Wednesday, June 25, 2014

Révisionnisme et sédévacantisme

Sous le titre de « Révisionnisme et sédévacantisme ont partie liée » (Rivarol du 19 juin 2014), une lectrice met en cause mon souci d’exactitude parce que j’écris, en leur donnant leurs titres respectifs, « le pape François » et « Mgr Williamson ». Pour elle, « le titre de pape accolé au nom de Bergoglio, alias ‘François’, révulse tout Catholique digne de ce nom » ; elle se dit sédévacantiste et ajoute : « Que l’on veuille ou non, le Révisionnisme a partie liée avec le Sédévacantisme ». Elle déclare enfin : « Quant à Williamson, en l’absence de toute autorité, qui peut évaluer son degré de catholicité et légitimer son titre de Monseigneur ? »

Je tiens à ce que vos lecteurs sachent que, pour moi, le révisionnisme n’a partie liée ni avec le sédévacantisme ni avec son contraire. La galère révisionniste est accessible à tout homme et à toute femme assez courageux (ou héroïques ? ou inconscients ?) pour y venir ramer et combattre à mes côtés. Bienvenue « au juif et au grec », « à Pierre et à Paul », à « celui qui croit au ciel » comme à « celui qui n’y croit pas », pour peu qu’il veuille prendre vraiment sa part du combat révisionniste, cette grande et périlleuse aventure intellectuelle des temps modernes.

Simplement je désignais un homme par son titre de pape et un autre homme par son titre d’évêque.

Je note que le premier, lors de sa visite en Israël, est allé se recueillir sur la tombe de Theodor Herzl, fondateur du mouvement politique sioniste (1897) ; en présence de Shimon Peres, président de la République d’Israël, et de Benjamin Netanyahou, premier ministre et vrai faucon s’il en fut, il a déposé un caillou sur cette tombe. Dans un article du 8 juin intitulé « Le Pape François prie-t-il pour le sionisme ? » et que Rivarol a publié en son temps, j’ai noté qu’étrangement notre presse s’était montrée particulièrement discrète sur ce geste de si inquiétante portée politique http://robertfaurisson.blogspot.fr/2014/06/le-pape-francois-prie-t-il-pour-le.html.

Pour ce qui est de Mgr Williamson, je note qu’il a cher payé ses convictions révisionnistes. Expulsé d’Argentine, chassé de son refuge près de Londres et condamné par la justice allemande, il est jusqu’ici, en bon Ecossais (!), resté ferme dans la tempête.
Rivarol, 25 juin 2014, p. 2

Sunday, June 8, 2014

Does Pope Francis pray for Zionism?

During his visit to Israel at the end of May 2014 Pope Francis (Jorge Bergoglio in his secular life) placed a small stone on the grave of Theodor Herzl (1860-1904), author of The Jewish State (1896) and founder of the Zionist movement (1897). He stood in silence before that grave with, at his side, Israeli prime minister Benjamin Netanyahu, a hawk if ever there was one.
The media have given extensive coverage to various aspects of the visit, particularly the tributes that Francis paid to the Jewish people, whether at the Wailing Wall or Yad Vashem or in kissing the hands of six (a number that owes nothing to chance) “survivors” of or “miraculous escapees” from “The Holocaust”.
However, the same media have been much more discrete with regard to what was, in fact, the Pope’s most extraordinary initiative: the homage he rendered to the founder of a political and not religious movement, Zionism, which decrees that the land of Palestine belongs to the Jews alone. The Zionists behave as if any means were good to preserve and extend the current state of Israel, up to and including an apartheid system, with a “Wall” of protection against the natives, the possession of nuclear weapons and eternal war for eternal peace. This movement is so non-religious that it is even denounced by many Jews or Israelis as being contrary to the Jewish religion.
For the photo of Pope Francis at Herzl’s grave see http://blanrue.blogspot.fr/2014/06/superbes-images-du-pape-francois-avec.html. For another photo, with a lengthy commentary in French, see http://breizatao.com/2014/05/25/le-pape-francois.
In Israel or elsewhere Bergoglio gives kisses and hugs aplenty, not without a tickle as well if the occasion is right. Both the Jew Shimon Peres and the Muslim Mahmoud Abbas are entitled to his outpourings of emotion but let it be noted that treatment is not equal in the two cases, and the holy man has not yet been seen performing his devotions at the grave of any Palestinian leader whose convictions were as firm as those of Hamas.

Pope Francis burns with love for Israel (which keeps a watchful eye on him), is taking Abbas for a ride (Abbas knows it but is ready to go along) and hates the too Catholic bishop Williamson (who, good Scotsman that he is, does not give in an inch and keeps him under scrutiny).
June 8, 2014

Betet Papst Franziskus für den Zionismus?

