Tuesday, September 29, 2015

[D]Jack Lang digne de Pierre Nora dans sa défense du tabou de "la Shoah"


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Apprêtez-vous à vous délecter, six minutes durant, de la prose filandreuse d'un [D]Jack Lang qui, bredouillant et cafouillant, nous expliquait en 2008 :
1) que rien n'est plus précieux pour l'historien que la liberté de recherche et d'expression ; 
2) que, cependant, il convient d'enfreindre cette liberté au profit de « la Shoah » ou « génocide des juifs » et dûment châtier la négation de « la Shoah » (en usant de la loi Gayssot) ; 
3) que, pour autant, il ne saurait être question un seul instant de traiter les autres génocides avec les mêmes égards ou en leur accordant la protection de la loi.
Par exemple, il devrait être permis de contester ou de nier le « génocide »  (avec des guillemets !!!) des Arméniens en toute liberté et sans encourir les foudres de la loi.  
[D]Jack Lang est tout retourné à l'idée – abomination de la désolation – que certains esprits égarés pourraient ainsi, mêlant le sacré au profane, aller nous faire croire que le génocide des Arméniens doit être traité avec les mêmes égards que le génocide des juifs.
Ayons ici une pensée pour Pierre Nora qui, en 2008, après René Rémond, avait lancé « Liberté pour l'histoire ». Son succès avait été fulgurant. Une foule de naïfs l'avait pris au mot.
Puis, soudain, le bon apôtre avait annoncé urbi et orbi que, comme de bien entendu, il convenait de ne porter aucune atteinte à l'incomparable loi Gayssot.
29 septembre 2015

Thursday, September 24, 2015

Retour sur l’affaire Demjanjuk et sur Nicolas Bourcier, journaliste du "Monde"


En ce moment, ces affaires de nonagénaires poursuivis ou condamnés pour avoir été comptable ou télégraphiste à Auschwitz dans leur jeunesse nous rappellent l’infamie des procès intentés soit en Israël, soit à Munich au malheureux John Demjanjuk. Toutes ces affaires nous fournissent un exemple de plus de ce qu’au XXIe siècle des magistrats peuvent inculper (puis condamner) une personne à qui on impute un crime 1) sans ordonner une expertise médico-légale décrivant la scène de crime et l’arme du crime, 2) sans aucune preuve de crime 3) et même sans aucun témoin du moindre crime.

   Voyez de près l’affaire, positivement déchirante, du malheureux Iwan (ou John) Demjanjuk, mécanicien automobile à Cleveland (Etats-Unis). Il a d’abord été, en 1986, livré par les Etats-Unis à l’Etat d’Israël et condamné à mort par un tribunal à Jérusalem pour avoir été le gardien « Ivan le Terrible » au camp de Treblinka. Pendant cinq ans il a attendu chaque matin d’être pendu. Tout à coup, le système soviétique s’effondrant en Russie, on a découvert que le tristement célèbre « Ivan le Terrible » avait été en réalité un certain « Ivan Marchenko », décédé. Il a fallu libérer Demjanjuk. Les Etats-Unis lui ont restitué la nationalité américaine. Mais des organisations juives ou des individualités juives n’ont pas relâché leur proie pour autant. Elles ont pour le coup décrété que, si Demjanjuk n’avait pas été dans le camp de Treblinka, c’est qu’il avait été dans celui de... Sobibor, où, d’évidence, durant son séjour, il avait donc nécessairement pris sa part de l’extermination d’êtres humains par le gaz ! Rebelote : on lui a, à nouveau, retiré sa nationalité américaine et on l’a remis, cette fois-ci, à la justice la plus obédientielle du monde en pareille matière : la justice allemande. Le 12 mai 2011 à Munich, sans pouvoir en apporter ni une preuve, ni un document, ni un témoin, on a décrété que Demjanjuk avait été au camp de Sobibor et on l’a condamné automatiquement à cinq ans de prison. Infirme au dernier degré, il est mort à près de 92 ans le 17 mars 2012, soit dix mois après la fin d’un procès remarquablement inique. 
