Monday, February 23, 2015

Contre le révisionnisme, la loi israélienne de 1986 et la loi française de 1990

   Un correspondant portugais, un érudit – que je remercie de son envoi – nous rappelle opportunément le texte officiel, dans sa version anglaise, de la loi israélienne qui, dès 1986, a permis d’instituer la répression spécifique de la « négation de l’Holocauste » (http://www.mfa.gov.il/mfa/aboutisrael/history/holocaust/pages/denial%20of%20holocaust%20-prohibition-%20law-%205746-1986-.aspx).
   Il est connu que c’est de cette loi que s’est inspiré, en France, Laurent Fabius, auteur de la loi appelée « loi Fabius-Gayssot » (ou « loi Faurisson ») du 13 juillet 1990.
   Il est moins connu que la loi française est rédigée de façon plus sévère que la loi israélienne. Tandis que la loi française réprime sans condition la « contestation » (sic) de tout « crime contre l’humanité » tel que défini et condamné essentiellement par le Tribunal militaire international de Nuremberg, la loi israélienne, elle, ne réprime la négation ou la minimisation des crimes de l’Holocauste que sous la condition que se manifestent chez le prévenu soit l’intention de défendre ces crimes, soit de la sympathie pour les criminels ou une identification avec ces derniers. 
   Il est vrai qu’on pourra justement m’objecter 1) que les restrictions prévues par la loi israélienne risquent fort d’être seulement de principe : des magistrats israéliens, prétendant, comme tant de leurs pareils au monde, savoir lire dans les cœurs et les reins, auront beau jeu de soutenir que le prévenu est animé par une intention ou une complaisance de nature criminelle ; 2) que la peine maximale d’emprisonnement est en Israël de cinq ans tandis qu’en France elle ne dépasse pas un an (récemment condamné en première instance à deux ans d’emprisonnement, l’inlassable militant révisionniste Vincent Reynouard sera vraisemblablement condamné en appel à un an de prison).
   Pour des informations complémentaires sur la « Loi Fabius-Gayssot », voyez « La loi antirévisionniste française », Ecrits révisionnistes vol. VI, p. 186-192. 
23 février 2015

Thursday, February 12, 2015

Deux ans de prison ferme pour Vincent Reynouard



Il y a un mois des millions de manifestants exprimaient ou même clamaient, notamment à Paris, leur attachement à la liberté d'expression. 
Aujourd'hui que peuvent bien penser ces braves gens du fait qu'un tribunal français vient de condamner un père de famille (très) nombreuse et sans ressources (ou presque) à deux ans de prison ferme et à de lourdes peines financières essentiellement parce que ce dernier a publié, sur un point d'histoire, le résultat de ses recherches ?
Vincent Reynouard a été ainsi condamné sur le fondement de la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990 qui prévoit au maximum un emprisonnement d'une année. Il serait intéressant de voir comment le tribunal a pu justifier une telle sanction. Pour sa part, le procureur semble craindre un cas de nullité et qu'à ce compte sa proie ne lui échappe. Il tient à ce que le coupable aille pour de bon en prison. Il insistera pour obtenir satisfaction.
Le piquant de l'affaire est que la loi du socialiste Fabius et du communiste Gayssot (aussi appelée « loi Faurisson ») interdit la contestation de « l'existence de crimes contre l'humanité » tels que définis et condamnés en 1945-1946 par le Tribunal militaire international de Nuremberg (trois mensonges en trois mots). Renseignez-vous sur la gredinerie de ce tribunal 1) qui était juge et partie, 2) qui, dans les articles 19 et 21 de son Statut, spécifiait qu'il ne serait pas lié par les règles techniques relatives à l'administration des preuves et qu'il n'exigerait pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique mais les tiendrait pour acquis, 3) qui refusait aux condamnés toute possibilité d'appel, 4) qui instituait le principe de responsabilité collective et celui de culpabilité d'office, 5) qui a considéré comme preuves authentiques tant de documents et rapports qui, par la suite, se sont révélés faux comme cela s'est trouvé être le cas pour les quatre millions d'Auschwitz, pour les chambres à vapeur de Treblinka, pour les six millions attribués par le tribunal lui-même à Eichmann, pour le crime de Katyn attribué aux Allemands (non mentionné dans le jugement), 6) qui n'était en rien « international » mais « interallié », 7) qui n'avait de militaire que les deux juges soviétiques dont l'un, Nikitchenko, avait été procureur aux abominables « procès de Moscou », 8) qui n'était que « la continuation de l'effort de guerre des Alliés » (procureur Jackson, organisateur du procès, dixit), etc.
Je suis prêt à témoigner en faveur de Vincent Reynouard en cause d'appel et à démontrer que, sur le plan scientifique, il ne reste plus, en 2015, pierre sur pierre de l'atroce édifice de calomnies 1) du prétendu génocide des juifs, 2) des prétendues chambres à gaz hitlériennes et 3) des prétendus six millions. Un exemple : après la mésaventure de l'expertise médico-légale de la scène du crime et des « cadavres de juifs gazés » au Struthof conduite par le professeur René Fabre, doyen de la Faculté de pharmacie de Paris (expertise terminée le 1er décembre 1945), il ne s'est plus trouvé un seul magistrat pour ordonner et obtenir une quelconque expertise médico-légale démontrant l'existence et le fonctionnement d'une telle arme de destruction massive par le gaz. On s'est passé de preuves au profit de « témoignages » ou d'« aveux ».   
12 février 2015

