Sunday, January 25, 2015

HYPOCRESIA

Avec méticulosité, Mérée Drante chante, fragment par fragment, le passage central d’une « Déclaration d’historiens » parue dans Le Monde du 21 février 1979 ; puis, en écho, Robert (votre serviteur) récite chacun de ces fragments *.

En 1979, j’avais 50 ans. Certes, cette année-là, dans Le Monde, journal oblique, des historiens français se sont, comme on le voit, réunis à 34 pour signer une « déclaration » d’une sublime nigauderie professorale : un régal, un nanan, un vrai nougat de pure sottise universitaire ! 

Mais il faut croire que les malheureux ne pouvaient faire mieux. En effet, par la suite, et jusqu’à ce jour même (25 janvier 2015) où je me trouve fêter mon 86e anniversaire, il ne s’est pas trouvé un seul historien, un seul universitaire, un seul spécialiste, un seul profane, en France comme à l’étranger, pour apporter une meilleure réponse à une question que je n’ai cessé de répéter depuis le début des années 1960 : « Pouvez-vous me montrer, dessin technique à l’appui, comment était faite et comment, diable, pouvait techniquement fonctionner cette prodigieuse arme de destruction massive qu’aurait été une « chambre à gaz nazie » à l’acide cyanhydrique ? » 

Certains de ces 34 nigauds sont encore en vie. Se penchent-ils parfois sur leur passé ? Peut-on avoir leur sentiment aujourd’hui sur cette mirifique « déclaration » ? Des journalistes pourraient-ils aller leur poser la question ? Sait-on jamais ? A entendre la voix de la Terrible Mérée Drante peut-être pourraient-ils soudain rentrer en eux-mêmes et prendre conscience de leur égarement.
25 janvier 2015
                                    
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* « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz », Le Monde, 21 février 1979, p. 23.  

Wednesday, January 21, 2015

Michel Cymès sur RMC (vidéo de 59s) : "Dieudonné est un psychopathe, il faut l'hospitaliser"

A cette pétulance de Michel Cymes je vois un avantage. Le clown paraît si sûr de lui qu'il va peut-être pouvoir enfin répondre à la question que j'ai commencé à poser au début des années 1960 (au Centre de documentation juive contemporaine) et qu'ensuite, pendant plus d'un demi-siècle, j'ai répétée sous différentes formes mais sans jamais recevoir de réponse : « Pouvez-vous me fournir une expertise médico-légale d'une chambre à gaz nazie ? Une expertise criminelle de la scène du crime et de l'arme du crime ? Une expertise de police technique et de police scientifique ? »
Ou bien, aïe, aïe, dois-je comprendre que nous ne connaissons qu'une seule expertise de ce genre, une expertise qui présente deux inconvénients : 1° ses conclusions sont négatives ; 2° c'est un révisionniste, Faurisson, qui a découvert les conclusions de cette double expertise de René Fabre, doyen de la Faculté de pharmacie de Paris (1er décembre 1945). Elle concernait le Struthof.
Serait-il exact qu'en mille affaires judiciaires impliquant l'existence de cette arme prodigieuse pas un tribunal n'aurait ordonné une telle expertise et qu'en fin de compte, tous les tribunaux auraient adopté les principes édictés par le Tribunal militaire de Nuremberg dès 1945 : « Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l'administration des preuves [...]. Il n'exigera pas que soit rapportée le preuve de faits de notoriété publique mais les tiendra pour acquis » ?
Aujourd'hui même, le milliardaire Maurice Lévy, président du directoire du groupe Publicis, se fend d'un petit compliment à l'égard des révisionnistes (qu'il appelle « négationnistes »). Il écrit qu'il n'y pas eu d'antisémitisme en France juste après la guerre et jusqu'aux années 1980 mais que, par la suite, cela s'est gâté : « La seconde guerre mondiale et la Shoah débouchèrent sur un consensus social et un tabou. Ce dernier a perduré jusqu'aux années 1980, avant de se fracasser [mon soulignement] sur la diffusion des thèses négationnistes » (« Face à l'antisémitisme, le choix du départ doit rester personnel », Le Monde, 21 janvier 2015, p. 12). 
Le brave homme !       
21 janvier 2015