         
    Un journaliste du Monde s’est fait une spécialité de la chasse au vieil infirme. Il s’agit de Nicolas Bourcier. Ce dernier a notamment publié Le Dernier Procès (Don Quichotte éditions, Le Seuil, 2011, 311 p.). Témoignant d’un révoltant parti-pris, ce journaliste ne cache pas son admiration pour le « tour de force juridique » des magistrats de Munich (son article nécrologique intitulé « Criminel de guerre, gardien du camp de Sobibor, John Demjanjuk », Le Monde, 21 mars 2012, p. 30). Dans la préface de son livre figurait, à la page 14, la phrase nominale suivante : « Aucun témoin direct, aucune preuve définitive, aucun aveu ». On ne saurait mieux dire. Nicolas Bourcier : le nom d’une personne qui se félicite de ce que des magistrats puissent condamner pour complicité de crime un homme de 91 ans sans fournir ni preuve ni témoin dignes de ce nom. Demjanjuk a finalement été condamné à cinq ans de prison pour avoir participé (sic) à l’assassinat de 28 000 personnes (sic) à Sobibor. Amené d’un mouroir, traîné en chaise roulante jusqu’au prétoire, étendu sur une civière équipée d’un goutte-à-goutte, ne comprenant rien à ce qui se passait, il n’aura prononcé que deux petites phrases en 18 mois de procès et 93 audiences. Que pense Nicolas Bourcier d’un tel raffinement dans la torture d’un vieil homme ? Il estime que, dès lors qu’il s’agit de donner un écho à la douleur holocaustique des juifs, rien ne doit être épargné à un « criminel de guerre nazi ». Pour lui, ce procès s’est achevé sur « un verdict exemplaire ». Allez voir sa tête sur Google. Elle vaut le détour.             
24 septembre 2015

Tuesday, September 15, 2015

Rapport d’expertise remis à Maître Damien Viguier, avocat d’Alain Soral, dans l’affaire de l’affiche intitulée "Pornographie mémorielle"

Par lettre du 7 septembre 2015 vous m’avez sollicité en qualité d’expert, dans le cadre de l’affaire opposant le ministère public à votre client, Monsieur Alain BONNET [alias Alain SORAL], devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, avec pour mission de vous délivrer une analyse du dessin incriminé.
« Pornographie mémorielle » : l’expression stigmatise l’indécence des écrits, des récits, des faux témoignages dont certains osent faire commerce en exploitant et en vulgarisant les réalités de l’expérience juive de la Seconde Guerre mondiale. Cette exploitation éhontée de réelles épreuves est principalement le fait d’individus ou d’organisations de la communauté juive mais des goïm (ou gentils), eux aussi, y ont leur part de responsabilité. Le phénomène a pris les dimensions d’un commerce ou d’une industrie qui, aux États-Unis, sont appelés, pour l’un, « Shoa[h] Business » et, pour l’autre, « Holocaust Industry ».
La caricature ci-dessus nous montre une prostituée en bas résille avec, à main droite, son soutien-gorge tout juste enlevé et, à main gauche, les pièces de monnaie qu’elle vient de récolter. Sur chacun de ses seins mis à nu se trouve dessinée une étoile juive. Elle sourit de contentement. En arrière-plan, se dessine le portail d’Auschwitz-Birkenau par lequel s’engouffraient les convois de déportés. La créature, elle, danse sur les rails. Elle est heureuse. Sa manière de servir la mémoire de la souffrance juive au temps d’Adolf Hitler est parfaitement obscène et lui permet de s’enrichir. Elle ne sert qu’une « Mémoire » réécrite d’une manière répugnante et à des fins sordides. Avec elle nous ne sommes plus dans la création historique ou historiographique mais dans l’invention pornographique. L’expression nouvelle de « pornographie mémorielle » convient à cette innovation de la propagande et de la publicité modernes qui, on le voit chaque jour, ne s’embarrassent d’aucun scrupule.
