son mémoire de maîtrise avait été, m’a-t-elle révélé, consacré à Lautréamont ; elle y développait, paraît-il, exactement ma propre thèse, celle du canular. Son directeur de thèse lui avait reproché d’avoir mentionné dans sa bibliographie mon A-t-on lu Lautréamont ? publié en 1972 chez Gallimard dans la collection « Idées ».

J’ai voulu en savoir plus. Le Marocain est intervenu et, maugréant, a coupé court à la conversation. Quelques semaines plus tard, lisant le pavé de Jean-Jacques Lefrère, Isidore Ducasse / Auteur des « Chants de Maldoror par le comte de Lautréamont » (Fayard, 1998), j’ai noté que mon livre n’y était pas même nommé. Je suis repassé à l’hôtel pour essayer de renouer avec la femme en question, pour lui parler du livre de Lefrère et pour lui dire que ce Lefrère était un ingrat car je lui avais autrefois rendu un bien précieux service. Elle n’était pas là et c’est tout juste si le Marocain ne m’a pas mis à la porte.

Sunday, December 6, 2009

Comment, le 29 décembre 1978, "Le Monde" s’est vu contraint de publier mon article sur « le problème des chambres à gaz » (réponse à Günter Deckert)


Cher Deckert,
Voici les titres et les dates des deux textes que j’ai réussi à faire publier dans le journal Le Monde sur les prétendues chambres à gaz hitlériennes. Dans les deux cas j’ai utilisé ce que notre « loi sur la liberté de la presse » appelle le « droit de réponse ».
En novembre 1978, ce journal avait rapporté que j’avais été la victime d’une agression physique à l’université de Lyon où j’enseignais alors. Il avait donné mon nom mais il n’avait pas dit pour quelle raison mes agresseurs avaient ainsi agi. J’ai écrit au journal en invoquant le « droit de réponse » ; dans ma lettre, qu’il a bien fallu publier, j’ai rappelé que j’avais, à plusieurs reprises depuis quatre ans, envoyé à ce journal un texte où j’expliquais ma position sur « le problème des chambres à gaz » ; j’ai dit qu’avec cette agression le moment était venu d’informer les lecteurs du Monde de la raison pour laquelle j’avais été ainsi agressé. Le journal s’est donc exécuté et a présenté, sur les chambres à gaz un « dossier commençant par la phrase suivante : « M. Robert Faurisson a, dans une certaine mesure, réussi ».
Voici les deux textes qui ont été finalement publiés, à chaque fois en vertu du « droit de réponse » et non par honnêteté journalistique, le journal Le Monde étant d’une remarquable obliquité.
1) « Le problème des chambres à gaz » ou « la rumeur d’Auschwitz », Le Monde, 29 décembre 1978, p. 8 ;
2) “Une lettre de M. Faurisson”, Le Monde, 16 janvier 1979, p. 13.
Ces deux textes sont inséparables.
En réponse à ces deux textes est notamment paru le mois suivant, après mûre réflexion, un long texte intitulé : « La politique hitlérienne d’extermination : une déclaration d’historiens », Le Monde, 21 février 1979, p. 23.
Cette déclaration était signée par 34 historiens, dont Fernand Braudel, qui était à cette époque l’historien le plus prestigieux de France et peut-être du monde.
Leur déclaration prenait fin en ces termes : « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz. » (Notez que le mot de « techniquement » est, la première fois, en italique et, la fois suivante, en romain).
Cette déclaration équivalait à une capitulation. Aujourd’hui, 6 décembre 2009, soit 30 ans plus tard, je n’ai toujours pas reçu de réponse à ma question, laquelle pouvait se résumer ainsi : « L’existence des prétendues chambres à gaz hitlériennes se heurte à une impossibillté technique radicale. Si vous prétendez que je me trompe, expliquez-moi comment, à votre avis, un tel meurtre de masse a été possible techniquement. » Personne ne m’a répondu là-dessus et Jean-Claude Pressac, qui a d’abord tenté de répondre, a fini par capituler à son tour en écrivant que la thèse officielle était, en fin de compte, vouée aux « poubelles de l’histoire » (déclaration écrite de 1995 révélée en 2000 par Valérie Igounet).
L’une des dates les plus importantes de ma vie de chercheur a été le 19 mars 1976. Ce jour-là, j’ai découvert dans les archives du Musée d’Etat d’Auschwitz-Oswiecim des plans de construction des crématoires d’Auschwitz qui, jusqu’ici, étaient tenus cachés. Ces plans montraient que ces crématoires étaient de conception classique et possédaient, par exemple, d’inoffensifs dépositoires appelés soit « Leichenhalle », soit « Leichenkeller ».
Deux questions se posent :
1) Pourquoi, depuis 30 ans, l’historiographie officielle refuse-t-elle d’expliquer aux révisionnistes comment un tel meurtre de masse a été techniquement possible ?
2) Pourquoi ces plans étaient-ils tenus cachés jusqu’à ce qu’un révisionniste les découvre ?
Bon courage pour la phase finale de votre rapport.
Bien à vous. RF
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Le 6/12/09 1:15, « Günter Deckert » a écrit :
Sehr geehrter Herr Prof. Faurisson!
Ich bin in der Endphase des Korrekturlesens der „Mannheimer Ketzerprozesse“. Meine Berichte sollen in Buchform erscheinen.
Ich bräuchte von Ihnen das Jahr Ihres „berüchtigten“ Leserbriefes an Le Monde.
Ich wünsche Ihnen und Angehörigen besinnliche Stunden zum Jahresausklang und verbleibe mit den besten Grüßen.
Ihr
Günter Deckert