Tuesday, January 20, 2015

Un procès de plus

Au nom des libertés de pensée, de recherche et d'expression si ardemment défendues en paroles par François Hollande, président de la République, Manuel Valls, premier ministre, Christiane Taubira, ministre de la Justice, et Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, nous nous acheminons dans les faits vers une surveillance et une censure de plus en plus sévères et arbitraires dans les domaines de la pensée, de la recherche et de l'expression. 
Dans le rôle des frénétiques de la liberté-en-paroles-et-de-la-trique-en-réalité, viennent de s'illustrer Valls et Taubira. Voyez, de Pierre-Alain Depauw, « Censure du web : la critique d’Israël bientôt interdite par Christiane Taubira et Manuel Valls ? » (19 janvier 2015). Taubira a deux amours : Cayenne et l'Etat juif. Valls ne se cache pas d'avoir, lui aussi, deux amours, lui qui a un jour déclaré : « Par ma femme je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ». Oui, sans barguigner, ce professionnel de la laïcité en est ainsi venu à nous parler de l'éternité. L'éternité, c'est long, mais elle ne fait pas peur à notre fendard. Quand il s'agit de cette communauté-là et de cet Etat juif, on ne saurait faire moins.
Aujourd'hui, je me suis vu notifier une poursuite judiciaire de plus. La LICRA de Paris a porté plainte auprès du procureur pour « contestation » en raison de propos que j'aurais tenus en août 2014 sur le site Internet de MetaTV quand j'ai été interrogé, chez Dieudonné, par le souriant et sympathique Patrick d'Hondt (lui aussi poursuivi). Voyez notre entretien dans cette vidéo de 2h 11 minutes et 31 secondes qui s'ouvre sur une chanson de Mérée Drante.
J'ai refusé de répondre aux questions posées et je me suis contenté de faire enregistrer ma formule habituelle en pareille circonstance : « Je refuse de collaborer avec la police et la justice françaises dans la répression du révisionnisme historique ».
20 janvier 2015

Tuesday, January 13, 2015

A reply to questions from Michael Hoffman

Dear Michael,
I admire the quality of your questions, and thank you for the understanding that you show me. I am going through one of the most difficult periods of my life and, consequently, am unable to respond as I would like. I haven’t the time.
These killings in Paris – with 20 dead in all, amongst whom five Jews – rightly arouse widespread indignation but the Jewish organisations have immediately exploited this indignation for their benefit. They forget that, in large part, it’s been under the pressure of international and French Jewish organisations that France has hastily engaged in all sorts of military expeditions causing so many deaths in the Arab-Muslim world. They forget this country’s responsibility in the creation of the bogus State of Israel – soon afterwards arming it with nuclear weapons – and in the appalling fate of the Palestinian people since at least 1948; the presence of Netanyahu in Paris and his doings there were, in themselves, an affront to an entire part of the Arab-Muslim world. Those Jewish organisations live in anger and war; that being the case, how can they be surprised if their adversaries live in anger and war as well?
Such killings may bring to mind a number of murders committed by Jews who subsequently became “heroes” of Jewish history. On February 25, 1994 Baruch Goldstein, an Israeli army physician armed with an assault rifle, shot dead 24 Muslim worshipers and wounded 125 at the Cave of the Patriarchs in Hebron before being subdued and killed there himself. His nearby tomb is a pilgrimage site for many Jews.
The hysteria we are witnessing now in France, in this month of January 2015, has a precedent: that of May 1990 and the “Carpentras cemetery” affair. It was the exploitation of that event that made it possible to intimidate the French parliament into passing what is called “the Fabius-Gayssot Act” of July 13, 1990, punishing by a term of imprisonment of from one month to one year and a fine of up to 300,000 francs (now 45,000 euros), along with several other sanctions, those who dispute “the existence of crimes against humanity” (that is, essentially, crimes against Jews) as defined and punished in 1945-1946 by a body that the winners of the recent war had dared to name “International Military Tribunal” (three lies in three words) of Nuremberg. This law, totally contrary to the French constitution, came into effect by appearing in the Journal Officiel de la République Française of July 14, 1990, anniversary of the storming of the Bastille. It was thanks to a televised lie of the Socialist president of parliament, Jewish millionaire Laurent Fabius (his announcement to viewers that the corpse of a Jew in the Carpentras cemetery had been taken out of a grave and impaled through the rectum with a parasol pole), that the French had been outraged. The Catholic authorities rang the great bell of Notre-Dame in Paris. The President, Socialist François Mitterrand, led a march through the centre of the capital at the head of crowds of demonstrators. We have now, in 2015, seen the same scenario repeated in the same place, with Fabius in the front rank of “protesting” dignitaries, the Archbishop taking the initiative of ringing the cathedral’s bells, the Socialist President François Hollande marching through the streets.
Moreover, those Jewish organisations affect an attitude of desiring to come to the aid of freedom of opinion and expression but, in reality, what they are demanding is increased repression against “Holocaust denial”. Revisionism has made significant progress in recent years here in France, thanks especially to the Internet. Those groups therefore want censorship of the Internet, of Dieudonné (who has perhaps more than 80 legal proceedings pending against him), of the revisionists and of a number of other unbowed men and women.
For want of time, I shall allow myself just three remarks to finish: 1) the name Charlie-Hebdo has, apparently, nothing to do with Charles de Gaulle; it comes, I believe, from the Peanuts character Charlie Brown; 2) Gayssot is the surname of a former Communist MP and government minister, and the Fabius-Gayssot Act is sometimes called the “Faurisson Law” or “Lex Faurissoniana”; I have lost count of the times I’ve been ordered to pay fines or damages on the grounds of this law; other revisionists have been thrown into prison or, like Vincent Reynouard, a father of nine, will be returning to prison; for my part, I’ve settled for ten physical assaults – of which eight in France – and the actions of the French police, who have carried out numerous searches and seizures, or attempted seizures, at my house, and who have often REFUSED to protect me in the presence of danger; 3) I hope to be able, before long, to send you an English version of my nine-page article (with illustrations) of December 31, 2014 entitled:
In 70 years, no forensic study proving the existence and operation of the “Nazi gas chambers”!
I dedicated it to Professor Ben Zion Dinur (1884-1973), founder of Yad Vashem in 1953, forced to resign in 1959 for having preferred scientific History to Jewish Memory (http://robertfaurisson.blogspot.fr/2009/03/memoire-juive-contre-histoire-ou.html).
I thank you, dear Michael, and congratulate you on the work you have done over so many years, and in such difficult conditions, for the just cause of historical revisionism.                           
                              Robert Faurisson, January 13, 2015