À l’instar de cette prostituée, il ne manque pas d’auteurs pour se livrer à une activité aussi dégradante et fructueuse que la prostitution. Au lieu de respecter la mémoire de ceux qui ont souffert ou qui sont morts pour leur appartenance à une foi ou à une communauté ethnique, ils tirent cyniquement profit de la Mémoire juive selon tous les procédés du racolage. Au lieu de servir l’exactitude historique, ils exagèrent les faits et les chiffres quand ils ne les inventent pas de toutes pièces. Ils font étalage des souffrances des morts. Plus ils surenchérissent, plus s’emplissent leurs escarcelles. Ils amassent argent, honneurs et distinctions.
À ce titre, Auschwitz, qui était au centre d’un culte bouleversant pour les cœurs sincères, s’est transformé en un haut-lieu d’attractions malsaines, un Disneyland de l’Horreur. Des millions de touristes y visitent, au camp d’Auschwitz-I, un crématoire doté d’une prétendue chambre à gaz d’exécution mais, en réalité, « Tout y est faux » et il ne s’agit pour une bonne part que de « falsifications » (Eric Conan, « La Mémoire du mal », L’Express, 19-25 janvier 1995, p. 68).
Il peut en coûter cher aux honnêtes gens et aux vrais historiens de mettre en garde contre ce commerce dégradant, contre cette perversion, contre cette Mémoire dénaturée et contre cette « pornographie mémorielle ». En la personne de Ben Zion Dinur, né Dinaburg, l’État d’Israël possédait durant les années 1950 un historien si prestigieux que la tâche lui avait été confiée en 1953 de fonder Yad Vashem (un mémorial et un institut de recherche de « l’Holocauste », situé à Jérusalem). Or, six ans plus tard, le malheureux se voyait contraint à la démission. Son crime ? Dans le souci de sauvegarder l’Histoire des abus de la Mémoire, il avait préconisé une étude sévèrement critique des témoignages rendus par les « survivants ». Le tollé suscité dans certains milieux juifs polonais d’Israël l’avait poussé à quitter Yad Vashem.
En 1950, le professeur Dinur n’était pas le seul juif à s’en prendre au fatras des faux témoignages de « survivants ». À l’époque, le juif américain Samuel Gringauz, un ancien habitant du ghetto de Kaunas (Lituanie) pendant la Seconde Guerre mondiale, dénonçait chez certains de ses coreligionnaires ce qu’il appelait « le complexe de surenchère dans l’histoire » (the hyperhistorical complex) ; il en venait à écrire :
Le complexe de surenchère dans l’histoire peut se décrire comme judéocentrique, lococentrique et égocentrique. Il ne trouve essentiellement de signification historique qu’à des problèmes juifs liés à des événements locaux, et cela sous l’aspect d’une expérience personnelle. C’est la raison pour laquelle, dans la plupart des souvenirs et des récits, s’étalent une absurde verbosité, l’exagération du graphomane, les effets de théâtre, une présomptueuse inflation de l’ego, une philosophie d’amateur, un lyrisme d’emprunt, des rumeurs non vérifiées, des distorsions, des attaques partisanes et de minables discours. 
(« Some methodological problems in the study of the ghetto », Jewish Social Studies / A Quarterly Journal Devoted to Contemporary and Historical Aspects of Jewish Life, Vol. XII, Edited for The Conference on Jewish Relations, New York, 1950, p. 65)
En 1954, Germaine Tillion, ancienne déportée, a dénoncé le « mensonge gratuit » à propos des camps de concentration allemands. Elle n’a pas craint d’écrire :
Ces personnes [qui mentent gratuitement] sont, à vrai dire, beaucoup plus nombreuses qu’on ne le suppose généralement, et un domaine comme celui du monde concentrationnaire – bien fait, hélas, pour stimuler les imaginations sado-masochistes – leur a offert un champ d’action exceptionnel. Nous avons connu [c’est G. Tillion qui continue de parler ici] de nombreux tarés mentaux, mi-escrocs, mi-fous, exploitant une déportation imaginaire ; nous en avons connu d’autres – déportés authentiques – dont l’esprit malade s’est efforcé de dépasser encore les monstruosités qu’ils avaient vues ou dont on leur avait parlé et qui y sont parvenus. Il y a même eu des éditeurs pour imprimer certaines de ces élucubrations, et des compilations plus ou moins officielles pour les utiliser, mais éditeurs et compilateurs sont absolument inexcusables, car l’enquête la plus élémentaire leur aurait suffi pour éventer l’imposture.