Wednesday, November 18, 2009

Un souffle de vent révisionniste…


Les responsables des organisations juives sont-ils sincères dans leurs constantes dénonciations de l’antisémitisme ? A tout propos et même hors de propos ils crient au loup ou, plutôt, à « la bête immonde dont le ventre est encore fécond ». Au besoin ils inventent ce prétendu antisémitisme, soit à l’occasion d’attentats bidon ou de faits divers sans rapport avec la haine des juifs, soit en portant au compte de l’antisémitisme ce qui n’est en fait que de l’antisionisme. Si la France, pour ne prendre que cet exemple, était en proie à un antisémitisme chronique, elle ne se choisirait pas pour président de la République un petit-neveu de rabbin qui, au surplus, s’entoure de juifs, se rend à Jérusalem pour y déclarer sa flamme à l’Etat d’Israël et, fût-ce de manière symbolique, engage militairement la France dans le camp israélien. En revanche, les responsables des organisations juives paraissent sincères quand ils dénoncent les dangers de ce qu’ils appellent le « négationnisme ». Le spectre du révisionnisme les hante et ils ne savent de quelle façon le conjurer car, malgré un battage frénétique en faveur de « la Shoah », ils voient le spectre grandir.


Alors que leur comportement en Palestine leur aliène déjà une bonne partie du monde, les juifs de combat notent que leur propagande shoatique suscite dans les jeunes générations une lassitude qu’en Amérique on appelle « Holocaust fatigue ». La religion de « la Shoah » nous est certes imposée par la gent politique et par le petit monde de la presse, de la radio, de la télévision et du cinéma mais, sur Internet, « une insupportable police juive de la pensée » ne parvient décidément plus à endiguer le flot des écrits qui remettent en cause les mythes de la seconde guerre mondiale. En outre, depuis peu, sans doute précisément sous l’influence d’Internet avec ses forums de discussion, ses chats, ses sites d’informations et ses blogs, on constate que, paradoxalement, le monde de l’imprimé et de la librairie commence de s’ouvrir au révisionnisme. Il faut dire qu’aujourd’hui le vieux monde des imprimés et des périodiques, qui était relativement facile à contrôler (particulièrement en France avec l’obligation du dépôt légal), a du souci à se faire s’il veut affronter la concurrence des ouvrages numériques, lesquels vont continuer à proliférer sans grande possibilité de filtrage, de contrôle et de censure.