Tuesday, February 10, 2015

Lettre à "Rivarol"

« Hannibal », un régal ! Chaque semaine, je me délecte des chroniques de celui qui signe « Hannibal ». Celle qu’il a publiée sous le titre de « L’Amérique, mère de la religion de la Shoah » (Rivarol, 5 février 2015) constitue une synthèse magistrale de l’histoire d’une croyance qui a fini par s’imposer sinon au monde entier, du moins à la totalité, ou peu s’en faut, du monde occidental. Mais où se situe, en la circonstance, la mère de cette religion ? A cette question, « Hannibal » répond :
L’Amérique est la mère de la religion de la Shoah. Les pères de celle-ci sont nombreux comme les poils de la barbe du sage. Robert Faurisson a tort, l’Etat d’Israël n’est ni l’instigateur ni le principal bénéficiaire de la chose […].
Je n’ai jamais dit de l’Etat d’Israël qu’il était « l’instigateur  de la chose » pour la bonne raison que « la chose » a pris naissance avant même la fondation de cet Etat. Aurais-je dit qu’il en était « le principal bénéficiaire » ? La réponse à cette question se trouve dans la phrase à laquelle « Hannibal » fait ici allusion. Cette phrase, dite « de soixante mots », remonte au 17 décembre 1980 et je l’ai, ce jour-là, lentement débitée devant Ivan Levaï. Parlant  de « la chose », je lui ai précisé : « … dont les principaux bénéficiaires sont l’Etat d’Israël et le sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple allemand, mais non pas ses dirigeants, et le peuple palestinien tout entier ».
On voit par là que j’ai désigné non pas un principal bénéficiaire mais deux principaux bénéficiaires : d’une part, l’Etat d’Israël et, d’autre part, le « sionisme international », ce qui englobe nécessairement l’Amérique. Je laisse à d’autres le soin de déterminer lequel de ces deux bénéficiaires exerce sur l’autre la plus forte emprise.
10 février 2015
(publiée dans la livraison du 19 février) 