(« Réflexions sur l’étude de la déportation », Revue d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, numéro spécial sur « Le Système concentrationnaire allemand (1940-1944) », juillet-septembre 1954, p. 18, note 2)
En 1968, Olga Wormser-Migot, auteur de référence connue pour son histoire du système concentrationnaire nazi notait, y compris dans les témoignages rendus sous serment lors des procès dits de « criminels de guerre » :
[…] la primauté accordée aux faits spectaculaires – et surtout l’exagération : outrance dans les récits d’horreur ou dans les possibilités du sabotage et de la résistance, grossissement du nombre réel des déportés et des victimes et, particulièrement dans les témoignages féminins, raffinement dans le sadisme sur fond de sexualité (caractère beaucoup plus sensible dans les témoignages de 45-47 que dans les témoignages postérieurs). La révélation de l’horreur des camps avait entraîné une telle débauche de récits de cruautés que la plupart des témoins n’ayant pas subi ces sévices ou n’en ayant pas été spectateurs, craignait inconsciemment de ne pas être considéré comme un véritable déporté s’il n’y faisait pas allusion. 
(Essai sur les sources de l’histoire concentrationnaire nazie, thèse complémentaire dactylographiée, 1968, p. 322)
Plus nombreuses qu’on ne le pense généralement ont été les dénonciations de diverses formes de la « pornographie mémorielle ». En 1996, des libertaires et autres représentants de l’ultra-gauche ont écrit :
La littérature de gare concentrationnaire des Bernadac, Steiner, Gray et compagnie qui fait appel aux plus bas instincts pour se vendre a fait beaucoup de mal à la recherche historique.
(Collectif Libertaires et “Ultra-Gauche” contre le négationnisme, Reflex, 1996, 111 p.)
En 1999, l’historien Tim Cole a publié Selling the Holocaust, from Auschwitz to Schindler. How History Is Bought, Packaged, And Sold [Holocauste à vendre, d’Auschwitz à Schindler. Comment l’histoire est achetée, empaquetée et vendue], New York, Routledge, Paperback Edition, 2000, XX-214 p. En 2000, Norman Finkelstein frappe un grand coup avec la publication de The Holocaust Industry. Reflections on the Exploitation of Jewish Suffering (Londres et New York, Verso Books, 150 p.). En 2001, paraîtra la traduction française aux éditions de La Fabrique sous le titre de L’Industrie de l’Holocauste : réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs. Ses compatriotes et coreligionnaires Noam Chomsky et Raul Hilberg (le plus prestigieux historien en la matière), exprimeront leur admiration pour cet ouvrage. Il est intéressant de noter que, selon Wikipedia, « En France seulement, le livre fera l’objet d’un procès pour “diffamation raciale” et “incitation à la haine raciale” intenté par “Avocats sans frontières”, que Norman Finkelstein et son éditeur gagneront en première instance et en appel [Cour d’appel de Paris, 4 mai 2006] ». Ce n’est pas un juif mais un prêtre catholique romain qui ira peut-être le plus loin dans les pratiques que dénonçait N. Finkelstein : le Père Patrick Desbois, l’auteur de Porteur de mémoires / Sur les traces de la Shoah par balles, Michel Lafon, 2007, 335 p. Pendant quelques années, il a été en France la coqueluche des médias jusqu’au jour où des historiens français ont procédé à des mises au point qui semblent avoir été fatales au bon Père, lequel a disparu de nos écrans.