Tout récemment, à en juger par la publication en français d’un certain nombre de livres de tendance révisionniste, il semble que, parmi les auteurs, les éditeurs et les diffuseurs, on commence à s’enhardir, quitte à risquer la comparution en justice. On sait que, même dans des pays non dotés d’une loi antirévisionniste, le pouvoir en place trouve le moyen de harceler, de condamner, d’extrader ou d’emprisonner les dissidents, mais aujourd’hui en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse, en Belgique, en Grande-Bretagne et en France on se met à défier les instances qui proscrivent la liberté de recherche en histoire. Tous les chefs d’Etat des nations occidentales ont, tour à tour, lancé l’anathème contre les révisionnistes mais en pure perte puisque les rebelles paraissent s’enhardir à proportion. Nicolas Sarkozy dit avoir soudain éprouvé un sentiment de profonde admiration à l’égard de l’Etat d’Israël lorsque, à Jérusalem, il a « visité le mémorial de Yad Vashem dédié aux victimes de la Shoah ». On peut l’en croire mais tout homme averti qui a visité soit Yad Vashem, soit tout autre mémorial du même style sait qu’il a eu sous les yeux et à portée de main la preuve que « la Shoah » n’est qu’une religion bâtie pour l’essentiel sur des inventions, des bobards et d’abjectes croyances nées des épreuves de la guerre.


Publiés simultanément en septembre et en octobre 2009, quatre ouvrages de langue française marquent ce retour au réel et à l’histoire.


Le premier, préconisant la révision du mythe de Guy Môquet, illustre le souci de revenir à la méthode historique la plus classique et la plus sévère. Les conséquences d’un tel retour à la norme seront mortelles pour toute une série de gros mensonges que les vainqueurs de 1945, et non pas seulement les Soviétiques, nous ont imposés sur le compte des vaincus, en particulier au procès de Nuremberg.


Le deuxième ouvrage invite à la révision, devant le tribunal de l’histoire, de condamnations prononcées par la justice helvétique contre les révisionnistes Jürgen Graf et Gaston-Armand Amaudruz ; le surtitre peut surprendre : « Pire que les chambres à gaz ! », mais il trouve sa pleine justification aux pages 78 et 110 du livre.


Le troisième ouvrage est un plaidoyer en faveur des réprouvés appelés ici «Neg’» comme « Nègres » ou « Neg’ » comme « Négationnistes ». L’auteur est une spécialiste du monde noir, dont elle a commencé à étudier l’histoire à partir de recherches universitaires menées à Cuba ; à ses yeux, dans la lutte commune à mener contre les forces modernes d’oppression, les peuples noirs, du fait de leur histoire, se trouvent dotés de plus de discernement et de plus de ressources que les peuples qui ont eu l’habitude de se faire obéir ; au passage, avec un courage qui se rencontre peu chez les universitaires, elle révèle qu’elle est « l’Inconnue » qui m'a interrogé et m'a donné la parole dans En Confidence / Entretien avec l’Inconnue.


Le quatrième ouvrage enfin provient d’un journaliste français de la grande presse, qui, sous un nom de plume, s’interroge sur le rôle et le devoir de l’historien quand ce dernier se retrouve face à ce que prescrit et à ce que proscrit la tyrannie. Son érudition historique et l’élan qu’il imprime à ses démonstrations n’ont d’égales que sa révolte et son espérance.


Le 18 juin 2010 paraîtra en principe un Manifeste révisionniste (« Un spectre hante l’Europe ; c’est le spectre du révisionnisme ») et l’année suivante verra la publication par un historien français d’un ouvrage révisionniste intitulé Le Grand Mensonge. En attendant, saluons le livre qui, publié en mai 2009, aura fait office de brise-glace dans ce que Serge Thion a nommé « la banquise » d’une histoire figée : d’abord mis à l’index en France, Sarkozy, Israël et les juifs est en passe de devenir un best-seller.


Aux dernières nouvelles, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) lance un nouvel appel en faveur de la censure contre ce qu’il appelle « le racisme et l’antisémitisme », c’est-à-dire, en premier lieu, contre ce qu’il nomme « le négationnisme ». Il demande à Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice et des Libertés (sic), que sur Internet une surveillance s’exerce notamment en ce qui concerne «les forums de discussion, les chats, les emails, les sites web et les blogs » <http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17404&artyd=2> On a bien lu : le CRIF demande à la police de la République française d’ouvrir les emails, c’est-à-dire la correspondance privée des Français. Faut-il être en proie à la panique pour en arriver à une telle aberration ! Mais, au fait, pourquoi tant d’affolement chez les puissants et les riches de ce monde devant ces révisionnistes qui, eux, sont sans pouvoir et sans argent ? Serait-ce parce que ces privilégiés commencent à découvrir que la puissance et la richesse ne peuvent rien ici contre la simple recherche de l’exactitude historique ?