Friday, February 6, 2015

La victoire de Dieudonné et l’humiliation de Valls

        
Dieudonné vient enfin de remporter une victoire amplement méritée. Quant à notre Premier ministre, Manuel Valls, il aura, en ce 6 février 2015, connu l’humiliation de sa vie. Notre bon socialiste en est, pour le moment, rose de confusion et ne pipe mot de sa mésaventure. Il est vrai qu’il lui reste l’éternité pour se refaire. Car il est « éternel ». Du moins s’en est-il vanté le 17 juin 2011 sur Radio Judaica lorsqu’il a lancé : « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ». C’est en ces termes qu’un républicain (sic) attaché aux valeurs laïques (sic) s’est proclamé éternel et a protesté de son attachement à une entité politique de nature confessionnelle.
Vers le 10 janvier 2015, tirant le bilan de l’année 2014 tout au long de laquelle il avait sans répit combattu Dieudonné, Manuel Valls avait osé dire : « Il y a un an, face à Dieudonné, je me suis senti un peu seul ». En réalité, il avait eu tout un monde à ses côtés. Le président de la République l’avait personnellement soutenu avec ses ministres à commencer par ceux de la Justice (Dame Taubira), de l’Intérieur (Bernard Cazeneuve) et de l’Education (Dame Vallaud-Belkacem). Le Parlement lui avait apporté son soutien. S’étaient joints à l’hallali qu’il avait sonné contre Dieudonné tous les médias vivant aux dépens du contribuable ainsi que le ban et l’arrière-ban de l’Etablissement. En tête et menant la curée, les plus puissantes ligues de vertu à commencer par le CRIF et la LICRA se signalaient par leur fièvre de châtier notre génie comique au nom même, bien entendu, de la liberté d’expression. Les grandes « démocraties » du monde occidental y allaient, elles aussi, de leur condamnation du pelé, du galeux, du nègre marron Dieudonné M’bala M’bala.
Dans la matinée du 6 février 2015, en ce soixante-dixième anniversaire de l’assassinat judiciaire de Robert Brasillach, nous pouvions craindre d’assister, avec l’élimination de Dieudonné par le Conseil d’Etat, à l’une de ces « exécutions » dont nos justiciers ont la nostalgie depuis les belles heures de l’Epuration. Accablé de plus de quatre-vingts procédures, notre plus grand auteur et acteur comique de France allait vraisemblablement échouer dans son ultime tentative auprès des juges pour obtenir le droit d’exercer sa vocation et d’assurer son gagne-pain. Son métier est l’un des plus difficiles qui soient au monde : faire rire et, circonstance aggravante, le faire aux dépens des puissants de ce monde. Titre de son spectacle : La Bête immonde. Cette bête parfaitement immonde n’était autre que lui-même. Sans nulle vanité. Il l’avait annoncé urbi et orbi et sur tous les tons.
Coulibaly, ce « nègre » qui, à ce moment-là, défrayait la chronique par ses crimes, c’était un peu lui. Aussi Dieudonné avait-il dit : « Je me sens Coulibaly » et non pas : « Je suis Coulibaly ». Il s’était senti pourchassé comme une « bête immonde », à deux doigts de connaître un sort fatal. Et puis, pour commencer, il s’était aussi « senti » « Charlie » : comme les auteurs assassinés de Charlie-Hebdo ; à l’instar de ses confrères en rire et en satire, il entrevoyait la fin possible de sa carrière avec toutes les conséquences imaginables pour sa femme et ses enfants. A-t-il alors songé à Molière ? Sous les coups que lui portait la Cabale, l’auteur de Tartuffe ou L’imposteur avait un cœur, un cœur souffrant. Par moments, il lui arrivait de penser : « Comment puis-je inspirer tant de haine ? Comment mes ennemis, si riches et si influents, peuvent-ils pousser la méchanceté et l’hypocrisie à ce degré ? Dans un combat si inégal, quelles chances me reste-t-il de l’emporter ? Ne vais-je pas à ma perte ? »

La veille du 6 février, le maire socialiste de Cournon, un certain Bernard Pasciuto, avait  annoncé sa décision d’interdire le spectacle que Dieudonné s’apprêtait à donner au Zénith local. Commençait alors une course contre la montre. Selon un article du journal La Montagne signé de Stéphane Barnoin (6 février 2015), « l’arrêté municipal d’interdiction visait trois passages du spectacle, décrits comme “antisémites” et “portant atteinte à la personne humaine” ». L’avocate de la commune de Cournon allait faire valoir devant le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand que ces passages étaient « de nature à alimenter une haine grandissante à l’égard de la communauté juive ». Laissons ici la parole au journaliste de La Montagne 