Au révisionniste américain Michael Hoffman sur les tueries de Paris


J’admire la qualité de vos questions et je vous remercie de votre compréhension à mon égard. Je traverse l’une des périodes les plus difficiles de ma vie et, par conséquent, je ne suis pas en mesure de vous répondre comme je le souhaiterais. Je n’en ai pas le temps.

Ces différentes tueries de Paris – vingt morts en tout, dont cinq juifs – soulèvent à juste titre l’indignation générale mais, pour mieux les exploiter, les organisations juives affectent d’oublier que c’est en grande partie sous la pression des organisations juives, mondiales ou françaises, que la France s’est lancée dans toutes sortes d’expéditions militaires qui ont provoqué tant de morts dans le monde arabo-musulman. Elles oublient la responsabilité de la France à la fois dans la création de l’Etat postiche d’Israël, dans l’armement nucléaire de cet Etat, dans le sort atroce fait au peuple palestinien au moins depuis 1948. A elle seule, la présence de Nétanyahou à Paris et l’activité que ce criminel y a déployée ont constitué un affront à l’égard de toute une partie du monde arabo-musulman. Ces organisations juives vivent dans la colère et dans la guerre ; dès lors comment peuvent-elles s’étonner de ce que leurs adversaires vivent, eux aussi, dans la colère et dans la guerre ?

Ces tueries nous en rappellent quantité d’autres commises par des juifs qui, par la suite, sont devenus des « héros » de l’histoire juive. Le 25 février 1994, Baruch Goldstein, médecin de l’armée israélienne, a tué au fusil d’assaut vingt-quatre musulmans en prière au Caveau des Patriarches à Hébron et en a blessé cent-vingt-cinq autres avant d’être, à son tour, tué sur place. Nous ne connaissons pas le nombre des victimes que ce « héros juif » a mutilées à vie. Située dans un village avoisinant, sa tombe est devenue un lieu de pèlerinage en Israël. 