On est tenté d’expliquer le comportement des puissants en rappelant que « le pouvoir absolu rend absolument fou ». Mais cette explication est insuffisante; elle permet de comprendre la faiblesse du fort mais elle n’explique pas la force du faible. Sa propre force, le faible la puise dans le sentiment que les riches en font décidément trop pour être honnêtes. Le faible a raison. Les enquêtes et les analyses en attestent amplement : « la Shoah » est un mensonge historique qui, en Palestine et ailleurs, permet au puissant de dicter sa loi, au maître d’exploiter l’esclave et au riche de multiplier ses rapines et ses vols .


On comprend que les puissants du jour s’inquiètent pour l’avenir, à la fois, de l’Etat d’Israël et de la religion de « la Shoah ». On comprend aussi qu’un souffle d’espoir naisse enfin aujourd’hui dans le camp des humiliés et des offensés.


18 novembre 2009


***


1) Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, L’affaire Guy Môquet / Enquête sur une mystification officielle, Paris, Larousse, 2009 [octobre], 160 p., 12 € ;


2) Ouvrage collectif [16 auteurs : des Suisses, des Français, des Italiens et un Iranien], “Pire que les chambres à gaz !” / Deux procès politiques au scanner, Editions de Cassandra [Case postale 144, CH 3960 Sierre], 2009 [septembre], VI-233 p., 25 € ;


3) Maria Poumier, Proche des Neg’, BookSurge, 2009 [octobre], 165 p., 12,50 € ;


4) Hannibal, A quoi sert l’histoire ? Paris, DIE (Diffusion International Edition), 2009 [octobre], 216 p., 20 €.


Ces ouvrages peuvent se commander auprès des éditions Akribeia, 45/3, Route de Vourles, 69230 Saint Genis Laval (ajouter 5 € de port pour un livre et 6, 50 € pour deux livres et plus).


Peuvent également se commander auprès d’Akribeia :


Robert Faurisson, En Confidence / Entretien avec l’Inconnue, Pierre Marteau éditeur à Milan, 2009 [avril], 78 p., 10 € ;


Paul-Eric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs, Oser dire, éditeur à Embourg (Belgique), 3e édition, 2009, 207 p., 16 €.


A Revisionist breeze is blowing…

Are the officials of Jewish organisations sincere in their constant denunciations of anti-Semitism? At any moment, and for no apparent reason, they’re apt to cry wolf or, rather, yell about how “the womb of the horrid beast [that gave birth to Nazism] is still fertile”. If need be they invent this purported anti-Semitism, either on the occasion of phoney attacks or of other incidents unrelated to hatred of Jews, or else put down to anti-Semitism what is in fact merely anti-Zionism. If France, to take but this one example, were prey to chronic anti-Semitism she would not choose for President the grand-nephew of a rabbi, who, what’s more, surrounds himself with Jews, visits Jerusalem to declare his undying love to the State of Israel and, albeit in a token manner, commits France militarily to the Israeli camp [1]. On the other hand, the Jewish organisations’ leaders do seem sincere when they speak out against the dangers of what they call négationnisme (“Holocaust denial”). The spectre of revisionism haunts them and they don’t know how to ward it off for, despite frantic media hype in favour of “the Shoah”, they see the spectre growing.


While their behaviour in Palestine is already alienating a good part of the world, the “battle Jews” note that their shoatic propaganda is giving rise, in the younger generation, to a weariness which in America is called “Holocaust fatigue”. The religion of “the Shoah” is of course imposed on us by the political clan and the little world of the press, radio, television and cinema but, on the Internet, “an unbearable Jewish thought police” are decidedly no longer able to contain a flood of writings calling the myths of the second world war into question. Lately, moreover, and doubtless precisely due to the influence of the Internet with its discussion forums, chatrooms, information sites and blogs, it may be observed that, paradoxically, the realm of the printed page, including the book trade, is beginning to open up to revisionism. It must be said that today the old world of print and periodicals, which was relatively easy to monitor (particularly in France, with the mandatory copyright registry), has cause to worry if it intends to face the competition from digital books, which are bound to go on proliferating without offering much chance for filtering, monitoring and censorship.


