Friday, February 19, 2016

Bradley Smith (1930 - 2016)

Mon vieil ami Bradley nous a quittés. De son vivant, je ne pouvais lui cacher ma vive sympathie. Je l’admirais mais, par souci de discrétion, je n’osais trop le lui montrer ou le lui dire. Maintenant qu’il n’est plus de ce monde, je peux aller plus loin et déclarer sans ambages qu’il aura été à mes yeux l’un des hommes les plus dignes d’admiration que j’aie rencontrés durant ma longue existence. Il est mort le jour de ses 86 ans. J’ai 87 ans et je sens, comme le disait Céline, que « la Parque me gratte le fil ». Bradley et moi, nous plaisantions de cette situation : deux avatars de Don Quichotte, l’un de nationalité américaine et l’autre de nationalités britannique et française, l’un malgré son cancer et l’autre malgré les séquelles de tant d’agressions physiques, nous persistions, l’un comme l’autre, à nous battre pour la plus ingrate des causes, celle du révisionnisme historique, comme si la mort ne nous guettait pas de près, de tout près.
Juste au moment précis où je rédige ces lignes, je me vois soudain contraint d’interrompre cette évocation de mon très cher ami Bradley Smith. J’en suis désolé. Mon intention était de montrer à quel point nos destinées respectives, si différentes l’une de l’autre, étaient pourtant appelées à se rejoindre dans un même combat. Ce combat, aujourd’hui, nous l’avons totalement gagné sur le plan historique et scientifique tandis que, sur le plan de la pénétration de nos arguments dans le grand public, grâce en particulier à Bradley Smith, la diffusion du révisionnisme ne cesse de marquer des points, malgré l’assourdissant tamtam holocaustique et en dépit de la répression policière et judiciaire en bien des pays.
Mais je ne saurais prendre congé de mon lecteur sans lui donner au moins une idée de ce qui a pu unir, de 1979 à 2016, Bradley Smith et Robert Faurisson, « Deux vrais amis » aurait dit Jean de La Fontaine. Le premier texte, dont on trouvera ci-dessous la référence, résume en anglais une interview de Robert Faurisson par Bradley Smith tandis que le second texte est la présentation d’un livre de Bradley Smith par Robert Faurisson. Quant au troisième texte, il décrit la totale victoire du révisionnisme sur le plan historique et scientifique.
A bientôt, cher Bradley !
19 février 2016
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Le premier de ces trois textes fait, de la part de Bradley Smith, l’objet d’une présentation dont voici la traduction :
Robert Faurisson interviewé par Bradley Smith
Ce fut l’article de Robert Faurisson sur « La rumeur d’Auschwitz » (Le Monde, 29 décembre 1978) qui m’introduisit au révisionnisme. La nuit où je l’ai lu a été une étape marquante de ma vie. En 1983, Faurisson avait pris l’avion depuis la France pour la Californie du Sud afin d’y donner une conférence parrainée par l’Institute for Historical Review. J’avais été tellement saisi par l’ordre parfait de son exposé et par la force de son caractère que j’étais sûr que je voulais le connaître, comprendre quelque chose de son histoire personnelle, de la façon dont il s’était engagé dans le révisionnisme et ainsi de suite. Donc un après-midi de cet automne-là Faurisson m’a rendu visite à Hollywood. Tom Marcellus et Keith Stimely l’avaient amené en voiture. Assis sous la petite véranda de bois accolée à la maison, nous avions bu de la limonade et de la bière et du mousseux californien cependant que l’air chaud de l’après-midi descendait du canyon jusqu’à nous à travers les arbres. Il y avait des mouches et quelques chats et de la poussière dans l’air et tant de rires. J’ai fait un enregistrement sur cassette d’une partie de la conversation. La transcription compte environ 3000 mots. Au fil des années j’ai eu à nouveau l’occasion d’interviewer Faurisson à Toronto et dans d’autres endroits, puis de l’interroger par un échange de messages.