Le Père Desbois s’était fait fort d’avoir découvert, principalement en Ukraine, quelque 800 charniers contenant 1 500 000 cadavres de juifs fusillés par les Allemands. Il choisissait un village, en invitait les habitants à se faire photographier devant un coin de campagne d’apparence inoffensive, puis débitait un discours devant un pré ou un boqueteau et révélait ou faisait révéler par de braves gens aux yeux emplis de larmes que là gisaient tant de cadavres, mais jamais on ne procédait à une exhumation ni même on ne montrait un charnier, pour la « bonne » raison qu’un rabbin anglais avait fait savoir que ces cadavres étaient ceux de saints à ne déranger sous aucun prétexte dans leur dernier sommeil. Le Père Desbois avait été jusqu’à découvrir que pendant la guerre les Allemands, soucieux de discrétion, ne communiquaient à Berlin le résultat de leurs exploits meurtriers que sous l’apparence d’annonces météorologiques dans lesquelles « le nombre de nuages indiquait le nombre de fosses ouvertes et la hauteur de la pluie, le nombre de corps qu’ils avaient brûlés » (p. 227) ! Auparavant il nous avait expliqué pourquoi il avait chargé un homme circulant avec un détecteur de métaux de découvrir des douilles allemandes : autant de douilles relevées, autant de juifs fusillés (p. 76-80) ! Mais il y a mieux : le Père Desbois avait découvert toute une nouvelle face de la Shoah, « la Shoah par étouffement ». Cet étouffement se pratiquait sous édredons ou coussins (p. 304-307) !
Bref, notre bon Père s’était fait l’émule de l’Abbé Georges Hénocque (1870-1959), ancien Saint-Cyrien, aumônier militaire, résistant, qui a laissé son nom à un square du 13e arrondissement de Paris. Interné à Buchenwald, il avait voulu, une nuit, voir, de ses yeux voir, la chambre à gaz d’exécution. « À quatre pattes » (sic) il s’était glissé vers son emplacement. Il nous l’avait décrite avec ses « quatre boutons, placés l’un au-dessous de l’autre : un rouge, un jaune, un vert, un blanc ». Et il ne s’était pas montré avare d’autres précisions imprécises (Les Antres de la Bête. Fresnes, Buchenwald, Dachau, Paris, G. Durassié et Cie, 1947, p. 112-119). Le malheur veut que, quelques années plus tard, en 1960, les historiens allaient découvrir que ce camp comme bien d’autres n’avait jamais possédé de chambre à gaz d’exécution.
 Conclusion
 Tant d’élucubrations qui, soixante-dix ans après la guerre, continuent de proliférer sont intolérables. Au lieu d’attraire en justice ceux qui recherchent l’exactitude, il conviendrait de les soutenir dans leur dénonciation de la « pornographie mémorielle ». Pour reprendre ici une expression en vogue, ils sont des « whistle blowers » ou des « lanceurs d’alerte ». C’est peut-être ce que confirmerait la lecture de l’arrêt susmentionné du 4 mai 2006.
15 septembre 2015

Perizia resa all’avvocato Damien Viguier, legale di Alain Soral, nel caso del manifesto intitolato "Pornographie mémorielle"


Con la Sua lettera del 7 settembre Lei mi ha richiesto, come esperto, nell’ambito del caso che vede il pubblico ministero opposto al Suo cliente, il Signor Alain BONNET [alias Alain SORAL], davanti al tribunale di grande istanza di Parigi, con lo scopo di consegnarLe un’analisi del disegno incriminato.
“Pornografia memoriale”: l’espressione stigmatizza l’indecenza degli scritti, dei racconti, delle false testimonianze di cui alcuni osano fare commercio sfruttando e volgarizzando le realtà dell’esperienza ebraica della Seconda Guerra mondiale. Questo spudorato sfruttamento delle reali prove è, sì, principalmente il risultato d’individui o organizzazioni della comunità ebraica, ma i goyim (o gentili), anch’essi, vi hanno la loro parte di responsabilità. Il fenomeno ha preso le dimensioni di un commercio o di un’industria che, negli Stati Uniti, sono chiamati, il primo, “Shoa[h] Business” e, l’altro, “Holocaust Industry”.