Quite recently, judging by the publication in France of a certain number of revisionist-leaning books, it seems that, amongst authors, publishers and distributors, there is a budding boldness, even if it means risking a court summons. It’s well known that, even in countries not fitted with an antirevisionist law, the regime in place will find a way to harass, convict, extradite or imprison dissidents, but today in Germany, Australia, the United States, Canada, Switzerland, Belgium, Britain and France, some people have taken to defying the authorities that ban freedom of research in history. In the western nations, all heads of State have, by turns, cursed the revisionists but all to no avail, as the rebels seem to grow bolder proportionately. Nicolas Sarkozy says he felt a sudden sense of deep admiration for the State of Israel when, in Jerusalem, he “visited the Yad Vashem memorial, dedicated to victims of the Shoah”. One may well believe him but any reasonably informed man who has visited either Yad Vashem or any other memorial of similar style knows he has had before his very eyes, and at arm’s length, proof that “the Shoah” is but a religion built for the most part on inventions, lies and sordid beliefs born of the hardships of war.


Published simultaneously in September and October of this year, four books in French mark this return to the real and to history.


The first, advocating an examination of the myth of the adolescent French “résistant” Guy Môquet, illustrates a concern to come back to the most conventional and severe historical method. The consequences of such a return to standards will be fatal for a whole slew of fat lies that the victors of 1945, and not just the Soviets, imposed on us at the expense of the vanquished, particularly at the Nuremberg trial.


The second book calls for a review, before the tribunal of history, of the convictions by the Swiss courts of the revisionists Jürgen Graf and Gaston-Armand Amaudruz; the surtitle may come as a surprise: “Worse than the gas chambers!”, but pages 78 and 110 show that it is fully justified.


The third is a plea in favour of the outcasts called in its title the “Neg’s” as in “Nègres” (Niggers), or “Neg’s” as in “Négationnistes”. The author is a specialist of the Afro-Caribbean world whose history she began studying with her academic research in Cuba; in her view the Black peoples’ history has bestowed on them more discernment and greater resources for use in the common struggle with the modern forces of oppression than on the peoples who have previously been accustomed to being obeyed. In the course of her essay, with a courage seldom seen amongst academics, she reveals that she is “l’Inconnue”, the Unknown Woman who asked me questions and let me speak in the interview entitled En Confidence / Entretien avec l’Inconnue.


Finally, the fourth book comes from a French journalist of the mainstream press, who, under a nom de plume, wonders aloud about the role and duty of the historian when faced with those things that are prescribed and proscribed by tyranny. His historical erudition and the fervour he imparts to his demonstrations are equalled only by his spirit of revolt and of hope.


On June 18, 2010 (the 70th anniversary of Charles de Gaulle’s wartime call to resistance) there will be issued, if things go according to plan, a Revisionist Manifesto (“A spectre is haunting Europe; it’s the spectre of revisionism”) and the following year will see the publication by a French historian of a revisionist work entitled Le Grand Mensonge (The Great Lie). Meanwhile, let’s salute the book which, published in May 2009, will have served as the “ice-breaker” for what Serge Thion named “the ice floe” of rigidly set history: initially placed on the Index in France, Sarkozy, Israël et les juifs is poised to become a best-seller.


The latest news is that the main French Jewish organisation, the CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), is launching a new appeal in favour of censorship against what it calls “racism and anti-Semitism”, that is, first of all, what it terms “négationnisme”. It has made a request to Michèle Alliot-Marie, minister of Justice and Freedoms (sic), for surveillance to be effected on the Internet as concerns, notably, “discussion forums, chatrooms, e-mails, websites and blogs” (http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17404&artyd=2). You’ve read correctly: the CRIF is asking the police of the French Republic to open the e-mails, that is, the private correspondence of the French. What sheer panic there must be for things to have reached such an absurd state! But, in truth, why do we see such madness amongst the mighty and rich of this world in the face of the revisionists who, at their end, have no might and no money? Could it be those privileged few are starting to realise that power and wealth can do nothing here against the simple quest for historical exactitude?