Bradley Smith (1930 - 2016)


My old friend Bradley has left us. During his lifetime I could not hide my strong liking for him. I admired him but, out of discretion, I dared not show or say it to him very much. Now that he is no longer of this world I can go ahead and declare outright that, amongst all the people I have met in my long existence, he was one of the most worthy of admiration. He died on his 86th birthday. I am 87 years old and feel, as Louis-Ferdinand Celine put it, “the black Fate scraping my thread”. Bradley and I would joke about this situation: two avatars of Don Quixote, one of American nationality and the other Franco-British, one despite a lingering cancer and the other despite the after-effects of several physical assaults, we both persisted in fighting for the most ungrateful of causes, that of historical revisionism, as if death were not closely – very closely – lying in wait for us.
            At the very moment that I’m writing these lines, I find myself suddenly forced to interrupt this evocation of my dear friend Bradley Smith. I’m sorry about this. My intention was to show the degree to which our respective destinies, so different from one another, were nonetheless called upon to join together in the same struggle. Today revisionism has won that struggle completely on the historical and scientific level while, as concerns our arguments’ diffusion in the general public, thanks in particular to Bradley Smith, the spread of revisionism carries on scoring points despite the deafening holocaustic drumming everywhere, and notwithstanding police and judicial repression in many countries.
            But I cannot take leave of my reader without offering at least an idea of ​​what managed to unite, from 1979 to 2016, Bradley Smith and Robert Faurisson, “Two true friends”, Jean de La Fontaine would have said. The first reference below is for a text summarising an interview of Robert Faurisson by Bradley Smith, and the second is for Robert Faurisson’s foreword of a book by Bradley Smith. The third is for a description of revisionism’s total victory on the historical and scientific level.
See you soon, dear Bradley!
February 19, 2016


Saturday, February 6, 2016

Apologies de meurtre chez Pascal Ory et Pierre Assouline


Marc Laudelout, directeur du Bulletin célinien, vient de nous rappeler certains propos d’abord de l’historien Pascal Ory sur Robert Brasillach, puis du journaliste et romancier Pierre Assouline sur Lucien Rebatet (BC n° 380 [décembre 2015], p. 3).
Dans Le Monde du 6 février 1975, à l’occasion du trentième anniversaire de l’exécution de R. Brasillach, paraissait un article intitulé « Apologie pour un meurtre », signé de P. Ory et comportant le passage suivant : « A la date du 6 février 1975, je suis prêt à signer un appel en faveur de l’abolition de la peine de mort ; mais à celle du 6 février 1945, au nom d’une certaine idée de l’intellectuel et du militant, j’accepte de figurer parmi les douze hommes qui exécutèrent au petit matin le condamné Robert Brasillach, dans la cour de la prison de Fresnes »M. Laudelout précise que P. Ory était en 1975 un militant socialiste et que l’exécution de R. Brasillach avait eu lieu, non à la prison de Fresnes, mais au fort de Montrouge.
Dans Le Magazine littéraire d’octobre 2015 est paru un article intitulé « Lucien Rebatet exhumé des décombres », signé de P. Assouline et portant la remarque suivante : « [Rebatet méritait] douze balles rouillées et tirées dans le dos ». L’article en question a été repris dans La République des livres, le 12 octobre 2015 : http://larepubliquedeslivres.com/rebatet-exhume-des-decombres.
Nostalgie de la Terreur et de la Guillotine. Nostalgie des Tueurs à la Balle et au Couteau. Nostalgie des horreurs de l’Epuration. Vivement le Grand Soir et les Petits Matins Blêmes ! Tout cela, bien sûr, au nom d’une idée certaine de l’intello et du pharisien qui, les pieds au chaud, la bouche en cœur et le portefeuille à gauche, prêchent la haine, la vengeance et le retour au « temps où les Français ne s’aimaient pas ».


6 février 2016