La caricatura qui sopra ci mostra una prostituta in calze a rete che ha, nella mano destra, il reggiseno appena tolto e, nella mano sinistra, le monete che ha appena racimolato. Su ognuno dei seni nudi vi è disegnata una stella gialla. Sorride con soddisfazione. Sullo sfondo appare il cancello di Auschwitz-Birkenau nel quale erano inghiottiti i convogli dei deportati. La creatura, lei, danza sui binari. È felice. Il suo modo di servire la memoria della sofferenza ebraica ai tempi di Adolf Hitler è perfettamente osceno e le permette di arricchirsi. Lei serve una sola “Memoria” riscritta in modo ripugnante e per fini sordidi. Con essa non siamo più nella creazione storica o storiografica ma nell’invenzione pornografica. La nuova espressione di “pornografia memoriale” si addice a questa innovazione della propaganda e della pubblicità moderne che, lo si vede ogni giorno, non si fa nessuno scrupolo.
Come questa prostituta, non mancano autori che si lanciano in un’attività così degradante e fruttuosa come quella della prostituzione. Invece di rispettare la memoria di chi ha sofferto o di chi è morto per la sua appartenenza a una fede o a una comunità etnica, traggono cinicamente profitto dalla Memoria ebraica procedendo secondo i metodi dell'adescamento. Invece di servire la precisione storica, esagerano i fatti e le cifre quando non li inventano di sana pianta. Ostentano le sofferenze dei morti. Più rincarano la dose, più riempiono le loro tasche. Accumulano denaro, onori e onorificenze.
A questo proposito, Auschwitz, che era al centro di un culto sconvolgente per i cuori sinceri, si è trasformato in luogo simbolo di attrazioni malsane, una Disneyland dell’Orrore. Milioni di turisti vi visitano, nel campo di Auschwitz-I, un crematorio dotato di una pretesa camera a gas di esecuzione ma, in realtà, “Tutto vi è falso” e in buona parte si tratta di “falsificazioni” (Eric Conan, “La Mémoire du mal”, L’Express, 19-25 gennaio 1995, p. 68).
Può costare caro alle persone oneste e ai veri storici mettere in guardia contro questo commercio degradante, contro questa perversione, contro questa Memoria snaturata e contro questa “pornografia memoriale”. Nella persona di Ben Zion Dinur, nato Dinaburg, lo Stato di Israele aveva durante gli anni ’50 uno storico così prestigioso che nel 1953 gli fu affidato l’incarico di fondare Yad Vashem (un memoriale e un istituto di ricerca dell’“Olocausto”, situato a Gerusalemme). Ora, sei anni dopo, lo sfortunato si vedeva costretto alle dimissioni. Il suo crimine? Nella preoccupazione di salvaguardare la Storia dagli abusi della Memoria, aveva raccomandato uno studio severamente critico delle testimonianze rese dai “sopravvissuti”. La clamorosa protesta suscitata in alcuni ambienti polacco-ebraici di Israele lo aveva spinto a lasciare Yad Vashem.
Nel 1950 il professore Dinur non era il solo ebreo a prendersela con l’accozzaglia di false testimonianze dei “sopravvissuti”. All’epoca, l’ebreo americano Samuel Gringauz, un ex abitante del ghetto di Kaunas (Lituania) durante la Seconda Guerra mondiale, denunciava tra alcuni dei suoi correligionari quello che chiamava “il complesso iperstorico” (the hyperhistorical complex); scriveva in proposito:
Il complesso iperstorico può descriversi come giudeocentrico, logocentrico e egocentrico. Concentra il significato storico su problemi ebraici o eventi locali, e ciò sotto l’aspetto di un’esperienza personale. È la ragione per cui la maggior parte dei ricordi e dei rapporti sono pieni di verbosità assurda, di esagerazione di scribacchino, effetti scenici, una presuntuosa inflazione dell’ego, una filosofia da dillettante [sic], una goffa ricerca di lirismo, voci non verificate, distorsioni, attacchi di parte ed apologie. (“Some methodological problems in the study of the ghetto”, Jewish Social Studies / A Quarterly Journal Devoted to Contemporary and Historical Aspects of Jewish Life, Vol. XII, Edited for The Conference on Jewish Relations, New York, 1950, p. 65.)