One is tempted to explain this conduct on the part of the powerful by recalling that “absolute power maddens absolutely”. But this explanation is insufficient; it allows us to understand the weakness of the strong but not the strength of the weak. The weak are drawing their strength now from a sense, so to speak, that the way the rich are so decidedly overdoing things, they simply can’t be honest. The weak are right. As the investigations and analyses thoroughly attest, “the Shoah” is a historical lie that, in Palestine and elsewhere, enables the mighty to lay down their law, the masters to exploit their slaves and the rich to keep on robbing and stealing.


It’s understandable if the mighty of our day are worried for the future of both the State of Israel and the religion of “the Shoah”. It’s also understandable that a breath of hope should arise today in the camp of the humiliated and the wronged.

November 18, 2009


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1) Jean-Marc Berlière and Franck Liaigre, L’affaire Guy Môquet / Enquête sur une mystification officielle (The Guy Môquet case: inquiry into an official mystification), Paris, Larousse, 2009 [October], 160 p., €12;

2) Various authors [15 contributors from Switzerland, France and Italy, one from Iran], “Pire que les chambres à gaz!” / Deux procès politiques au scanner (Worse than the gas chambers! Two political trials under the scanner), Editions de Cassandra [Case postale 144, CH 3960 Sierre, Switzerland], 2009 [September], VI-233 p., €25;

3) Maria Poumier, Proche des Neg’ (Close to the Neg’s), BookSurge, 2009 [October], 165 p., €12.50;

4) Hannibal, A quoi sert l’histoire? (What use is history?), Paris, DIE (Diffusion International Edition), 2009 [October], 216 p., €20.

These books can be ordered from Akribeia, 45/3, Route de Vourles, 69230 Saint Genis Laval, France (add €5 postage for one book and €6.50 for two or more). Also available from Akribeia:

Robert Faurisson, En Confidence / Entretien avec l’Inconnue, Pierre Marteau, publisher in Milan, 2009 [April], 78 p., €10;

Paul-Eric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs, Oser dire, publisher in Embourg (Belgium), 3rd edition, 2009, 207 p., €16.



[1] During last January’s Israeli offensive, he sent a French navy frigate to patrol the Gaza coast and so help block “weapons smuggling” to the Palestinian resistance.

Wednesday, November 11, 2009

Ahmadinejad: The Black Box [of the Holocaust] should be opened

In Power, Issue No. 368 (November 1, 2009), p. 2-3, Ingrid Rimland writes: “The intrepid Iranian President denies the Holocaust and warns Europeans of the Zionists: ‘They Cling Like Ticks’ ”. Aired on IRINN, September, 2009 [See Memri’s transcription, September 18, 2009, Clip No. 2247 http://www.memritv.org/clip/en/0/0/0/0/0/358/2247.htm] I. Rimland goes on to write: “Following are excerpts from a speech delivered by Iranian President Mahmoud Ahmadinejad, which aired on IRINN, September 18, 2009.”


Mahmoud Ahmadinejad: Even before World War I, there was some talk [about forming] a very vicious and twisted organization to take over the entire world. Using their experience from colonialist days, they planned to take over all the nations, along with the material and spiritual resources of the world.


After World War I, exploiting the lack of vigilance of the region's peoples and of the Muslims, they turned the land of Palestine into the mandate of the old colonialism – England. During that period, the organized criminal Zionists created an atmosphere that enabled them to invade the land of Palestine. Under the guise of purchasing farms, orchards, and lands, they plundered a vast part of the land, using weapons, slaughter, and terror. With the help of the English government, and with the support of the spearheads of the English government, they turned the people into refugees.


Before World War II, the talk intensified and the activities increased. In the European countries, the very twisted show of "anti-Semitism" began. Of course, some governments and their people always hated the Jews because of the ugly conduct of some of them. They wanted to drive the Jews out of Europe. But anti-Semitism was planned mainly by some European governments and politicians, and by the Zionist network. They made hundreds of films, wrote hundreds of books, spread rumors, and conducted psychological warfare, in order to drive them away, to the land of Palestine.