Quant à l’hystérie dont la France est la proie en ce mois de janvier 2015, elle a eu un antécédent : celle qui, au mois de mai 1990, a été suscitée à l’occasion de l’affaire dite du « Cimetière de Carpentras ». C’est l’exploitation de cette affaire qui a permis d’intimider le Parlement français et de lui faire adopter ce qu’on appelle « la loi Fabius-Gayssot » du 13 juillet 1990 prévoyant d’un mois à un an de prison et jusqu’à 300 000 F d’amende (aujourd’hui, 45 000 euros), sans compter bien d’autres sanctions, contre ceux qui contestent « l’existence des crimes contre l’humanité » (c’est-à-dire essentiellement les crimes contre les juifs) tels que définis et punis en 1945-1946 par une instance que les vainqueurs avaient, à Nuremberg, baptisé « Tribunal militaire international » : trois mensonges en trois mots. Cette loi, totalement contraire à la Constitution française, a été publiée par le Journal officiel de la République française le 14 juillet 1990, soit le jour anniversaire de la prise de la Bastille. C’est grâce à un mensonge télévisé du président socialiste de l’Assemblée nationale, le millionnaire juif Laurent Fabius, annonçant qu’au cimetière de Carpentras le cadavre d’un juif avait été empalé par l’anus au moyen d’un piquet de parasol, que les Français avaient été portés au comble de l’indignation. Les autorités catholiques avaient fait sonner le grand bourdon de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le président de la République, le socialiste François Mitterrand, avait défilé dans le centre de la capitale à la tête de foules de manifestants. On a vu le même scénario se répéter en 2015 avec Fabius au premier rang de dignitaires en train de « protester », avec l’archevêque de Paris prenant l’initiative de faire sonner les cloches de la cathédrale, avec le socialiste François Hollande, président de la République, défilant, à son tour, dans les rues.

En outre, ces organisations juives affectent de se porter au secours de la liberté d’opinion et de la liberté d’expression mais, en réalité, ce qu’elles exigent, c’est une répression accrue contre « la négation de l’Holocauste ». En France, les progrès du révisionnisme ont été considérables dans ces dernières années, grâce, en particulier, à Internet. Ces groupes veulent donc la censure à la fois d’Internet, de Dieudonné (qui semble pouvoir compter à ce jour plus de quatre-vingts procédures judiciaires contre lui), des révisionnistes et d’autres esprits réfractaires.

Faute de temps, je me permettrai seulement trois remarques pour finir : 1) le titre de Charlie-Hebdo vient, je crois, du nom de Charlie Brown, l’un des personnages de la bande dessinée Peanuts ; 2) Gayssot est le nom d’un ancien député et ministre communiste et la loi Fabius-Gayssot est parfois appelée « loi Faurisson » ou « Lex Faurissoniana » ; je ne saurais plus dire combien de fois j’ai été financièrement condamné sur le fondement de cette loi ; d’autres révisionnistes ont été jetés en prison ou, tel Vincent Reynouard, père de neuf enfants, vont retourner en prison ; pour ma part, je me suis contenté d’avoir eu à subir dix agressions physiques dont huit en France et, en cas de danger immédiat, il arrive que la police française, qui multiplie chez moi perquisitions et confiscations ou tentatives de confiscation, refuse expressément de me protéger des agressions à force ouverte en plein Palais de justice de Paris ; 3) je souhaite pouvoir, dans quelque temps, vous envoyer une version anglaise d’un article de neuf pages (avec illustrations) qui date du 31 décembre 2014 et que j’ai intitulé : 

J’ai écrit ce texte en hommage au professeur Ben Zion Dinur (1884-1973), fondateur de Yad Vashem en 1953 et contraint à la démission en 1959 pour avoir préféré l’Histoire scientifique à la Mémoire juive (http://robertfaurisson.blogspot.fr/2009/03/memoire-juive-contre-histoire-ou.html).


Cher Michael, je vous remercie et vous félicite du travail que vous avez accompli depuis tant de lustres en faveur de la juste cause du révisionnisme historique, et cela dans des conditions si difficiles.
13 janvier 2015

Sunday, January 11, 2015

Gerhard Ittner, un Allemand emprisonné pour ses écrits

Un correspondant allemand m'écrit ceci :

Gerhard Ittner, né le 12 mai 1958, est déjà depuis trois ans en prison en Allemagne à cause de ses propos révisionnistes tenus en 2002 et 2003. Un procès contre lui commençait en novembre 2004, mais en mars 2005 il fuyait l'Allemagne et vivait en exil, notamment en Iran, en Argentine et, à la fin, au Portugal. Là il fut arrêté et extradé vers l'Allemagne en 2012 et mis en prison. Le 15 octobre 2014, à sa sortie de prison, après avoir purgé une peine de 33 mois, il fut à nouveau mis en prison à cause en particulier de ses lettres « anti-constitutionnelles » envers le régime de la RFA, envoyées de sa cellule. Ittner attend maintenant dans la prison de Nuremberg son nouveau procès. Il est notamment accusé d'avoir écrit que la guerre de 2003 contre l'Irak était une action criminelle orchestrée par les Etats-Unis et Israël.
Qu'en pensent tous ces gogos qui nous tympanisent de leur « Je suis Charlie [du verbe "suivre"] » ou de leur « Je suis Charlie [du verbe "être"] » et qui protestent de leur attachement à la liberté de pensée et à la liberté d'expression ?

11 janvier 2014