Nel 1954, Germaine Tillion, ex deportata, ha denunciato la “menzogna gratuita” a proposito dei campi di concentramento tedeschi. Non ha temuto di scrivere:
Queste persone [che mentono gratuitamente] sono, in realtà, molto più numerose di ciò che si pensa in generale, e un ambito come quello del mondo dei campi di concentramento – ben fatto, purtroppo, per stimolare le immaginazioni sadomasochiste – ha offerto loro un campo d’azione eccezionale. Abbiamo conosciuto [è G. Tillion che continua a parlare qui] molti deficienti mentali, per metà truffatori e per metà pazzi, che sfruttano una deportazione immaginaria; ne abbiamo conosciuti altri – deportati autentici – la cui mente malata si è sforzata di superare ancora le mostruosità che avevano viste o di cui qualcuno aveva parlato loro, e che ci sono riusciti. Ci sono addirittura stati degli editori per stampare alcune di quelle elucubrazioni, e delle raccolte più o meno ufficiali per utilizzarli, ma editori e i compilatori non sono assolutamente scusabili, perché l’inchiesta più elementare sarebbe stata sufficiente per svelare l’impostura. (“Réflexions sur l’étude de la déportation”, Revue d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, numero speciale su “Le Système concentrationnaire allemand (1940-1944)”, luglio-settembre 1954, p. 18, nota 2.)
Nel 1968, Olga Wormser-Migot, autrice di riferimento conosciuta per la sua storia sul sistema concentrazionario nazista notava, anche nelle testimonianze rese sotto giuramento durante i processi detti di “criminali di guerra”:
[…] il primato accordato ai fatti spettacolari – e soprattutto l’esagerazione: eccesso nei racconti d’orrore o nelle possibilità del sabotaggio e della resistenza, ingigantimento del numero reale dei deportati e delle vittime e, in particolare nelle testimonianze femminili, raffinatezza nel sadismo a sfondo sessuale (carattere molto più sensibile nelle testimonianze degli anni ’45-’47 che in quelle posteriori). La rivelazione dell’orrore dei campi aveva scatenato una tale bolgia di racconti di crudeltà che la maggior parte dei testimoni, non avendo subito quelle sevizie o non essendone stati spettatori, temeva inconsciamente di non essere considerata  come una  vera deportata se non vi avesse fatto allusione. (Essai sur les sources de l’histoire concentrationnaire nazie, tesi complementare dattilografata, 1968, p. 322)
Più numerose di quanto si pensi in genere sono state le denunce di diverse forme della “pornografia memoriale”. Nel 1986, anarchici e altri rappresentanti dell’“ultra-sinistra” in Francia hanno scritto:
La letteratura concentrazionista triviale dei Bernadac, Steiner, Gray e compagnia che fa appello ai più bassi istinti per vendersi ha fatto molto male alla ricerca storica. (Collectif Libertaires et “Ultra-Gauche” contre le négationnisme, Reflex, 1996, 111 p.)
Nel 1999, lo storico Tim Cole ha pubblicato Selling the Holocaust, from Auschwitz to Schindler. How History Is Bought, Packaged, And Sold [Olocausto in vendita, da Auschwitz a Schindler. Come la storia viene comprata, imballata et venduta], New York, Routledge, Paperback Edition, 2000, XX-214 p. Nel 2000, Norman Finkelstein mette a segno un gran colpo con la pubblicazione di The Holocaust Industry. Reflections on the Exploitation of Jewish Suffering (Londra e New York, Verso Books, 150 p.). Nel 2002 apparirà la traduzione italiana per le edizioni Rizzoli con il titolo di L’industria dell’Olocausto: Lo sfruttamento della sofferenza degli ebrei. I suoi compatrioti e correligionari Noam Chomsky et Raul Hilberg (il più prestigioso storico in materia) esprimeranno la loro ammirazione per quest’opera. È interessante notare che, secondo Wikipedia, “In Francia solamente, il libro sarà oggetto di un processo per ‘diffamazione razziale’ e ‘incitamento all’odio razziale’ intentato da ‘Avvocati senza frontiere’, e che Norman Finkelstein e il suo editore vinceranno in prima istanza e in appello [corte d’appello di Parigi, 4 maggio 2006]”. 