Four or five years after World War II, they suddenly claimed that during that war, the Holocaust affair had taken place. In other words, according to their claims, several million Jews were burned in the crematoria. They created two slogans. The first was about the injustice suffered by the Jewish people. By means of lies, very twisted propaganda, and psychological warfare, they created the notion that the Jews suffered injustice, and, secondly, that they needed a land and an independent state. They acted so effectively that some of the world's politicians and intellectuals were also deceived and influenced.


With regard to that false injustice, I have said some things in the past four years. I do not want to repeat all these points, but I would like to talk about how deeply-rooted this "injustice" is, and how false it is. We asked them the following question: If the Holocaust that you talk about was real, why don't you allow the subject to be studied? One can freely research any issue, except for this issue, which is sealed. It is a black box, which they do not allow to be opened or reexamined. They do this in order to exploit it. We say to them: This affair, which was so important, which served as a pretext for a certain land to be occupied, for many wars to be waged, for millions to be displaced, for hundreds of thousands to be killed or wounded, for families to be destroyed, for the entire Middle East region to be living under the shadow of threats and insecurity... If this event is so important, why don't you allow it to be deciphered and opened, so that the truth and the facts about it will be revealed to all the peoples?


Today too, the most important issue in the world is Palestine. If a war breaks out in Iraq, we believe it is due to the provocation of the Zionists. If it happens in Afghanistan, it is because of their provocation. If Sudan is oppressed, it is due to Zionist seduction. We consider all the arrogant, colonialist schemes to be inspired by the Zionists.


[...]


We asked them: If the Holocaust took place – and let's suppose that it did – where did it take place, if not Europe? Who are the people who claim to have done it? The European governments. Where did antisemitism begin? In Europe. Who started it? Those European statesmen and politicians. In order to drive some of the Jews out of Europe and settle them in Palestine, the Europeans themselves started antisemitism. Until now, the [Europeans] have promoted two contradictory processes – they planned antisemitism themselves, and they support the crimes of the Zionists without reservation.


[...]


Both are intended to achieve the colonialist goals. It is all done in order to dominate our region and the world. But they claimed that [the Jews] should have their own land. If we accept this logic, and we grant this right to all ethnic groups and peoples, what will happen? In my opinion, before granting them this right, we should grant it to the red-skinned people of America. Hundreds of millions of red-skinned people lived in a vast region. They had their own culture, their own customs, and their own civilization. You invaded, you perpetrated mass killings, you slaughtered them by the millions, and you occupied their land. If we agree that there should be an independent Jewish state in Palestine, and in the lands of others – then we must accept that the land of America should be returned to the red-skinned people.


How many ethnic groups and tribes are there in Europe itself? How many claims are there? If we accept this logic, 72 independent states should be established in Europe, and countries like Russia should be torn to pieces. What would happen to the world? Would it be possible to find any safe and secure place in the world?


This logic is the foundation of insecurity and widespread wars in the world. This logic will encourage everybody to take up arms and use them to resolve problems. This is inhuman and false logic. Let's assume that we accept this logic for the Jewish people. Where should they settle? Who acted towards them with injustice? Why should they settle in Palestine? Why not America, Europe, or Canada? That way, you could support them and maintain their security, and they would have no concerns. We have no objection to [the Jews] going and living in their countries, but they want to be generous at the expense of others. Why should Palestinians pay the price? You yourselves publicly declare that you committed crimes. It should be you who are placed on trial and who pay the damages. Instead, you committed the crimes, and the Palestinians and other people of the region pay the price.


[...]


Confronting this regime and opposing Zionists are a national duty, as well as religious and Islamic duty, and a human duty. Even the people of Europe and America despise the Zionists. They hate them. They feel humiliated by the Zionists, who are a burden on them.


[...]


I believe that with the complete formation of the global Zionist network, they have seized control of the fate of the European governments, and of the US government. To the independent countries in the world, I would like to say: You should know that the influence of the Zionist network on your culture, your politics, and your economy is tantamount to a violation of your independence. They cling like ticks. The moment they gain influence, they never stop.

November 11, 2009