Réponse du tribunal quatre heures plus tard : ces extraits sont « particulièrement regrettables », mais ils « ne représentent que quelques courts instants et ne peuvent être regardés comme caractérisant pour l’essentiel le contenu de ce spectacle. Autre motif central invoqué par Bernard Pasciuto, l’édile socialiste, pour justifier l’interdiction de la prestation : le risque de trouble important à l’ordre public. « Chimérique et illusoire », avait rétorqué Me Jacques Verdier [l’avocat de Dieudonné]. « Disproportionné et infondé », avait surenchéri Me Joly, l’autre avocate de Dieudonné » […]. Là encore, la voix de la défense a été entendue par le tribunal. […] Conclusion cinglante du magistrat : « Le maire de Cournon a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’expression et à la liberté de réunion. »
Le maire socialiste, se rappelant alors le précédent créé en 2014 par Bernard Stirn, arrière-petit-neveu d’Alfred Dreyfus et conseiller d’Etat, dépose une requête à Paris auprès du Conseil d’Etat en espérant que celle-ci sera examinée par un magistrat aussi complaisant que l’avait été B. Stirn. Surprise ! Nicolas Boulouis, juge des référés au Conseil d’Etat, confirme le jugement de Clermont-Ferrand. Sa décision, prise à Paris, tombe à 18h. Or le spectacle est prévu pour commencer à 20h, près de Clermont-Ferrand.
Vers 19h15, nous parvenons, mes amis et moi, au Zénith. Nous apprenons avec soulagement que le spectacle est autorisé et qu’il commencera à l’heure prévue. Nous pénétrons dans une vaste salle à demi pleine de spectateurs. Dieudonné va-t-il jouer devant une audience aussi réduite, lui qui ne connaît que des salles bondées de spectateurs enthousiastes ? Apparemment, ce soir-là, beaucoup ont peut-être renoncé à venir, estimant que le spectacle serait interdit ou que le Conseil d’Etat rendrait trop tard sa décision. Ce que certains savent, c’est que Manuel Valls a été vu, dans la journée, sortant … du Conseil d’Etat ! Si la nouvelle se confirmait, les avocats de Dieudonné seraient en droit de porter plainte contre une telle intrusion du pouvoir exécutif dans ce haut-lieu du pouvoir judiciaire.
A 20h précises, le spectacle commence. La salle est maintenant comble. La « bête immonde » fait irruption dans l’arène. 1 500 personnes sont émues comme jamais par l’héroïsme d’un prodige de la scène qui, au terme d’une pleine année d’incessants combats et à la fin d’une journée exténuante, a trouvé la force de tenir parole et de venir « jouer la comédie ». Si jamais le Conseil d’Etat avait confirmé l’interdiction tant redoutée, Dieudonné aurait probablement été contraint de quitter la scène, du moins en France. Aurait-il pu continuer de jouer, tout près de la place de la Bastille, au Théâtre de la Main d’Or ? J’en doute. Les propriétaires des lieux, des Israéliens, auraient eu beau jeu de se voir confirmer par une quelconque instance judiciaire le droit de l’expulser. Après le spectacle, le plus souvent hilarant et quelquefois poignant, je rends visite à Dieudonné dans sa loge ; Mérée Drante m’accompagne ainsi que Dimitri. Champagne ! Notre héros nous le confirme : la date du 6 février 2015 restera dans les annales de sa geste comme celle d’un nouvel envol de Dieudonné vers toujours plus d’audace et d’énergie en faveur de la liberté et contre la censure *.
La presse qui se qualifie de « grande » en est quitte pour prendre le deuil, sans ostentation et en silence.                                                                        6 février 2015                                                                                                                                                                        
* A ce titre, je recommande, de Maître Zohra Mahi, Dieudonné, « La parole est à la défense », Collection dirigée par Alain Soral, Kontre Kulture, 2014, 149 p., 13€.
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NB du 9 février 2015 : Rien de plaisant et de significatif comme la discrétion de notre « grande » presse quant à la décision rendue en faveur de Dieudonné par le juge des référés en Conseil d’Etat. Pour sa part, le journal La Montagne a eu l’honnêteté de consacrer deux articles aux péripéties de l’affaire et à sa conclusion : d’abord, celui, susmentionné, du 6 février ; surtitré : « Puy-de-Dôme : Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a tranché hier », il est titré : « Portes ouvertes pour Dieudonné » ; puis, celui du 7 février ; surtitré : « Dieudonné : Son spectacle au Zénith autorisé par le Conseil d’Etat », il est titré : « Contraint à la version allégée ». Dans ce dernier article, deux passages retiennent l’attention :
1) Par ailleurs, les avocats de Dieudonné ont rappelé que le spectacle prévu à Cournon était une « version light », c’est-à-dire expurgée des propos qualifiés de « regrettables », à savoir les mots : juif, Shoah, camp de concentration, Auschwitz-Birkenau et même ananas ;

2) Dieudonné, une fois sur scène, s’est largement installé dans le rôle de victime, affichant sans subtilité son mépris pour le maire de Cournon ou le Conseil d’Etat. Il a pris soin de ne pas respecter les réserves sémantiques pourtant avancées par ses avocats.

NB du 11 février 2015 : Dans sa chronique « Vu du Web », le 
journal La Montagne ouvre ses colonnes au pour et au contre :


Le spectacle de Dieudonné a eu lieu au Zénith d’Auvergne
1) « Très bon spectacle, très bon moment. Au moins il a le courage de dire tout haut ce que les gens pensent tout bas. Son spectacle n’a rien d’antisémite. Il est préférable de voir un humoriste tel que lui plutôt que des rappeurs qui ont des textes bien plus vulgaires et qu’on laisse s’exprimer à tout va, même s’il y a souvent débordement. Au moins là tout s’est parfaitement déroulé sans aucun incident. Bravo encore Dieudo ! » soleil3349 (via lamontagne.fr)
2) « Le maire n’a fait que son devoir là où certains ne brandissent que des droits grâce à la tolérance des institutions. Aucune commune mesure avec Charlie où le meurtre par les armes a été utilisé par une puissance terroriste, aucun rapport. C’est le blasphème interdit en droit français qui a assassiné Charlie. Ici nous sommes dans un Etat de droit qui n’a vraiment pas de leçons à recevoir sur les libertés, et qui doit chercher à protéger des personnes influençables contre le négationnisme ». Jary (via lamontagne.fr)