Non è un ebreo ma un prete cattolico romano che si spingerà forse oltre nelle pratiche che denunciava N. Finkelstein: Padre Patrick Desbois, l’autore di Porteur de mémoires / Sur les traces de la Shoah par balles, Michel Lafon, 2007, 335 p. (edizione italiana: Fucilateli tutti!: la prima fase della Shoah raccontata dai testimoni, Venezia, Marsilio, 2009). Per alcuni anni è stato in Francia il beniamino dei media sino al giorno in cui storici francesi hanno elaborato alcuni aggiornamenti che sembrano essere stati fatali al buon Padre, che è scomparso dai nostri schermi.
Padre Desbois si era detto sicuro di aver scoperto, principalmente in Ucraina, circa 800 carnai contenenti 1.500.000 cadaveri di ebrei fucilati dai Tedeschi. Sceglieva un villaggio, invitando gli abitanti a farsi fotografare davanti ad un angolo di campagna all’apparenza inoffensivo, poi sciorinava un discorso davanti ad un prato o a un boschetto e rivelava o faceva rivelare da brave persone dagli occhi riempiti di lacrime che lì giacevano molti cadaveri, ma mai si procedeva alla riesumazione né si mostrava un carnaio, per la “buona” ragione che un rabbino inglese aveva fatto sapere che quei cadaveri erano quelli dei santi da non disturbare per nessuna ragione nel loro ultimo sonno. Padre Desbois aveva persino scoperto che durante la guerra i Tedeschi, desiderosi di discrezione, comunicavano a Berlino il risultato delle loro prodezze omicide solo sotto forma di annunci metereologici nei quali “il numero di nuvole indicava il numero di fosse aperte, e dell'intensità della pioggia il numero dei corpi che avevano bruciati” (p. 227)! Prima ci aveva spiegato perché aveva incaricato un uomo, dotato di un rilevatore di metalli, di scoprire i bossoli tedeschi: tanti bossoli rilevati, altrettanti ebrei fucilati! Ma c’è di meglio: Padre Desbois aveva scoperto una nuova faccia della Shoah, “la Shoah per soffocamento”. Questo soffocamento si praticava con dei piumoni o cuscini (p. 304-307)!
In breve, il nostro buon Padre si era fatto emulo dell’Abbate Georges Hénocque (1870-1959), ex allievo della scuola speciale militare di Saint-Cyr, cappellano militare, resistente, che ha lasciato il suo nome a una piazza del 13° “arrondissement” di Parigi. Internato a Buchenwald, aveva voluto, una notte, vedere con i suoi propri occhi la camera a gas d’esecuzione. “A carponi” (sic) era scivolato dove era situata. Ce l’aveva descritta con i suoi “quattro bottoni, messi uno sopra all’altro: uno rosso, uno giallo, uno verde, uno bianco”. E non si era mostrato avaro con altre precisioni imprecise (Les Antres de la Bête. Fresnes, Buchenwald, Dachau, Paris, G. Durassié et Cie, 1947, p. 112-119). La sfortuna vuole che, qualche anno più tardi, nel 1960, gli storici scoprirono che quel campo come anche numerosi altri non aveva mai avuto camere a gas d’esecuzione. 
Conclusioni
Le così tante elucubrazioni che, settant’anni dopo la guerra, continuano a proliferare sono intollerabili. Invece di citare in giustizia coloro che ricercano la precisione, converrebbe sostenerli nella loro denuncia della “pornografia memoriale”. Per riprendere qui un’espressione alla moda, sono “whistle blowers” o “segnalanti”. È forse ciò che confermerebbe la lettura della sentenza sopracitata.
                                                                                                                   15 settembre 2015