Während seines Besuchs in Israel Ende des Monats Mai 2014 hat Papst Franziskus (Jorge Bergoglio im bürgerlichen Leben) einen Stein auf den Grabstein von Theodor Herzl (1860-1904) gelegt, der Autor von Der Judenstaat (1896) und Gründer der zionistischen Bewegung (1897) war. Er hat vor diesem Grab eine stille Andacht gehalten, an seiner Seite der israelische Premierminister Benjamin Netanjahu, ein wahrer Falke durch und durch.
Die Medien habe verschiedene Aspekte dieses Papstbesuches breitgetreten, vor allem die Ehrungen, die er dem jüdischen Volk gegeben hat, sei es vor der Klagemauer, sei es in Yad Vashem, sei es beim Küssen der Hände von sechs (keine zufällig gewählte Zahl) Überlebenden oder Wundersam Geretteten des Holocaust.
Die gleichen Medien waren weitaus diskreter hinsichtlich einer weitaus bemerkenswerteren päpstlichen Initiative: die erwiesene Ehrung gegenüber einem Gründer einer politischen und nicht religiösen Bewegung, dem Zionismus, die bestimmt, daß das Land der Palästinenser allein den Juden gehört. Die Zionisten verhalten sich so, als wären alle Mittel recht, um den jetzigen Staat Israel zu erhalten und zu erweitern, auch mittels der Apartheid, mittels einer „Mauer des Schutzes vor dem Eingeborenen, dem Besitz der Atomwaffe und des ewigen Kriegs für den ewigen Frieden. Diese Bewegung ist so wenig religiös, das sie durch viele Juden oder Israelis als der jüdischen Religion widersprechend verurteilt wird.
Für das Bild des Papstes am Grab von Herzl, siehe http://blanrue.blogspot.fr/2014/06/superbes-images-du-pape-francois-avec.html. Für ein anderes Bild und seinen langen Kommentar in Französisch, siehe http://breizatao.com/2014/05/25/le-pape-francois.
In Israel oder anderswo küßt oder umarmt Bergoglio im Überfluß, auch mit Geschmuse, wenn sich die Gelegenheit ergibt. Sowohl der Jude Shimon Peres als auch der Muslime Mahmud Abbas kommen in den Genuß seiner Ergüsse, aber, Achtung, die Behandlung ist nicht gleichartig in dem einem und dem anderen Fall, und man hat den heiligen Mann noch nicht gesehen, seine Ehrerbietungen vor dem Grabstein eines palästinensischen Führers auszuüben, der genauso feste Überzeugungen hätte wie diejenigen der Hamas.
Der Papst Franziskus brennt vor Liebe für Israel (der ihn im Auge hat), macht sich über Abbas lustig (der das weiß, aber gute Miene zum bösen Spiel macht) und haßt den zu katholischen Mgr. Williamson (der, als guter Schotte, ihm nicht einen Zentimeter nachgibt und ihn unter Beobachtung hält).
 8. Juni 2014

Le pape François prie-t-il pour le sionisme ?

Lors de son passage en Israël à la fin du mois de mai 2014 le pape François (Jorge Bergoglio dans le siècle) a déposé une pierre sur la tombe de Theodor Herzl (1860-1904), auteur de L’Etat juif (1896) et fondateur du mouvement sioniste (1897). Il s’est recueilli devant cette tombe avec, à son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un vrai faucon s’il en fut.
Les médias se sont largement étendus sur différents aspects de cette visite du pape, en particulier sur les hommages qu’il a rendus au peuple juif, soit devant le Mur des Lamentations, soit à Yad Vashem, soit en allant baiser la main de six (nombre qui ne doit rien au hasard) « survivants » ou « miraculés » de « L’Holocauste ».
Ces mêmes médias ont été bien plus discrets sur le compte de l’initiative papale pourtant la plus extraordinaire : l’hommage rendu au fondateur d’un mouvement politique et non religieux, le sionisme, lequel décrète que la terre de Palestine appartient aux seuls juifs. Les sionistes se comportent comme si tous les moyens étaient bons pour préserver l’actuel Etat d’Israël et l’étendre jusques et y compris par l’apartheid, par un « Mur » de protection contre l’indigène, par la possession de l’arme nucléaire et par la guerre éternelle pour la paix éternelle. Ce mouvement est si peu religieux qu’il est même dénoncé par nombre de juifs ou d’Israéliens comme contraire à la religion juive.
Pour la photo du pape à la tombe de Herzl voy. http://blanrue.blogspot.fr/2014/06/superbes-images-du-pape-francois-avec.html. Pour une autre photo et son long commentaire, voy. http://breizatao.com/2014/05/25/le-pape-francois.
En Israël ou ailleurs Bergoglio baise ou embrasse à profusion, non sans papouilles si l’occasion s’en présente. Aussi bien le juif Shimon Peres que le musulman Mahmoud Abbas ont droit à ses effusions mais, gare, le traitement n’est pas égal dans l’un et l’autre cas et l’on n’a pas encore vu le saint homme faire ses dévotions devant la tombe d’un dirigeant palestinien aux convictions aussi fermes que celles du Hamas.

Le pape François brûle d’amour pour Israël (qui le tient à l’œil), se paie la tête d’Abbas (qui le sait mais qui se prête au jeu) et déteste le trop catholique Mgr Williamson (qui, en bon Ecossais, ne lui cède pas d’un pouce et le tient sous surveillance).
8 juin 2014